Optica

+ Programmation + Archives Décades + Nouvelles + Publications + Soutenez Optica + Info

Décades

Expositions

Année
1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | 1983 | 1984 | 1985 | 1986 | 1987 | 1988 | 1989 | 1990 | 1991 | 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |

Liste des artistes, auteurs et commissaires

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | R | S | T | U | V | W | Y | Z |

Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Matts Leiderstam
du 16 avril 1998 au 23 mai 1998
After Image / Returned : d'après le Printemps de Nicolas Poussin ou le Paradis terrestre, 1664

Intervention urbaine : tableau laissé dans un endroit propice à la drague dans un parc public de Montréal.
Projection en galerie du lieu où se trouve le tableau.

Dans la drague gaie, il y a toujours eu un aspect secret, des codes cachés qu'il faut apprendre si l'on veut comprendre. Cet aspect est aussi particulièrement fort en l'histoire de l'art. Si l'on regarde de plus près les tableaux, par exemple la représentation d'un paysage idéal – les tableaux de genre et victoriens –, on y trouve des strates de symboles et de sens cachés où la sexualité est co-créatrice. Ceci n'est pas explicite mais dissimulé dans d'autres types de narration : le titre, le thème littéraire, etc. Dans la drague, comme dans tous les autres types de flirt, le regard est l'instrument principal pour signifier son accord. Un aspect de mon travail s'intéresse à ce moment érotique, et se concentre sur cet instant où vous regardez un tableau pour la première fois et que celui-ci vous retourne votre regard.

Je réunis différents moments de l'histoire des images en en créant une nouvelle. Je copie ou paraphrase un tableau ou un objet, utilisant ceci pour produire des installations in situ, subtiles mais subversives, parfois présentées dans le contexte d'un musée, dans la collection duquel je puise aussi des tableaux ou des objets. Dans mon travail, j'interroge le tableau ou l'objet, l'artiste, le collectionneur et le regardant.

Matts Leiderstam vit et travaille à Malmö et à Stockholm, en Suède. Il a été apprenti potier à la Rörstrands AB à Lidköping et détient un baccalauréat en éducation des arts de la University College of Arts, Crafts and Design de Stockholm. Leiderstam s'intéresse aux codes de représentation en revisitant les chefs-d'oeuvres de l'histoire de la peinture, plus particulièrement en travaillant à partir de collections. Ce travail de citation propose un nouveau regard sur des toiles de genre et de paysage en modifiant les postures des sujets peints de sexe masculin de façon à ce qu'ils s'adressent directement au spectateur. Leiderstam réintroduit ainsi la notion de désir dans le regard de l'autre. Il expose en Suède, en Europe et aux États-Unis. Parmi les expositions de groupe auxquelles il a participé, mentionnons «Transpositions», présentée à la South African National Gallery à Cape Town, Studio Visit, «The Artist Studio» au Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam et «Deposition - Contemporary Swedish Art in Venice» dans le cadre de la Biennale de Venise en 1997. En 1996, il expose à la Cubitt Gallery de Londres et fait également partie de la 10ième biennale de Sydney - «Jurassic Technologies Revenant».

Bibliographie
- Lehmann, Henry, «Exhibit offers portraits that avoid our eyes», The Gazette, 9 mai 1998, p.J6.