Optica

+ Programmation + Archives Décades + Nouvelles + Publications + Soutenez Optica + Info

Décades

Expositions

Année
1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | 1983 | 1984 | 1985 | 1986 | 1987 | 1988 | 1989 | 1990 | 1991 | 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |

Liste des artistes, auteurs et commissaires

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | R | S | T | U | V | W | Y | Z |

Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Robert McFadden
du 12 février 1994 au 19 mars 1994
Installations Performances

Cette première partie du document est uniquement disponible en anglais:
"Robert McFadden will be showing selected murals from a series of installations/ performances between 1991 and 1994. In these works, the incised surfaces of the gallery’s walls are combined with objects, images and materials ranging from graphite "houses" and wax scuttles to snapshots and glasses of milk. These elements are related directly to the bodies of the artist and the viewer through their imagery, placement and/or scaling. Our own positions – both literally as viewers and representationnaly as subjects – become destabilized : our bodies being equated to the shifting elements and transitory spaces making up these murals.

The series from which these works come explores the dynamics of defining masculinity within the broader context of gender. Bearing, the earliest work included in this exhibition, situates the male body as an object of scrutiny (a traditionally feminine role) through a reversal and interviewing of gender-specific images, objects and materials. Penetralia (1991/1994) uses images which are feminine in their references to produce an entirely masculine subtext; a strategy which suggests each as an inexorable function of the other.

A second point of reference for these works is the artist’s interest in the genre of still life, especially as a codified mediation of social and political issues with frequent referencing to the human body. The influences of this genre are perhaps most evident through the juxtaposition of objects, images, materials and texts as referents to the artist’s body and that of the viewer; through allusions to notions of change, ambivalence and ephemerality; and through formal devices, such as framing and scaling, which are relative to the exhibition space and position of the viewer."
-Robert McFadden

L’on peut qualifier de résiduelles les installations / performances de Robert McFadden parce qu’elles donnes à voir les traces d’une activité physique : ici, le travail de dcoupe, là, une incision, une entaille dessinant un torse. Dans ces œuvres résiduelles, le motif du corps devient le support des diverses interventions, pratiquées par l’artiste sur les murs de la galerie. À chaque fois, la représentation du sujet tend à déstabiliser un observateur en le prenant à témoin, de façon à ce que celui-ci reconsidère les rôles traditionnels et les modèles d’autorité critique, qui ont façonné notre perception des êtres et des objets. Bearing (1991) nous place en situation de voyeurisme. Une séquence d’instantanés nous livre, par sections, une vue anatomique du corps de l’artiste, ainsi fragmenté par un cadrage qui isole chacune de ses parties, comme s’il était soumis à n examen médical. Fixées au bas de ces photos et disposées à la hauteur de notre bassin, des chaudières à charbon, recouvertes de cire d’abeille et pentes de couleur uniforme, mettent en scène les polarités féminin /masculin, contenant/contenu, que semble suggérer cette forme référentielle. Dans Holding Patterns (1991), des silhouettes de torses, grandeur nature, sont gravées à même le mur de la galerie. En guise de tête, des marionnettes, disposées sous différents angles à la hauteur des yeux, les chapeautent. Si celles-ci attirent notre regard, notre corps est davantage confronté par celui esquissé à la lame, dont l’anonymat et l’emplacement sur le mur correspond à notre position frontale dans l’espace.

Chez Robert McFadden, l’on retrouve cette volonté de mettre en abîme une certaine opticalité, qui a longtemps prévalu dans l’analyse des œuvres picturales. Bien que ces installations ne soient pas picturales, leur frontalité est cependant à souligner. Sachant que l’artiste s’intéresse au corps du regardeur et le ré-introduit comme motif de ce dispositif, la frontalité de la représentation devient subversive car elle nous place en situation de questionner cette autorité du regard. Dirigeant notre regard, de façon à ce que nous devenions objet de convoitise à notre tour, c’est à travers cette re-définition d’une identité et sexualité masculine, où l’artiste se plaît à transposer des valeurs féminines à l’univers masculin, que Robert McFadden compte occulter les genres. Le rapport à l’objet en est magnifié, puisqu’il confère à la forme des qualités anthropomorphiques, auxquelles nous ne pouvons nous soustraire.
-Marie-Josée Lafortune
-Communiqué de presse (Optica)

Robert McFadden a fait des études en arts visuels à l’Université d’Ottawa (photo-cinéma) et à la Slade School of Fine Arts, de Londres. Les installations, performances et travaux à partir d’ordinateur de cet artiste ont été présentés internationalement. La série d’installations, qu’il présente à Optica, est la première exposition solo à Montréal depuis 1986.