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© Sophie Bélair Clément, Le son du projecteur, 2009. Photo : Bettina Hoffmann.

Sophie Bélair Clément
du 12 septembre 2009 au 17 octobre 2009
Le son du projecteur

Sophie Bélair Clément a développé un corpus d’œuvres vidéographiques et sonores où le corps en performance explore la notion de perte causée par la reproductibilité. L’expérience de cette perte – rejouée à l’écran en usant de ralentis et de mises en musique – exacerbe l’écoute, la concentration et les modalités d’exposition. Oeuvres en galerie : Bach Whistled (1970, 44 min 7 s) d'Adrian Piper et Pièce pour un quatuor à cordes qui tente de rejouer le son d’un projecteur vidéo diffusant «Nightfall» de Bas Jan Ader (1971, 4 min 16 s, noir et blanc, muet, film 16 mm transféré sur DVD) (2009, 44 min 21 s), interprétée par Kingdom Shore.


➤ 8 mai 2008, 07 : 46
➤ SV : Re : the Space Between

Chère Sophie,

Si vous voulez enregistrer pendant le jour, l’œuvre Bach Whistled d’Adrian Piper sera en marche, ce qui signifie que vous ne pourrez pas entendre la projection de Bas Jan Ader. Pour l’entendre, vous devez venir hors des heures ouvrables.

Bien à vous,

Marie Chrysander
Museum Anna Nordlander, Skellefteå


➤ 27 juillet 2009, 14 : 31
➤ Re : project

Sophie,

j’espère que tu vas bien.
nous avons terminé la pièce.
ça s’est avéré une longue entreprise.
nous n’avons pas pu nous enregistrer sur des pistes séparées, puisque nous avions trop de difficulté à nous entendre les uns les autres dans le mix, alors nous avons divisé la pièce par sections à partir des subtilités du fichier original de la lampe.
aussi, la répartition et l’enregistrement des cordes nous ont contraints à remanier la partition ensemble.
la composition devrait être attribuée à l’ensemble du groupe.
nous n’avons pas trouvé un joueur d’instrument à anches, nous avons donc utilisé un violon pour le son aigu.
j’espère que ça te convient.

alors, nous avons enregistré la pièce ensemble, en direct.
la dimension humaine est intéressante. on peut vraiment entendre la tension des interprètes autour de la 24e minute. tout le monde commence à être fatigué, et tendu, et on attaque les cordes un peu plus, mais le volume n’augmente pas.

en jouant, nous avons réalisé que le son de la lampe et du projecteur provient d’une mince boîte en plastique et qu’elle résonne, et que cette résonance fait partie des sons qu’on entend. aussi, sur le fichier original, on peut entendre le grincement du moteur, qui produit des fréquences moyennes difficiles à reproduire, mais je crois que nous avons bien rendu le spectre sonore de l’original.

nous nous sommes placés à différentes distances des deux microphones que nous avions installés. la résonance de la salle s’entend.
le plus difficile a été de trouver une manière de simuler le sifflement qu’on entend sur la bande originale. nous l’avons reproduit grâce au positionnement des micros et à l’architecture naturelle de la salle.
il y a une bonne réverbération sur l’enregistrement qui donne l’impression d’un son mat, et je pense que nous avons bien rendu le sifflement et la résonance.

donc, l’instrumentation et les registres sont les suivants :

jasmine landau : violon, fréquences moyennes
ryan hough : violon, fréquences aiguës
mark molnar : violoncelle, fréquences moyennes et graves
gerg horvath : basse, fréquences moyennes et graves

nathan medema a agi comme ingénieur de son et s’est assuré que l’enregistrement était balancé.

chaleureusement,
mark


«Le son du projecteur» fait l'objet d'un article de Jesse Mckee, Sophie Bélair Clément : Le son du projecteur (Cmagazine, printemps 2010)


Sophie Bélair Clément sera en galerie le samedi 26 septembre (12h-17h) dans le cadre des Journées de la culture 2009.

Dans le cadre de la 13e édition des Journées de la culture, Yan Giguère («Attractions», photographie) et Sophie Bélair Clément («Le son du projecteur», art conceptuel/installation sonore) seront en galerie ce samedi 26 septembre : rencontre avec les artistes, exposition commentée de leurs oeuvres et échanges sur leurs pratiques sont prévus. L'entrée est gratuite. C'est un rendez-vous!

Journées de la culture


L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, Adrian Piper Research Archive, Marie Chrysander, Mats Stjernstedt (commissaire de l’exposition «The Space Between») et le Musée Anna Nordlander de Skellefteå, Kingdom Shore (Mark Molnar, Jasmine Landau, Ryan Hough, Gerg Horvath, Nathan Medema et Simon Guibord), Michèle Thériault et la Galerie Leonard & Bina Ellen, Dan Nguyen et Hexagram UQÀM, Marc Dulude, David Jacques, Marie-Claire Forté, Olivier Girouard et Alexandre Castonguay.

Traduction : Colette Tougas et Marie-Claire Forté





Sophie Bélair Clément a développé un corpus d’œuvres vidéographiques et sonores où le corps en performance explore la notion de perte causée par la reproductibilité. L’expérience de cette perte – rejouée à l’écran en usant de ralentis et de mises en musique – exacerbe l’écoute, la concentration et les modalités d’exposition.

Fondé en mars 2006, Kingdom Shore puise ses influences du punk rock – qui a émergé du hardcore des années 80, de l’avant-rock, du art rock, de la musique électroacoustique, du noise, du vieux gospel, de la musique contemporaine et left-field.

Adrian Margaret Smith Piper est issue de la première génération des artistes conceptuels. Bach Whistled est une performance sonore qui s’inscrit dans le temps, durant laquelle Piper siffle au son d’un enregistrement des concertos en ré mineur, la mineur et do majeur de Johann Sebastian Bach.

Johann Sebastian Bach (1685-1750) est un grand maître de la musique baroque.