Optica

+ Programmation + Archives Décades + Nouvelles + Publications + Soutenez Optica + Info

Décades

Expositions

Année
1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | 1983 | 1984 | 1985 | 1986 | 1987 | 1988 | 1989 | 1990 | 1991 | 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |

Liste des artistes, auteurs et commissaires

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | R | S | T | U | V | W | Y | Z |

Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Adele Chong
du 4 novembre 2005 au 12 décembre 2005
Close Quarters

M'inspirant en grande partie de mon histoire personnelle, je traite de l’idée du déplacement dans mon travail. Ma famille ayant souvent déménagé, j’ai navigué d’une culture à l’autre pendant pratiquement toute ma vie. Enfant, je tenais un journal et je documentais mes voyages. Cette documentation prenait la forme d’écrits, de dessins ou de bandes dessinées. Bien que les voyages fussent de nature différente, je nourrissais le même enthousiasme envers divers modes d’exploration dans ma documentation, allant des «entrailles» de mon quartier de banlieue aux messages secrets inscrits sur les pavés de Venise. Même si j’étais fascinée par les structures «impossibles», ces exploits architecturaux apparemment considérés de nature divine en raison de leur complexité technique, je privilégiais les espaces plus discrets. Je me sentais attirée par les coins oubliés, les niches, et par tout ce qui évoquait une existence précaire. Bien sûr, cette attirance aux espaces subalternes était également attribuable au fait qu’ils représentaient des issues pour m’évader des structures urbaines rigides, quoique temporaires, qui régissaient mon quotidien. Ces non-espaces constituaient un territoire non revendiqué et, au fur et à mesure qu’ils s’accumulaient, ils composaient un monde sur lequel j’avais le contrôle. Alors que je menais une vie de plus en plus nomade, sachant que la permanence résidentielle serait toujours une impossibilité, des règles inconscientes s’établissaient en prévision d’aménagements ouverts. Un respect tenace pour ces règles ainsi que les implications psychologiques et culturelles d’une vie définie par le rituel contribuent à alimenter ma pratique artistique.

«Close Quarters» a vu le jour lorsque j’ai commencé à produire une maquette pour la salle multidisciplinaire d’Optica. À partir de cette maquette centrale, l’Oeuvre revendique l’espace qui lui a été attribué à la manière d’un enfant : en construisant de petites divisions vulnérables qui affirment fermement leur droit de propriété.
- Adele Chong