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Jean-Maxime Dufresne
du 3 mars 2006 au 8 avril 2006
Trackers

Plongés au coeur d’une réalité-fiction, des individus se déplacent sur plusieurs périmètres dans la ville, alors que leurs trajectoires sont épiées par l’oeil scrutateur de l’objectif. Les rigueurs de l’hiver en milieu urbain viennent troubler l’atmosphère qu’ils transforment en contexte propice à l’épreuve.Ces individus expérimentent les écarts climatiques et les interludes silencieux d’une ville touchée par la tempête; ils s’abandonnent à de lentes traversées, à des balayages optiques sur des paysages altérés ou des topographies révélées par les conditions météo. L’anonymat, l’isolement et l’errance se manifestent inextricablement au travers de ces lieux qu’ils sillonnent et dans lesquels ils négocient leur présence. Leur quête apparente de refuge trouve écho dans le regard qu’ils portent sur ces lieux transformés.

«Trackers» produit une «géographie psychique» de ces passages en revisitant librement certains mécanismes de médiation présents dans l’imagerie sportive et le document d’aventure-réalité (ralenti analytique, caméra témoin). Devant la sophistication des points de vue qui y sont fréquemment employés, je tente plutôt de dévoiler un imaginaire qui s’attarde aux incidents du parcours et aux limites d’une approche low-tech de captation sur le terrain, tout en brouillant volontairement les formes d’authentification de l’expérience. L’attention portée au déplacement des corps, prégnante dans le traitement vidéo et sonore, révèle dès lors aussi toute une série de frictions et de moments d’inertie. En galerie, l’installation rend le visiteur témoin de ces trekkings, happé dans le processus d’une action dont il perçoit les cadences liées à l’effort physique.

Fouler le sol enneigé, tracer, freiner son élan, observer, enregistrer, dépister…
- Jean-Maxime Dufresne

L’artiste remercie Virginie Laganière, Thomas Ouellet Fredericks, Maude Smith Gagnon ainsi que le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien.

Jean-Maxime Dufresne détient un baccalauréat en architecture et complétera en 2006 une maîtrise en médias interactifs à l’Université du Québec à Montréal. Psychogéographie et médiation technologique continuent d’alimenter son travail qui se penche sur les modalités d’expérience de territoires urbains et sociaux de même que sur les mutations qui les façonnent. Dans cette lignée, il créait récemment le projet vidéographique et sonore «Rest Area» (Interstices / Galerie Art-Mûr, 2004), auquel s’ajoutent les projets multipartites «Hot Spots» (Dare-Dare, 2005) et «Surfaces de réparation» (AXENÉO7, 2003) réalisés en collaboration avec Virginie Laganière. Depuis 2002, il est membre de l’atelier d’exploration urbaine SYN-, au sein duquel il participait aux interventions «Hypothèses d’insertions» et «Prospectus» dans Hull-Gatineau et la ville intérieure de Montréal (AXENÉO7, CCA Extra-muros). Parallèlement, il oeuvre à l’organisation des événements «Périphériques».