Optica

+ Programmation + Archives Décades + Nouvelles + Publications + Soutenez Optica + Info

Décades

Expositions

Année
1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | 1983 | 1984 | 1985 | 1986 | 1987 | 1988 | 1989 | 1990 | 1991 | 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 |

Liste des artistes, auteurs et commissaires

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | R | S | T | U | V | W | Y | Z |

Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




image

Rebecca Belmore, Cecile Brass, Dana Claxton, James Luna
du 7 mai 2011 au 11 juin 2011
TRIBE

Commissaire : Lori Blondeau
OPTICA amorce ce printemps un cycle d’expositions se penchant sur l’histoire de la galerie par l’entremise de projets abordant la culture des centres et collectifs d’artistes. Sous la direction de Lori Blondeau, ce commissariat comprend notamment une sélection de documents d’archives (vidéos et photographies) relatant l’histoire de TRIBE, A Centre for Evolving Aboriginal Media, Visual and Performing Arts, de même qu’une performance de Cecile Brass. Depuis sa création, le collectif soulève et porte dans l’arène publique des questions identitaires, territoriales et politiques fort pertinentes quant au statut des autochtones et à la place des Premières Nations dans notre histoire.

Dana Claxton, «Buffalo Bone China», 1997.
Cette performance/installation – dont le titre renvoie à l’emploi d’ossements de bison dans la confection ancestrale de porcelaine fine – se déploie autour d’une vidéo expérimentale qui évoque différentes pratiques coloniales britanniques ayant décimé les grands troupeaux de bisons, ainsi que les graves conséquences encourues pour les peuples amérindiens dont la survie reposait essentiellement sur cet animal. «Buffalo Bone China» marque le coup d’envoi d’une série de projets qui explorent notamment la notion du temps, de la perspective des Premières Nations.

«High Tech Storytellers : An Interdisciplinary Arts Festival», 2000.
Comprenant résidences, colloques, installations, performances et un cabaret artistique, le festival – tenu à Saskatoon du 22 au 27 mai 2000, sous les auspices de TRIBE – avait pour thème central les pratiques contemporaines qui réfèrent à la tradition orale tout en ayant recours aux nouvelles technologies comme médium dans leur processus créatif. Parmi les artistes invités, soulignons Rebecca Belmore, James Luna, Edward Poitras, Lori Wiedenhammer et les trois artistes saskatchewanais Steve Heimbecker, Carolyn Mieli et Cheli Nighttraveller. Les documents en galerie présentent des extraits de «The Indian Factory» de Belmore et «The Chapel of Sacred Colors» de Luna.

Guillermo Gómez-Peña & James Luna, «La Nostalgia Remix», 2010.
Il s’agit du plus récent volet de la série «The Shame-man meets El Mexican't», un projet amorcé en 1990 où les artistes – par le biais de performances, de textes, de photographies et de vidéos – questionnent et contestent sans relâche les (fausses) prémisses et les raccourcis faciles quant à notre conception de l’ethnicité et de la culture. «La Nostalgia Remix», mis sur pied en 2007, consiste en un ensemble de performances envisageant la nostalgie comme style, une forme de résistance et de réinvention, explorant ses dimensions symboliques et iconographiques tant sur la «rez» (réserve) amérindienne que dans le «bario» (banlieue) chicano.
De malencontreuses circonstances hors de notre contrôle ne nous permettent pas de présenter cette oeuvre en galerie. Merci pour votre compréhension.

Cecile Brass, «The Re-Birthing Project», 2009/2011.
Performance en galerie le samedi 7 mai à 16h30. Bienvenue à tous!
Un utérus reconstitué à grande échelle sert de base à la narration d'un récit personnel sur l'artiste, la naissance de ses trois fils, sa culture, sa famille et sa communauté. L'oeuvre intègre des éléments puisés dans le théâtre et dans l'art audio pour créer une performance qui, en surface, raconte l'histoire de la naissance d'un enfant, mais qui rejoint en fait les expériences universelles que se partagent les communautés.

Révision et traduction : Geneviève Bédard

TRIBE tient à exprimer toute sa reconnaissance au Conseil des Arts du Canada, au Saskatchewan Arts Board, à SaskCulture et à SaskLotteries pour leur appui.

TRIBE, A Center for Evolving Aboriginal Media, Visual and Performing Arts


La commissaire Lori Blondeau, artiste de la performance basée à Saskatoon, est membre de la Première Nation George Gordon. Elle enseigne l’histoire de l’art à l’Université de Saskatchewan, où elle complète également un doctorat. Elle a participé à de multiples expositions en sol canadien et à l’international; son travail actuel se concentre sur les thèmes de la mémoire et du «chez-soi», du déplacement et de la (dé)colonisation. En 1994, Blondeau a co-fondé (avec Bradlee LaRocque) TRIBE, A Centre for Evolving Aboriginal Media, Visual and Performing Arts, un centre d'artistes autogéré dédié à la diffusion de l'art contemporain autochtone dans divers lieux institutionnels et publics. Son mandat, à travers l’orientation de sa programmation, est de soulever les grands problèmes politiques et sociaux qui préoccupent les artistes, les commissaires et les critiques des Premières Nations issus de la scène canadienne ou internationale, tout en proposant à sa communauté locale un programme de conférences et d'ateliers.

Née à Upsala, en Ontario, Rebecca Belmore est une artiste Anishinaabe (Ojibwé) qui vit et travaille à Vancouver. Elle est diplômée du Ontario College of Art and Design de Toronto. Depuis 1987, sa pratique multidisciplinaire – explorant la sculpture, la vidéo, l’installation et la performance – porte principalement sur la mémoire, l’espace et l’identité. Belmore a participé à moult expositions solo et de groupe, et ce de par le monde; en 2005, elle représentait officiellement le Canada à la Biennale de Venise.

Cecile Brass est membre de la Première Nation Peepeekisis et demeure à Regina. Son engagement dans les arts a débuté en performant avec la troupe de théâtre amérindienne Red Tattoo Ensemble et en dansant dans des pow-wows internationaux au sein d'une compagnie de danse. Après divers séjours en Europe, Brass a vécu à Taiwan pendant cinq ans; elle y a développé une passion pour l'universalité de l'expérience autochtone et les effets de la colonisation, un intérêt qui l'a menée à étudier les sciences politiques à l'Université de Regina. Elle a donné sa première performance artistique, «The Re-Birthing Project», au Sâkêwêwak Storytellers Festival en 2009.

Dana Claxton est de descendance Hunkpapa Lakota Sioux et sa réserve familiale est Wood Mountain, située dans le Sud-Ouest de la Saskatchewan. Artiste interdisciplinaire, elle s’intéresse tant au film et à la vidéo qu’à la photographie, à l’installation et à la performance. Ses œuvres, qui sondent tout particulièrement les thèmes de la beauté, du corps, du socio-politique et de la spiritualité, font partie de collections publiques et ont été exposées/projetées à l’international. Parmi ses nombreux mandats académiques, Claxton a été titulaire de la Ruth Wynn Woodard Chair in Gender, Sexuality, and Women's Studies à la Simon Fraser University (2009/10).

James Luna (Puyukitchum/Luiseño) demeure à La Jolla Indian Reservation dans le comté de San Diego, en Californie. Il a étudié les beaux-arts à UC Irvine, puis obtenu une maîtrise en orientation scolaire et professionnelle de la San Diego State University. En marge de ses emplois d’orienteur à temps plein au Palomar College et d’enseignant en arts à temps partiel à UC San Diego, il maintient une pratique installative/performative et conceptuelle depuis plus de 30 ans. À l’aide d’objets trouvés, de costumes, de musique, de vidéo et de diapositives, il crée des environnements devenant de véritables déclarations tant politiques qu’esthétiques.