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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

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Erwin Driessens, Maria Verstappen
du 12 octobre 1995 au 11 novembre 1995
L'usine / The Factory

Plusieurs points de contact importants relient le projet IAGO, conçu par David Reynaud et Grazia Quaroni à Paris, et le travail collectif des artistes hollandais Erwin Driessens et Maria Verstappen. Conceptuellement, IAGO est une galerie itinérante, démontable, recyclable, ainsi qu’un espace d’exposition à échelle réduite pour des installations in situ.

La problématique d’explorer une échelle différente de la réalité n’est pas nouvelle pour Driessens et Verstappen qui ont déjà travaillé l’idée de « maquette », non pas en tant que modèle ou projet, mais comme sujet d’une réflexion sur les possibilités des relations entre l’œuvre, l’espace et le lieu. De plus, ils détournent fréquemment le sens et la fonction d’un espace donné pour le plier aux besoins de leurs œuvres, ou plus simplement en pensée.

L’usine est par définition un lieu de production d’objets. Pendant toute la durée de l’exposition, « The Factory » produit sans cesse des formes, toujours différentes, autonomes, destinées à disparaître définitivement et à se recycler en d’autres formes éphémères, créant ainsi des variations qui se multiplient à l’infini. À l’intérieur de IAGO, une caméra, dans la « salle de documentation », enregistre les quelques instants de vie de chaque forme. « The Factory » témoigne de l’importance de « faire » une œuvre et du processus de création sur le fait de la conserver en montant une dynamique intellectuelle plutôt qu’un objet destiné à devenir fétiche.

IMA (logiciel générant des images par ordinateur)
IMA est le résultat d’une multiplication de cellules. Une seule cellule fonctionne comme un parent et a une couleur donnée. Lorsqu’elle se reproduit, elle se divise en quatre petites cellules. Leurs couleurs sont définies par l’influence de leurs environnements immédiats, les cellules adjacentes, combinées par libre arbitre. La répétition de ce processus de reproduction raffine le tissu et une image imprévisible, avec une structure plus ou moins cohérente, survient. Ce programme crée une infinité d’images différentes.
-Communiqué de presse (optica)

Erwin Driessens et Maria Verstappen vivent et travaillent à Amsterdam où ils ont complété leurs études à la State Academy of Fine Arts en 1991. En 1994, ils exposent en solo dans le cadre de « (Un) controlling » au Stedelijk Museum Bureau à Amsterdam. La série Morphothèques, que l’on a pu voir à la galerie Optica lors de l’exposition « Le bénéfice du doute » en 1993, résulte d’un système autonome, produisant des formes multiples ayant tous la même masse, qui s’apparente au cycle fermé où les énergies se recyclent sans cesse de l’usine (The Factory). Driessens et Verstappen ont également participé à plusieurs expositions de groupe dont entre autres « En scene » (1993) au W139, à « Amsterdam, Artificial » (1993) à la galerie van Rijsbergen à Rotterdam, « Fodor Longa Res Brevis » (1992) au musée Fodor à Amsterdam.