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Diane Morin
du 11 mai 2007 au 16 juin 2007
Effondrements

Diane Morin poursuit ses recherches sur la lumière avec «Effondrements», projection audio et vidéo où se succèdent de brèves traces lumineuses d’ombres et d’objets, accompagnées de sons tout aussi brefs. À chaque fois, une explosion fait événement : un son percussif accompagnant la rapide apparition d’une forme émergeant de l’obscurité et sa disparition tout aussi rapide. S’agit-il vraiment d’effondrement ou de la mise en scène répétée d’un ratage ? L’observation de cette vidéo le confirmera.

Depuis le début de sa pratique, Diane Morin s’intéresse aux ombres projetées d’objets en mouvement qu’elle conçoit, aux traces que ceux-ci laissent en se déplaçant ainsi qu’à la documentation de leur trajet imprévisible sur du papier photosensible en une série de photogrammes (AXENÉO7, 2006). Elle en tire de complexes dessins réalisés directement sur les murs de la galerie, retraçant les lents et réguliers déplacements de ses mécanismes cinétiques anthropo-morphiques (CIRCA, 2005). Soucieuse de donner ou de redonner un mouvement à des éléments inanimés (DAÏMÕN, 2006), intéressée par le glissement de la lumière sur les objets et son pouvoir de métamorphoser ceux-ci, Diane Morin poursuit avec «Effondrements» son investigation de la lumière comme agent révélateur : ombre, trace, empreinte, image, forme, mouvement. Le noir et blanc de l’image projetée en accentue la dimension photographique (littéralement ici, écriture par la lumière).

L’artiste parle d’événement quand elle commente «Effondrements». Celui-ci est certainement tragique, l’objet disparaissant aussitôt qu’apparu. Mais il est tout aussi décevant – jamais la destruction anticipée de l’objet révélé par la lumière ne survient. Malgré l’intensité de l’explosion, aucun n’éclate ni n’est détruit. Instant photographique par excellence, l’explosion a ici la simple fonction de rendre visible un objet immobile dans l’obscurité et nous l’expose comme image de cet objet disparaissant sous nos yeux. Au delà des apparences, Diane Morin affirme avec «Effondrements» son intérêt pour ce qui est non spectaculaire. Elle détourne notre attention vers une série d’anti-événements où l’attente dans le silence et l’obscurité mène vers un récit de disparitions à répétition.
- Nicole Gingras, 3 avril 2007

Originaire de la région de Kamouraska, Diane Morin vit et travaille à Montréal. Depuis 1998, elle crée des installations in situ — cinétiques, sonores et vidéogra-phiques. Récemment, elle a entre autres participé à «Sound + Vision, Collaborative Creative Residency», au Banff Centre (2005), réalisé une exposition solo au centre d’exposition Circa, Montréal (2005) et a participé à l'exposition «Méandres» à DAÏMÕN et AXENÉO7, Gatineau (2006). En 2007 elle a présenté son travail à Mercer Union, Toronto et dans la galerie Rotor 2, Valand School of Arts, Göteborg, Suède.

Bibliographie
- Mavrikakis, Nicolas, «Et la lumière fut», Voir, 31 mai 2007.