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Diana Gubbay
du 11 janvier 1986 au 8 février 1986
Investigation de l'arche

À New York depuis maintenant 7 ou 8 ans, Diana Gubbay explore le potentiel iconographique des structures architecturales, par le biais de la sculpture, de l'installation ou du dessin. Pour rendre évidente cette dimension iconographique, elle réduit les formes architecturales à leurs éléments fondamentaux, en les isolant de leur contexte et de leurs fonctions habituelles, et celles les traduit dans des matériaux et des échelles mettant en valeur leur caractère proprement esthétique. Ces motifs architecturaux sont choisis en fonction de la richesse des contenus symboliques, philosophiques, ou sociaux qui leur sont sous-jacents.

Les travaux de Diana Gubbay se sont d'abord attachés à des objets aussi diversifiés que la cabane de bois rond et le gratte-ciel. Par la suite, elle s'est concentrée sur la forme de la maison, riche d'association avec les notions de foyer, d'abri, et de sécurité, ainsi que sur celle de la colonne, constituant un élégante solution esthétique à la contrainte fonctionnelle du support de poids.

Récemment, c'est la forme l'arche que Diana Gubbay a ainsi investie pour sa recherche. L'arche, motif typique de l'architecture classique, aux référents symboliques et culturels multiples: à la fois séparation, passage et seuil bers un autre état, un autre lieu. C'est cette dernière série de travaux qu'elle présente à Optica.

L'exposition rassemble d'abord un ensemble de sculptures de petit format, fabriquées de matériaux souples et flexibles (fils électroniques, minces feuilles de métal, mince tuyauterie de cuivre, etc.) dont la fragilité met en évidence le jeu de simples variations iconographiques auquel Diana Gubbay soumet la forme, depuis ses versions les plus majestueuses jusqu'à la très prosaïque tonnelle de jardin. On note simultanément le contraste que provoque l'emploi de matériaux évoquant des réalités beaucoup plus pragmatiques.

Ensuite, une série de maquettes de différentes dimensions, dont une de très grand format, construites dans un carton industriel très épais, illustre et systématise le processus d'investigation de Diana Gubbay. Bien que complètes en elles-même, ces maquettes constituent autant de projet pour de possibles matérialisations dans des matériaux plus permanents, tels le bois ou l'aluminium. L'exposition comprend de plus plusieurs séries de dessins à l'encre, de facture plus gestuelles, réalisant une investigation plus enjouée et plus abstraite du même motif. De ces séries, un élément anthropomorphique émerge qui confronte la structure architecturale à la présence du corps humain. Un lien de continuité et de passage ainsi établi entre une dimension organique, inscrite au revers même de l'architecture, et une autre dimension, proprement architecturale, intrinsèque au corps humain. La vitalité gestuelle, qui figure ici le mouvement humain, nous ramène finalement au coeur de l'enjeu d'investigation que Diana Gubbay met en oeuvre dans l'ensemble de ses travaux.
- Communiqué de presse (Optica)

Bibliographie
Mills, James, "Exhibition at Galerie Optica: Diana Gubbay explores arches in sculpture ink" in The Westmount Examiner, Thursday January 9, 1986, page 14.