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Marie-France Brière
du 16 novembre 1995 au 16 décembre 1995
Detroit

Commissaire : Sylvie Parent

Les récentes sculptures de Marie-France Brière prennent l'aspect de blocs, de colonnes, de panneaux. Elles sont autant de figures de l'absence et de l'attente car elles ne contiennent, ne supportent, ne présentent ni objet, ni image. Toutes animées par cette absence qui demande à être comblée, elles dirigent l'attention vers l'espace qui les sépare et les rapports dynamiques entre les matériaux.

Conçues par paires, les sculptures insistent sur les idées que portent chaque élément et son semblable. Elles s'attirent et s'opposent comme des aimants en incorporant le vide entre elles. Dédoublées, ces sculptures se considèrent l'une l'autre, et ceux qui les regardent s'incluent dans le champ intense de leur dialogue.

Réalisées en pierre et en plâtre, elles font valoir les qualités de ces deux matières en les exaltant. le noir et le blanc des surfaces ajoutent aux contrastes et font surgir certaines oppositions fondamentales : la lumière et l'obscurité, le plein et le vide. Ces surfaces, tels des écrans, accueillent tous les possibles.

Le plâtre, matériau de transition et de transformation, conteste le monde figé et stable de la pierre auquel il s'unit. Il paraît avoir moulé les formes pétrifiées qu'il épouse ou bien, par un curieux retournement, c'est l'inverse qui semble s'être produit. Les contenus «sédimentés» s'activent et les qualités picturales des surfaces se trouvent dynamisées. les sculptures déclenchent ainsi de nouvelles images.

Qu'elles donnent naissance en pensée à un flanc de rocher, à une glace vive ou à une nébuleuse, ces sculptures proposent la réalisation de mondes font les versions se multiplient avec chaque personne qui les regarde.
- Sylvie Parent (octobre 1995)
- Communiqué de presse (Optica)

Marie-France Brière terminait en 1989 une maîtrise en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal où elle donne des ateliers de sculpture sur pierre. «Dans ses oeuvres, les tensions qui existent entre les surfaces et les voluments plats sont dynamisées par une utilisation juste et signifiante des matières qui portent en elles leur propre potentiel pictural», comme l'écrit Sylvie Parent. «LAC» (1994), que l'on a pu voir à Axe Néo-7 à Hull, «Groupe-Fantômes» (1992) au Centre Expression à Saint-Hyacinthe et «Fantômes» (1991) à La Centrale à Montréal s'inscrivent dans un corpus d'oeuvres qui «établissent un contact intense» avec le spectateur ou la spectatrice. En 1994, elle expose en solo à la galerie Christiane Chassay de Montréal. En sus d'avoir participé à plusieurs expositions de groupe, dont entre autres «Artedomani Punti Di Vista» (1992) à Spolète en Italie sous la direction de Sylvie Parent, Marie-France Brière s'intéresse aussi à la problématique de l'oeuvre publique comme le démontrent ses réalisations dans le cadre du programme de l'intégration des arts à l'architecture («Un nouveau Musée... pour rire», Montréal, 1992) ou pour le cimetière Mont-Royal (Quadrata, 1993).

Bibliographie
- Couëlle, Jennifer, «Le vieux couple ‘nature-culture’ sur fond de lianes», Le Devoir, 2-3 décembre 1995, p.D11.