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Sylvie Readman
du 29 octobre 1999 au 4 décembre 1999
Convergences élémentaires

Les photographies de Sylvie Readman sont en quelque sorte le résultat d’enquêtes ponctuelles menées sur différents aspects du langage photographique. Dans cette perspective, son travail s’est développé depuis 1989 autour d’une pratique de la reprise photographique. À travers celle-ci, des stratégies de distanciation de l’image furent élaborées afin de créer une résistance à l’immédiateté du sujet représenté et permettre ainsi une introspection possible au sein du langage photographique. Ces stratégies se manifestèrent principalement au travers des procédés de «détournement» de l’image, que ce soit par le traitement xérox couleur (Inventaire d’une image, 1989), par des techniques de surimpression (Les traversées du paysage, 1991) ou d’hybridation de l’image (Champs d’éclipses, 1993).

Ces incursions au sein du langage photographique l’ont amenée plus récemment à s’intéresser, à l’intérieur de la série Reviviscence (1995-1996), à la matérialité de l’image, à ses propriétés d’écriture : le flou, le bougé, le filé, les multiples expositions et le travail sur la profondeur de champ. «Convergences élémentaires» se situe dans le prolongement de ces oeuvres qui développaient autour de cette matérialité une thématique de la mémoire. Cette série élargit cependant le registre des expérimentations à des procédés chimiques (solarisation, saturation des sels d’argent, sous et surexposition, etc.) réalisés en laboratoire.

Le nouveau corpus de travail, présenté chez OPTICA, s’articule autour d’une phrase composée de six pièces distinctes. Le paysage y est traité comme élément de figuration minimal, réduit à une schématisation (la ligne d’horizon). Cette épuration de la figuration s’applique à rendre plus prégnante la présence de l’écriture au sein de l’image, et cherche ainsi à exercer une tension fragile entre le sujet représenté (le paysage) et le sujet latent (la graphie).

Sylvie Readman travaille à Montréal et enseigne à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a récemment fait l’objet d’expositions individuelles en Belgique, au Musée de la Photographie à Charleroi (1998) et en France, aux Galeries du Théâtre de Cherbourg et au Musée de Trouville (1997). La série Reviviscence (1995-1996) a été présentée à la Cold City Gallery, à Toronto, à la Floating Gallery de Winnipeg (1999), à la Galerie d’art de l’Université Laval à Québec, à la Galerie d’art de l’Université de Sherbrooke (1998) et à la galerie Samuel Lallouz, à Montréal (1996). «Champs d’éclipses», présentée au Musée d’art contemporain de Montréal (1993), a fait l’objet d’une circulation au Canada. Récemment, on a pu voir le corpus d’oeuvres «Convergences élémentaires» au Centre Vu, à Québec.

Bibliographie
- Hakim, Mona, «Sylvie Readman, Convergences élémentaires», CV Photo, printemps 2000, p.31.
- Lamarche, Bernard, «Brouillards de signes», Le Devoir, 13–14 novembre 1999, p.B9.