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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

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Jessica Field
du 18 janvier 2008 au 23 février 2008
Exposition solo

Ces vidéos ont été tournées à la manière d’un naturaliste étudiant le comportement d’un animal dans son environnement naturel; les sujets de cette enquête sont cependant quatre robots. Le robot est un sujet involontaire dont le comportement est déterminé par le contrôle externe de son environnement et par le contrôle interne de son programme. Dans son fonctionnement, par contre, il se peut que des pépins surviennent, découlant des limites du programme. Le robot adopte alors un comportement non désiré.

Je programme mes robots en langage assembleur. Ce faisant, je peux créer une relation de compromis avec eux puisqu’une erreur est si vite arrivée. Ces vidéos illustrent comment une commande oubliée ou mal placée peut engendrer un comportement inattendu. Elles imitent également des comportements organiques pour souligner le processus de découverte par lequel je passe pour comprendre le robot. Ce dernier devient sa propre entité à cause de mon incapacité à produire toute chose.

Dans les interactions sociales qu’ils entretiennent entre eux, les robots ont des personnalités qui ont été conçues pour montrer comment leur capacité d’auto-analyse, lorsque portée à un point extrême, résulte en une incapacité fonctionnelle. La tendance obsessionnelle des robots à l’auto-évaluation fait que leurs réactions comportementales sont dépourvues d’instinct de conservation.

Jessica Field travaille principalement dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle pour créer des pièces de théâtre pour robots dans lesquelles l’environnement détermine le cours de l’intrigue et les acteurs robots expriment leurs faiblesses de caractère. Le travail de l’artiste a été présenté à Montréal et à Toronto. Elle s’est méritée de nombreuses bourses et subventions de projets de la part d’organismes artistiques comme le Conseil des Arts du Canada et la Fondation Daniel Langlois.