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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

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Jeanie Riddle
du 3 mars 2006 au 8 avril 2006
Floating Floors... or Maybe Just a Pile of Love

Occupant l’espace principal d’Optica avec des formes simples, des ready-made, des biens de consommation non désirés et quelques imprévus, Jeanie Riddle redéfinit un processus de mise en espace qui pourrait s’inscrire dans la foulée de Judd, Hollingsworth et Newman.

La plupart des matériaux utilisés proviennent de la quincaillerie. Ici, l’échantillon de peinture sert en quelque sorte de pinceau. Et le recours aux faux panneaux de bois, à l’adhésif à carpette et à la peinture d’intérieur — complètement raté d’un point de vue pratique — est toujours examiné et soigneusement exécuté.

Jeanie Riddle se plaît à «installer» les matériaux : elle s’applique, ajoutant la peinture couche après couche, égratignant parfois la surface puis la recouvrant de plastique pour la protéger, et toujours elle nettoie, tentant constamment de mettre de l’ordre dans le désordre.

Cette féminisation perturbe l’aspect impeccable de l’environnement, créant un dysfonctionnement délibéré entre les matériaux et l’espace qu’ils occupent. Elle laisse ouverte l’activité consistant à insérer l’individu dans le drame du quotidien, dans les entre-deux du projet.

«Floating Floors… or Maybe Just a Pile of Love [Planchers flottants… ou peut-être juste un tas d’amour]» est un projet in situ qui oscille librement entre un formalisme strict et le potentiel dramatique d’un décor. Dans la galerie, six plates-formes basses servent de bases à l’ajout d’une chose qui se situe entre la peinture, la sculpture et la mise en espace. Elles agissent à la manière de postes ou de haltes sur le site de ce «nouveau» plancher. Une des plates-formes est demeurée vide, comme si elle attendait une action, invitant ainsi les spectateurs à prendre part à la mise en scène.

Riddle s’intéresse non pas à l’espace monumental, mais aux sites du réel, du banal, de ce qui est féminisé, bref aux espaces relégués aux femmes et auxquels elle attribue un contenu qui renvoie au minimalisme en tant que tel. C’est cette trajectoire qui permet de faire apparaître les preuves concrètes d’un passé dans cette lecture d’un présent – l’artiste (femme) était ici.

Jeanie Riddle vit et travaille à Montréal. Elle a obtenu une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia en 2005 et a été récipiendaire du prix Yves Gaucher (2002). Elle a exposé sa peinture à Montréal (Rad’a, Pratt & Whitney et Studio Orange) et à San Francisco (Somar et Natoma Space), et son travail collectif au Centre des Arts Actuels SKOL et chez Alley Jaunt à Toronto. En mai 2005, elle a participé à une résidence au Vermont Studio Center. En novembre de la même année, la New Gallery 15+ project à Calgary l’a invitée à créer une installation. Elle prépare présentement une exposition personnelle qui aura lieu en mai 2006 chez YYZ à Toronto.