Optica

+ Programmation + Archives Décades + Nouvelles + Publications + Soutenez Optica + Info

Décades

Expositions

Année
1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | 1983 | 1984 | 1985 | 1986 | 1987 | 1988 | 1989 | 1990 | 1991 | 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |

Liste des artistes, auteurs et commissaires

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | R | S | T | U | V | W | Y | Z |

Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Dianna Frid, Rosa Lee, Laurent Roberge
du 19 avril 2002 au 25 mai 2002
La survivance : Temps fantômal

Commissaire : Lorraine Simms

«Temps fantômal» est une exposition de groupe présentée dans le cadre d’une série d’expositions et d’événements examinant le thème de la survivance et qui fait partie d’une programmation spéciale d’Optica au cours de l’année 2002. Cette exposition souligne les aspects matériel et somatique, mettant en relief les relations énigmatiques de temps et de processus qui entrent en jeu dans la production artistique. Les œuvres de Dianna Frid (Chicago), de Rosa Lee (Londres) et de Laurent Roberge (Montréal) révèlent l’engagement lent et contemplatif que comporte cette production. Les artistes réunis abordent le temps sous le mode de l’expérience, donnant à voir le côté somatique du processus de création.

Chaque artiste produit des œuvres par l’usage de gestes répétés et par une accumulation de matériaux. Rosa Lee additionne les couches de peinture pour créer des abstractions complexes et presque «tissées», Dianna Frid brode des images schématiques sur un tissu qui a été coupé, cousu et effiloché, et Laurent Roberge empile de petits carrés de papier pour construire des formes sculpturales qui font écho à l’espace de la galerie et le perturbe. À mes yeux, la répétition, parfois obsessionnelle de ces actions qu’entraîne la production des oeuvres, met l’accent sur la somme de travail exigée par des activités quotidiennes récurrentes. Les gestes réguliers requis pour compléter chaque œuvre renvoie à des tâches qui sont cycliques et jamais complètement terminées. Bien que les pratiques artistiques individuelles de Lee, Frid et Roberge demandent un engagement envers un travail manuel, la lecture de leurs œuvres n’est pas subordonnée à leur présentation.

«Temps fantômal» occupe les deux espaces d’Optica. Les œuvres de chacun des artistes seront présentées dans la galerie, alors que les matériaux, les outils et autres objets relatifs à leur formulation seront disposés dans la salle multidisciplinaire. Cet espace évoquera le laboratoire/atelier où le parcours indirect de la création individuelle offre ses propres énigmes et ses révélations.

Alors que la technologie joue un rôle de plus en plus important dans nos activités quotidiennes, les concepts de vitesse et d’efficacité prennent une nouvelle signification. «Temps fantômal» adopte une position qui tranche carrément avec ces objectifs, en présentant des œuvres créées par des artistes dont la démarche est lente, répétitive et contemplative.
- Lorraine Simms (trad. Colette Tougas)

16 avril 2002
Présentations publiques avec la commissaire et les artistes
Collège Dawson
3040, Sherbrooke Ouest, salle 4c.1

Lorraine Simms vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université Concordia (1990) et enseigne présentement au département des beaux-arts du Collège Dawson. Elle a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions personnelles et collectives dont «Conte de jours /Recounting Days», Optica, un centre d’art contemporain, Montréal (1998), et «Shadow» à la A.R.C. Gallery, Chicago, Illinois (2000). Cette année, son travail a fait l’objet de deux expositions personnelles : «La foule» à la Galerie Occurrence, Montréal, et «Moments figés» à la Galerie Expression, St-Hyacinthe. Elle a été commissaire des expositions «Matière papier», Galerie McClure, Centre des Arts visuels, Montréal (1991), «Le Jardin manifeste» (1993) et «Conceits» (1995) à la Galerie La Centrale, Montréal et a été co-commissaire de «Moments entrelacés» à la Galerie La Centrale (1998). Son texte, intitulé Signs of the Times : Reading and writing, painting, a été publié dans le cadre de ce projet de commissariat.

Rosa Lee vit et travaille à Londres. Elle a étudié à la St. Martin's School of Art et au Royal College of Art, et a reçu de nombreux prix dont deux British Council Awards (1994, 2002) et un John Moores 16 à Liverpool (Prizewinner 1989). Elle a été peintre en résidence chargée de cours à la Winchester School of Art de 1988 à 1989, a donné plusieurs conférences et publié divers articles dans des revues d’art. Elle travaille présentement à un texte pour un ouvrage dirigé par Rosemary Betterton. Les peintures de Lee ont été présentées dans plusieurs expositions personnelles et collectives, dont «British Abstract Art Part I» (1994) et «Part 3» (1996). Elle a aussi participé aux expositions collectives itinérantes «(dis)parities» (1992), «Surface» (1993), «The Question of Scale» (1995/96), «Permission to Speak» (1996), «Craft» (1997-98) et «Fabrications» (1999).

Dianna Frid est née à Mexico et a émigré à Vancouver en 1983. Elle vit et travaille présentement à Chicago. Elle détient un baccalauréat en arts du Hampshire College, MA (1988), en arts plastiques de la School of the Art Institute of Chicago (1991), et étudie actuellement au programme de maîtrise en arts plastiques de cette même institution. Elle s’est méritée de nombreux prix et bourses, entre autres du Conseil des Arts du Canada, de la School of The Art Institute of Chicago et du The Banff Centre for the Arts. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives. Parmi ses expositions personnelles récentes, mentionnons «Les Jeux Sont Faits», Esso Gallery, New York (2001), «Du Sable Park : Hidden In Plain View», Chicago Architecture Foundation (2002), et «There Was, There Is», St. Mary’s College, Notre Dame, Indiana (2002).

Laurent Roberge vit et travaille à Montréal. Il a étudié au Emily Carr College of Art and Design (diplôme en arts visuels, 1982), à l’Université Concordia (maîtrise en arts plastiques, 1989) et à l’Université McGill (diplôme en éducation des arts, 1992). Il enseigne présentement au département des beaux-arts de l’Université Concordia et du Collège Dawson. Il s’est mérité de nombreux prix, dont plusieurs du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été présenté dans des expositions individuelles et collectives dont «Touch, Please», Kyoto, Japon (1995), «The Paper Biennale '98», Musée de Rijswijk, Hollande (1998), et «Les Bricolos», Galerie Clark, Montréal (1998). Une exposition personnelle de son travail a été présentée à Galerie Clark en 2000.


Bibliographie
-Lammerich, Yvonne, «News, Montréal», Contemporary, juin-juillet-août 2002, pp.43-44.
-Lehmann, Henry, «City Focus : Montreal», ARTnews, mai 2002, pp.100-104.
-Patterson, Jody «Temps fantômal», para-para, no 008, mai-juin-juillet 2002, p.3.