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Myriam Yates
du 7 novembre 2009 au 12 décembre 2009
Syntoniser - Night park

Myriam Yates a développé un rapport à l’image qui démontre un attachement pour des dispositifs d’écrans, un intérêt marqué pour l’image cinématographique dont le support d’enregistrement et le mode de restitution sont à contre-courant du numérique. À chaque exposition, l’artiste complexifie ce rapport de façon à ce que l’on s’attarde non seulement à la valeur narrative, mais aussi à l’aspect formel des images produites, celles-ci mettant en scène ce qui distingue l’image vidéographique et l’image filmique. En galerie, elle juxtapose deux lieux, deux temporalités qui participent à la même fiction : un complexe hôtelier, aujourd’hui disparu, et un ciné-parc.

Dans cette série, Yates use fréquemment de l’arrêt sur image, nous plaçant devant une temporalité suspendue. Il s’en dégage une forme de mélancolie, d’errance, appuyée par un regard qui balaie des sites abandonnés, devenus obsolètes, situés au coeur ou en périphérie des villes. On peut difficilement y dissocier ce qu’ils représentent et ce qui nous affecte, plus exactement notre relation à l’espace et au temps.

La présence de la nature qui investit ces lieux – marquant une temporalité – et celle d’une architecture référentielle au sein du paysage sont déterminantes dans la construction de l’affect. Leur nature indicielle informe sur le sujet de l’expérience, l’origine du récit, le site d’une activité symbolique en voie de disparition qui éveille en nous une conscience à laquelle on s’identifie.

Plusieurs temporalités coexistent à l’intérieur de l’image, ce qu’accentuent les effets de surimpression. L’artiste s’intéresse aussi à l’écran comme surface de projection et ce qui l’entoure : son observation porte sur les usagers et leur jeunesse, de même que sur les activités saisonnières d’un cinéma en plein air, qu’elle documente conjointement avec les phases de démolition d’un complexe hôtelier. À la croisé d’hybridations et de mises en abîmes, ces images s’articulent et se confondent en un (non-)lieu recomposé.
- Marie-Josée Lafortune

«Syntoniser - Night park» fait l'objet d'un article de Sylvain Campeau, Intrusion et transition (ETC, juin 2010).

Née à Montréal en 1971, Myriam Yates pratique la photographie et l’installation vidéo. Sa réflexion porte sur les espaces publics qu’elle documente et les multiples rapports que nous entretenons avec ces lieux. On a pu voir ses œuvres au Mois de la Photo à Montréal, au Musée d’art contemporain de Montréal et dans diverses manifestations, notamment les Rencontres Internationales Paris-Berlin.

L’artiste remercie la Ville de Sherbrooke et le ciné-parc Orford.


Bibliographie
- Campeau, Sylvain, «Intrusion et transition forcée», ETC, no 90, juin 2010, p. 48-49.