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© Page couverture l Book cover, Fin de siècle, 2000.

Carmen Ruschiensky, Sylvain P. Cousineau
du 29 octobre 1998 au 5 décembre 1998
Fin de siècle : Contrordre

Commissaire : François Dion

«Contrordre» aborde cet aspect important de l’art en tant que construction, mentale et matérielle, contenue et révélée. Le sens possible de l’art, ou son absence, transite par une structure particulière (apparaissant dans ce cas comme étant «abstraite») faite d’éléments matériels et intellectuels. L’art peut aussi être dépourvu de matérialité ou de «sens»; par conséquent, comment acceptons-nous d’y réfléchir ou d’essayer de le comprendre?

«Contrordre» réunit des œuvres qui, par leur présence physique et leur possible signification, impliquent l’existence d’un ordre antérieur qui a été remis en question et, par la suite, redéfini. Cet ordre antérieur est essentiel aux processus de reconnaissance de l’aspect artistique des œuvres en ce qu’il indique des points de référence en termes d’esthétique et de sémantique. Les œuvres proposent une réorganisation (disons «du monde») de type post-structuraliste en mettant l’accent sur la subjectivité et l’action, l’histoire et différents paramètres périphériques. La médiation demeure un enjeu ici, mais elle va au delà de la question de langage et prend en considération les effets causés par les déplacements, les combinaisons et l’abstraction. Dans son acception politique, «Contrordre» souligne la relation intime entre, d’une part, l’art et l’action artistique et, d’autre part, l’autorité et sa contrepartie. Le titre renvoie à la capacité de l’artiste de faire usage du monde et de le réarranger d’une façon qui lui soit plus convenable. On peut considérer l’art comme étant un énoncé politique, philosophique ou social. Ce faisant, le titre réfère au pouvoir en tant que capacité dont disposent les artistes de réagir à la culture et à la politique dominantes et autoritaires. Dans ce contexte, les œuvres sont des inhibiteurs qui retiennent tout consensus facile qui ferait la promotion d’une compréhension des choses sans en avoir fait l’expérience.

Voir le catalogue des publications.

Carmen Ruschiensky a étudié à la University of Regina et à l’Université Concordia à Montréal. En 1997, son travail a été présenté dans des expositions personnelles au Neutral Ground à Regina et à la Galerie Clark à Montréal. Auparavant, elle a montré son travail dans plusieurs expositions collectives, au Centre Saidye Bronfman à Montréal, au Musée du Québec à Québec et à Articule à Montréal. Durant l’été 1998, elle a été invitée à participer au «Symposium de la Nouvelle Peinture» à Baie-Saint-Paul et à «Artifice», méga-événement se déroulant sur plusieurs sites à Montréal.

Sylvain P. Cousineau est né à Arvida en 1949 et vit maintenant à Hull (Québec). Son travail a été présenté dans les galeries et musées importants du Québec et du Canada. Ses plus récentes expositions personnelles incluent des lieux comme le Musée d’art contemporain de Montréal, la galerie L’Autre équivoque à Ottawa, la Galerie Pink à Montréal et l’Ambassade du Canada à Paris. Sylvain Cousineau enseigne à l’Université d’Ottawa.

François Dion est critique et commissaire. Il a travaillé avec divers organismes culturels montréalais et il est coéditeur de CUBE. Il a, entre autres, organisé les expositions «Emprunts» (Galerie Vox) en 1995 et «Les présents relatifs» (Quartier Éphémère et Centre d’art contemporain de Rueil-Malmaison) en 1997. Il est actuellement le directeur de la galerie 101 à Ottawa.


Bibliographie
- Mavrikakis, Nicolas, «La couleur du temps. Abstraction libre», Voir, 3–9 décembre 1998, p.99.