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Rebecca Belmore
du 17 avril 1999 au 22 mai 1999
niibiwe / behzig, plusieurs / seule, ------- / -------

L’artiste torontoise Rebecca Belmore présente une installation à la galerie Optica — sa première exposition individuelle à Montréal. Son travail d’installation, de formes et de médias variés, insiste sur l’investigation des relations complexes qui existent entre nous et la nature, entre le corps humain et le site. Dans son usage sporadique de la performance, elle est attirée par l’agilité du médium qu’elle perçoit comme un outil dont on se sert pour ensuite le mettre de côté. Utiliser la performance de façon intermittente lui permet de réagir à des questions d’intérêt personnel et d’explorer des environnements psychologiques.

À l’été de 1990, La Centrale (Powerhouse) invitait Rebecca Belmore comme conférencière. Elle décidait alors elle-même d’inviter Charlotte Childforever à l’accompagner. Madame Childforever avait parlé du travail de Belmore en anishinabé (langue ojibwée). L’artiste, qui ne parle pas cette langue, avait lu une traduction en anglais de la présentation, créant ainsi une performance sur le langage.

En 1996, elle participait à «MÉTISSAGES», une exposition de groupe organisée par le Centre Est-Nord-Est et présentée à la galerie Optica. Une fois de plus, la pièce de Rebecca Belmore, intitulée Imposition et faite en collaboration avec Florene Belmore, marquait un lieu de résistance et traitait de l’écart entre les cultures. Des textes en anishinabé se superposaient aux images vidéos : un plan rapproché sur le fort courant d’une rivière, et un autre sur le mouvements des nuages dans le ciel. Les textes qui accompagnaient ces images évocatrices restaient sans écho pour un visiteur non initié à la langue anishinabé. Les deux moniteurs étaient encastrés dans des murs peints au couleur de l’occupant : bleu d’une part et rouge de l’autre. Un carré d’aiguilles de pin fixées sur un treillis restaurait la terre et célébrait ce travail méticuleux et silencieux qu’est le tressage. «Traitant des géographies imaginaires que nous avons de la communauté, de l’identité et de la nature, le travail de Rebecca Belmore interroge les configurations habituelles d’emplacement, en démasquant les relations imaginées avec la nature et en remplissant les abstractions de la politique identitaire avec des interprétations senties de la vie quotidienne.» (Marilyn Burgess, «The Imagined Geographies of Rebecca Belmore», Parachute, no 93, janvier-février-mars 1999, p.12-20.) niibiwe / behzig, plusieurs / seule est une installation qui s’inscrit dans cette continuité.

17 avril 1999
Action de l'artiste à la galerie lors du vernissage

Rebecca Belmore est née en 1960 à Upsala, Ontario. Elle a fait ses études à l'Ontario College of Art de Toronto. Elle réalise des performances et des installations depuis 1988. Elle a présenté de nombreuses expositions au Canada; mentionnons «Wana-na-wang-ong» à la Contemporary Art Gallery (Vancouver, 1993), «Ayumee-aawach Oomama-Mowan : Speaking to Their Mother» à YYZ (Toronto,1993), «Tourist Act #1» à The Institute of American Indian Art Museum (Santa Fe, 1995). Belmore a également participé à «Interrogative Identity» (Grey Art Gallery and Study Center, Université de New York, New York, 1991), à la Quatrième Biennale de La Havane (Cuba, 1991), à «Terre, Esprit, Pouvoir : Les premières nations» au Musée des beaux-arts du Canada (1992), «Liaisons» (The Power Plant, Toronto, «Insite» (Santa Fe, N.M., 1997), et à la Biennale de Sydney (1998). Elle vit à Toronto.

Bibliographie
- Miller, Marcus, «ID please : mediations on a vision quest», Hour, 29 avril – 5 mai 1999, p.24.
- Miller, Marcus, «Rebecca Belmore», Mix, vol. 25, no 1, été 1999, p.8.
- Sioui Durand, Guy, «Le printemps en été ou…de quelques expositions et résidences», Inter, vol. 74, pp.46–49.