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Jocelyn Gasse
du 5 mars 1988 au 27 mars 1988
«Compositions»

Les Compositions de Jocelyn Gasse sont des monuments d’éloge au paysage. Agencées en formations pyramidales ou étagées, ces unités architecturales simples semblent animées par un puissant mouvement ascendant. Sur le plancher de l’exposition, l’emploi de formes telles que des perrons, des bassins et des foyers leur confère une dimension plus intime.

La présence que dégagent ces monuments est renforcée par la densité des surfaces peintes en noir qui mettent en valeur diverses qualités et propriétés de la lumière. Une finition réfléchissante reflète les images environnantes. Des sources lumineuses internes et externes permettent de créer des effets théâtraux. L’emploi de la noirceur ou l’absence de lumière fait ressortir les teintes plus claires. Avant tout, l’artiste utilise la lumière comme un élément atmosphérique du paysage qui doit illuminer diverses parties de l’œuvre.

Grâce à ces éclairages, les panneaux se transforment en écrans. Leurs rebords découpent discrètement le paysage en un quadrillage de lignes sans que se perde la continuité qui lie l’ensemble et qui anime le paysage d’un mouvement harmonieux et rythmique. Qu’elles soient hautes ou basses, les sources lumineuses servent de points de référence. Généralement, la partie supérieure des panneaux est illuminée par un soleil couchant, rayonnant une lumière entre chien et loup. Dans certaines œuvres, une bande sombre, modulée par des teintes évoquant des étendues tristes, sépare les zones supérieures des zones de noirceur, de désolation ou de brume ne sont pas menaçantes et semblent plutôt circonscrire un lieu, un instant de méditation. Un instant pendant lequel le spectateur est invité à baigner dans les atmosphères et à découvrir les différentes entorses aux lois de la nature que cachent certaines paysages. Ceux-ci sont inspirés des voyages qu’a effectués l’artiste en Islande, terre d’horizons grandioses, d’étendues désertiques et de phénomènes naturels contradictoires.

Vues à hauteur d’homme, les surfaces réfléchissantes sont articulées en des formes concises qui, d’un point de vue architectural, invitent, attirent et abritent. Le spectateur passe alors des paysages lointains à des structures qui feront naître en lui des sentiments de profondeur, d’intériorité et de continuité. L’œuvre devient alors un observatoire d’où il peut contempler le paysage, non comme une description d’un phénomène extérieur, mais comme un état d’être très concret.
- Cyril Reade
- Communiqué de presse (Optica)

Bibliographie
Lehmann, Henry "Eclectic beauty on the Main", Montreal Daily News, Wednesday March 23, 1988, p. 28.