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Céline Baril
du 13 août 1986 au 30 août 1986
La bête noire

«La Bête Noire» est forme d'un tissu d'intrigues, de relations qui articulent et mettent en formes un grand chassé-croisé entre concepts et matériaux, entre Histoire et histoire.

«La Bête Noire» est le lieu d'un affrontement photo-cinéma-télévision-sculpture. Le médium prépondérant en est la photographie, mais les images-photos proviennent toutes du cinéma que l'on diffuse sur nos petits écrans en fin de soirée; images qui appartiennent à tous et dont la composition ne m'appartient pas, mon seul geste en étant un de découpe. Alfred Stieglitz a systématiquement photographié des nuages sur fond de ciel bleu sans souci compositionnel (série EQUIVALENCES) ...disons que l'écran bleuté est pour moi ce que le ciel a été à Stieglitz: j'y découpe au hasard de la programmation de larmoyants nimbo-stratus ou de chaleureux cumulus...et je les met en relation.

Photographier le cinéma c'est aborder la question champ-hors champs qui diffère totalement d'un médium à l'autre. Au cinéma «...quand un personnage sort du bonnement le vide à côté de l'image-photo car la photographie n'implique aucune continuité: elle arrête. Photographier le cinéma à la télévision c'est chambarder ce qui forme l'image et renvoyer à un sans-fond quand à la provenance de celle-ci.

«La Bête Noire» se compose d'une dizaine de sculptures construites autour de et avec toutes ces images arrêtées; les vides entre les choses sont comblés par les mots, ceux-ci servant de titres et faisant activement partie de l'oeuvre par leur narrativité potentielle. «La Bête Noire» met en vedette (cinéma oblige): Apprenticeship, Doubt, Memory, Desire, Wrath, Vertigo, Identity, Exoticism et bien sur, L'Amour Toujours L'Amour.

«La Bête Noire» est noire; tous les objets sont recouverts d'une épaisse couche de goudron afin de paver les avenues de mon histoire.

«La Bête Noire» n'est pas scientifique: elle n'a ni théories ni méthodes, tout juste quelques constances.

«La Bête Noire» se veut globale mais elle demeurera quand même oeuvre incomplète puisque, tout comme l'être humain, elle est désir: elle dévore tout ce qui lui tombe sous la patte et en redemande. « Tout agencement exprime et fait un désir en construisant le plan qui le rend possible. » (G. Deleuze).»

Bibliographie
Bérard, Serge , « Céline Baril », Vie des Arts, déc. 86, Hiver, # 125, p. 58.
Daigneault, Gilles, « Exposition », Le Devoir, samedi 23 août 1986, p. C-8.
Falk, Lorne, « Céline Baril, La Bête Noire » C Magazine, #12, 1987, p. 76-77.
Johnstone, Lesley, « Céline Baril, Optica et Arc », Vanguard, décembre 1986 à janvier, 87, p. 29-30.
Lepage, Jocelyne, « Le rouge et le Noir de Céline Baril », La Presse , septembre 1986.
St-Pierre, Gaston, « Céline Baril, Optica », Parachute, # 45, Hiver (déc. jan. fév) 1986-1987.