Optica

+ Programmation + Archives Décades + Nouvelles + Publications + Soutenez Optica + Info

Décades

Expositions

Année
1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | 1983 | 1984 | 1985 | 1986 | 1987 | 1988 | 1989 | 1990 | 1991 | 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |

Liste des artistes, auteurs et commissaires

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | R | S | T | U | V | W | Y | Z |

Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Carl Trahan
du 11 janvier 2002 au 16 février 2002
Exposition collaborative

Projet élaboré en collaboration avec Josée Blanchet, Dmytro Chraiman, Bernadette Houde, Jean-Ernest Joos, Maria Pasik, Gwenaël Rattke, Svetlana Sinitsina, Steve Topping et Lynne Trépanier.

On nous propose de circuler dans un conduit qui, à travers trois médiums, la photographie, le son, le film, nous confronte successivement à l’image du corps, à la voix, puis au geste. Mais aucun de ces moments d’expérience ne se suffit à lui-même, ni même ne se complète l’un l’autre. Visages découpés sur fond neutre qui ne renvoient à aucun événement identifiable, voix riches et séduisantes, mais hors corps, hors contexte, et qui ne parlent de presque rien si ce n’est de la langue, gestes émouvants et trop pleins de sens qui témoignent silencieusement d’une rencontre au sens perdu. Tout se joue ici dans les blancs et les interstices.

Poursuivant sa réflexion sur l’informe, Carl Trahan s’interroge sur le phénomène de l’interlangue, ces formations, ou déformations, singulières qui naissent des tentatives incertaines de passer d’une langue maîtrisée à une autre en apprentissage. Les sons produits se situent entre le ratage et la création, entre l’inouï et le compréhensible.

Afin de tenter l’impossible et de saisir ces œuvres momentanées, intimement liées à une voix singulière et à une rencontre unique, les différentes dimensions de l’expérience de parole sont donc ici dissociées. On pourra, dans les interstices ainsi créés, vivre le désarroi, l’éblouissement, la découverte et l’errance qu’éprouvent ceux qui se retrouvent – et se perdent – entre les langues.
- Jean-Ernest Joos

Les participants à ce projet sont des artistes interdisciplinaires (photographie, peinture, son, film, vidéo, installation...), designers de mode, linguistes, philosophes. Ils ont vécu en Ukraine, Russie, Israël, France, Allemagne et aux États-Unis. Ils parlent le français, l’anglais, le russe, l’ukrainien, l’hébreu, l’allemand, l’espagnol et l’arabe. Tous vivent à Montréal. Le travail de Carl Trahan a été présenté, entre autres, à Montréal (Skol, Clark), Rouyn-Noranda (L’Écart), Toronto (Mercer Union, A Space) et Kelowna (Alternator). Ce projet est dédié à Nathalie Richer (1967-2001).

Bibliographie
-Delgado, Jérôme, «Indéchiffrable et pourtant… », La Presse, samedi 19 janvier 2002
-Lamarche, Bernard, «À marquer de pierres blanches», Le Devoir, 19-20 janvier 2002, p.C10.
-«Fast Forward», Canadian Art, vol. 18, no 4, hiver 2001, p.20.