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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

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Nelson Henricks
du 2 mars 2001 au 7 avril 2001
FUZZYFACE

Dans tout grand art, il y a un animal SAUVAGE : dompté.
- Ludwig Wittgenstein

Faisant partie d’une série d’installations,«FUZZYFACE» explore l’intervalle qui existe entre les images et les significations qu’elles produisent. Lorsque nous comparons deux choses (images, morceaux de musique, textes, etc.), nous prenons conscience de ce qui bouge entre elles : des significations qui sont difficiles à articuler puisqu’elles résident aux limites mêmes du langage. «FUZZYFACE» juxtapose deux images de façon à produire une troisième signification fantomatique, et tente de matérialiser ce «fantôme» immatériel sous forme d’image vidéo.

«[...] la relation entre une partition musicale et un concert ne peut se comprendre de façon causale (comme si nous constations, mystérieusement, qu’une certaine façon de jouer est causée par une certaine partition), pas plus que les règles qui unissent les deux peuvent être décrites de façon exhaustive — puisque, étant donné une certaine interprétation, on peut faire concorder toute exécution à sa partition. Finalement, nous n’avons qu’à «voir la règle dans les relations entre exécution et partition». Si nous n’arrivons pas à la voir, aucune explication ne saura la rendre compréhensible; si nous y arrivons, nous atteignons un point où toute explication est superflue — nous n’avons besoin d’aucune sorte d’explication fondamentale.»
- Ray Monk, Ludwig Wittgenstein : The Duty of Genius.

Le vidéaste Nelson Henricks est né à Bow Island, Alberta, et est diplômé du Alberta College of Art (1986). En 1991, il s’est installé à Montréal où il a obtenu un baccalauréat en cinéma de l’Université Concordia (1994). Henricks vit et travaille à Montréal, où il enseigne à l’Université Concordia, à l’Université McGill (2001) et à l’Université du Québec à Montréal (1999). Musicien, écrivain, conservateur et artiste, Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes, qui ont été présentés à travers le monde, et notamment au MoMA, à New York, dans le cadre de la série «Video Viewpoints». Ses textes ont été publiés dans les revues Fuse, Public et Coil, et dans les anthologies So, To Speak (Éditions Artextes, 1999) et Lux (YYZ Press, 2000). Henricks a coédité une anthologie de scénarios d’artistes intitulée By the Skin of Their Tongues (YYZ Press, 1997) avec Steve Reinke. Il vient de terminer une nouvelle bande : Planetarium.

Bibliographie
- Crévier, Lyne, «Autoportrait au chat», Ici, 29 mars - 5 avril 2001, p.42.
- Lebeau, Wesley, «The animal in us», The Link, 27 mars 2001, p.9.
- Mavrikakis, Nicolas, «Portrait de l'artiste en écorché vif», Voir, 29 mars - 4 avril 2001, p.58.
- Mcleod, Dayna, «Lightness of Being», Hour, 5-11 avril 2001, p.26.
- Rochefort, Jean-Claude, «L'artiste en proie à ses démons», Le Devoir, 24-25 mars 2001, p.C9.