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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

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© Page couverture l Book cover, (Be)Longing, 1998.

Yau Ching, Laiwan, Ellen Pau, Xiu Young
du 24 avril 1997 au 31 mai 1997
Be(Longing)

Commissaire : Mary Sui Yee Wong
Auteur : Karlyn Y-Mae Koh (publication)

« (be)longing » est une exposition présentant le travail de quatre femmes artistes de descendance chinoise, lesquelles proviennent d’horizons différents et ont des pratiques culturelles/communautaires riches : Yau Ching (Michigan), Laiwan (Vancouver), Ellen Pau (Hong Kong) et Xiu Li Young (Montréal). Mary Sui Yee Wong (Montréal) est la conservatrice invitée.

Cette exposition est à propos puisque 1997 marque l’année de la réunification de Hong Kong à la Chine. Hong Kong, comme symbole de patrie et d’identité culturelle, est menacée par la perspective de devenir un état communiste. Chacune des artistes invitée entretient une relation différente avec la colonie britannique ainsi qu’une façon distincte de la comprendre. Leur positionnement théorique, de même que leurs lieux de résidence actuels, sont représentatifs d’une fragmentation, d’une migration qui modifient la notion de « maison » comme un endroit sûr et sacré. Selon leurs propres interrogations des histoires personnelles, sociales et politiques, ces quatre artistes ont créé des œuvres poétiques, courageuses et atypiques. Finalement, c’est leur sensibilité commune pour les matériaux et la forme qui les rassemble dans « (be)longing ».

Conjointement à l’exposition, un salon de thé, organisé en collaboration avec TEA HOUSE, offrira aux artistes invitées l’occasion de partager et d’échanger avec la communauté artistique, plus spécifiquement avec la communauté artistique locale asiatique. L’objectif le plus important de l’exposition et du salon est de créer un forum ouvert, une tribune critique, qui suscite la poursuite d’un dialogue au-delà des limites.

TEA HOUSE (membre du réseau national qui comprend LOTUS LAND I à Vancouver et LOTUS LAND II à Toronto) est un collectif autogéré, populaire et à but non lucratif visant à partager le travail et les idées, et qui comprend des artistes en arts visuels, des auteurs, des vidéastes, des cinéastes et des performeurs canadiens chinois à travers le pays. L’idée d’organiser des salons de thé pour présenter le travail d’artistes canadiens chinois est une conséquence directe du Chinese Canadian Arts Symposium organisé par le Chinese Canadian Council en avril 1995.
-Communiqué de presse (Opica)

Voir le catalogue des publications.

Née et élevée à Hong Kong, Yau Ching est auteure, vidéaste / cinéaste et éducatrice. Elle publiait récemment un livre intitulé Building a New Stove (Hong Kong, Youth Literary Press, 1996). Suite au massacre de Tian’anmen, elle déménage à New York pour poursuivre sa scolarité de maîtrise au New School for Social Research et participe également aux ateliers du whitney Independant Study Program. Dans son travail, Yau Ching s’intéresse aux possibilités et aux limites de toute traduction culturelle, à savoir comment les documentaires sur l’Autre, produits pour un auditoire hégémonique blanc, peuvent servir de stratégies politiques dans un questionnement sur la structure historique des relations de pouvoir. Elle enseigne présentement à la University of Michigan.

Laiwan est née à Harare au Zimbabwe, en 1961, de parents chinois (Toisan) et a émigré au Canada avec sa famille en 1977 pour fuir la guerre en Rhodésie. Sa pratique artistique est multidisciplinaire et elle vit à Vancouver. Son travail a été montré au fil des ans dans plusieurs expositions personnelles et collectives dont « The Culture of Nature » à la Kamloops Art Gallery (1996); « Xi Hua Yuan : a Chinese Garden » à la Seafirst Gallery (1995) et « Yellow Peril : New World Asians (1988-1998 / Reconsidered (1991) » qui a fait l’objet d’une tournée au Canada et en Europe. Active à titre de conservatrice dans plusieurs projets depuis qu’elle a fondé la OR Gallery en 1983, elle est également auteure et ses textes ont été publiées dans plusieurs périodiques. Elle est présentement codirectrice de Front Magazine.

Ellen Pau est l’artiste de la vidéo la plus en vue à Hong Kong. Son travail est montré dans des festivals de films à travers le monde et ses installations sont présentées dans des expositions internationales comme Kwangju Biennial, Copenhague Container 96 et la Asian Pacific Triennal en Australie. Travaillant d’abord comme cinéaste, elle opte pour la vidéo comme médium en 1987. Son travail va du vidéoclip pour chanteur Canto-pop, à la vidéo indépendante et à l’installation. Elle est membre fondatrice du collectif d’artistes Videotage, lequel fait la pomotion de la vidéo indépendante et du film d’art à Hong Kong. Elle a été conservatrice à plusieurs reprises de la programmation vidéo pour le Fring Festival local et agira à ce titre pour l’International Film Festival de Hong Kong.

Née à Georgetown dans la Guyane britannique, Xiu Li Young vit à Montréal. Dans son travail, elle utilise la photographie, la performance et l’installation pour examiner les fondements féministes sur l’identité, la sexualité et la culture populaire. Sa formation comprend des études en arts visuels à l’Université Concordia , en Women Studies à l’Institut Simone de Beauvoir et en Études asiatiques de l’est à l’Université McGill. Elle est membre active du Studio XX, un groupe d’intervention pour femmes sur les technologies numériques à Montréal.

Née à Hong Kong, Mary Sui Yee Wong vit à Montréal. Elle est artiste et coordonnatrice de TEA HOUSE. Dans son travail, elle explore la construction de l’identité à partir des défis liés à la détermination des relations entre les marges et les centres. Depuis 1991, son travail a été montré à travers le Canada et, à la Helen Pitt Gallery à Vancouver et à la Gallery 101 à Ottawa. En parallèle à sa pratique artistique, elle agit comme consultante communautaire. En 1993, le Museum of Anthrology de Vancouver l’invitait à produire une vidéo pour accompagner l’exposition « A Rare Flower – A Century of Cantonese Opera » in Canada. En 1994, elle était conservatrice d’un coup d’œil sur l’Opéra de Pékin pour la Maison de la Culture Frontenac et travaillait comme coordonnatrice de programme pour « Les Secrets de l’Opéra chinois » au Musée McCord à Montréal.