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Daniel Olson
du 28 avril 2006 au 3 juin 2006
Beside Myself | Hors de moi

A GUEST + A HOST = A GHOST
- Marcel Duchamp

Je cherche en même temps
l’éternel et l’éphémère.
- Georges Perec

Depuis vingt ans, Daniel Olson présente des oeuvres dont l’intention est ambiguë. Vedette de cinéma anachronique qui observe par le mauvais bout de la lorgnette, il fait voir un monde qui a définitivement une ambiance carnavalesque, mais où plane une impression de mort. Olson, qui au fond est un poète doublé d’un voleur, s’amuse à travailler ou travaille à s’amuser dans sa quête du merveilleux et de l’insaisissable. Ses oeuvres constituent une poésie du presque rien, des gestes simples empreints d’une signification extrême, d’infimes explosions au cours desquelles peu se produit, mais de manière intéressante.

Dans cette exposition, deux nouveaux projets vidéo poursuivent les investigations intimes d’Olson sur les fantômes et les doubles. Dans Hors de moi, deux versions fantomatiques de l’artiste travaillant à la machine à écrire et jouant du piano miniature – ou est-ce l’inverse? – se rencontrent dans un bureau. Dans Olson-Welles, il tente l’exploit impossible d’habiter le passé, chose qu’il a déjà réussi à rater à deux reprises en se plaçant lui-même dans des images projetées de son père et de lui-même enfant. Cette fois-ci, il a choisi Orson Welles, le réalisateur d’un des plus grands films de tous les temps et, sans doute, le plus grand échec du XXe siècle.

Ce n’est pas qu’Olson croie au surnaturel – il est un non-croyant invétéré en presque tout – ou qu’il se considère l’égal de Welles ou d’autres grandes figures avec lesquelles il «collabore». Mais si vous êtes pour échouer – et cela nous arrivera tous éventuellement –, aussi bien le faire de manière intéressante.
- Leo Danielson

Leo Danielson s’adonne occasionnellement à l’écriture. Il vit à New York et à Paris.

Daniel Olson est un artiste qui vit et travaille à Montréal, où il travaillerait à son fameux tour de « prestidisparition ».


Bibliographie
- Mellema, Tatiana, «Daniel Olson : Beside Myself», C Magazine, no 91, automne 2006, pp.54-55.