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Luigi Ghirri
du 5 avril 1984 au 25 avril 1984
Photographies

La photographe italien Luigi Ghirri est né en 1943 à Scandiano en Emilie. Il vit aujourd’hui à Modène et enseigne à l’Université de Parme. Son œuvre a été l’objet de plusieurs expositions et publications européennes. Cette première exposition de son travail au Canada a été organisée par l’artiste montréalaise Sorel Cohen et comprend des photographies en couleur de la série « Nature – Morte » (1977-79) et de la série, plus récente, intitulée « Topographie – Iconographie ».

Voici ce que dit Luigi Ghirri des motivations à la base de son travail :
«Mon travail est issu de la nécessité, et du désir d’interpréter et de traduire la signification de la totalité des hiéroglyphes. Je ne traite pas seulement d’une réalité qui est aisément reconnaissable, mais je travaille aussi avec la pensée, la mémoire, l’imagination, le fantastique et les significations obscures.

Le fossé entre l’infiniment petit et l’infiniment grand a été comblé par une question infiniment complexe : l’homme, sa vie et la nature.

Le besoin de connaître tire donc son origine de ces deux extrêmes, alternant entre le microscope et le télescope de façon à pouvoir traduire et interpréter la réalité ou l’hiéroglyphe.

D’un autre côté, la possibilité de voir et de pénétrer dans le monde du réel se retrouve dans toutes les représentations et les types de cultures connus, qui nous ont été donnés comme sûrs et indiscutables, conditionnant notre relation au réel et à la vie, voire même la relation qu’une image par satellite entretient avec la terre.

Ainsi, la photographie, avec son indétermination, devient un sujet privilégié pour se dégager du symbolisme inhérent aux représentations dépourvues d’ambigüités, la valeur de vérité lui est accordée.»
- « Kodachrome », Punta e Virgola, Modène, Italie, 1978, p 11-12

Jean-Claude Lemagny décrit ainsi certains aspects fondamentaux de l’œuvre : L’œuvre de Luigi Ghirri se place à la jointure de deux artifices : celui de la photo en couleur et celui du monde moderne. Ghirri sait voir leur exacte correspondance.

La photo en couleur, à force d’exactitude pointilleuse, en oublie la vérité et l’ensemble et nous fait voir en monde totalement fantastique.

Le monde moderne, à force de multiplier les objets fabriqués et les matières synthétiques, devient entièrement artificiel. Ces deux modes de l’irréel se rejoignent dans les photos de Luigi Ghirri.
- Luigi Ghirri, Feltrinelli, Milan, 1979, p. 59.
- Communiqué de presse (Optica)