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© Scott Wallis, Untitled B. 102, 2010. Laque sur panneau MDF | Lacquer on MDF. 20,32 x 20,32 x 6,35 cm. Gracieuseté de l’artiste | Courtesy of the artist.

Scott Wallis
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012
Exposition solo

Savoir si Scott Wallis aborde la matière en tant que sculpteur ou en tant que peintre n’est pas vraiment important, puisque le propre de sa démarche est précisément de travailler à réinventer un répertoire lié à l’abstraction au seuil du sculptural et du pictural. En ce sens, ses œuvres révèlent une forme de transgression disciplinaire qui sous-entend un plaisir apparent à déjouer les conventions qui encadrent et sécurisent notre perception.

Au regard de sa production des dernières années, on remarque un intérêt à réfléchir à l’image et à l’objet dans la perspective de leur basculement. Faut-il non seulement se mouvoir autour et devant les œuvres présentées afin de saisir leurs effets, mais aussi décortiquer les volumes, disséquer les interstices, circonscrire les vides et les pleins, accorder autant d’importance aux images-lumières qu’aux images-matières.

Parce que sa démarche relève d’une approche selon laquelle la forme détermine le contenu, que l’efficience de ses œuvres repose sur une sobriété extrême, sur une facture dépersonnalisée et sur une composition souvent sérielle, il semble pertinent d’envisager le travail de Scott Wallis comme un questionnement sur l’espace qui tente de conjuguer au présent des problématiques qui ont notamment été soulevées par le formalisme et par le minimalisme. Bien qu’il faille éviter de le confiner aux conventions contraignantes des ismes, il semble tout aussi logique d’inscrire sa démarche dans la filiation des artistes qui, aujourd’hui, poursuivent leurs recherches dans la foulée des problématiques abordées par les Plasticiens.

Présenté pour la première fois à Montréal, le travail de Scott Wallis peut être appréhendé comme un art d’interventions formelles qui exclut tout contenu expressif ou narratif. Ses œuvres ne comportent pas de titre afin de ne pas créer de point d’ancrage fixe ou même littéraire à leur interprétation. Toutefois, divers sujets sont à l’œuvre. Parmi ceux-ci, il y a la couleur, exploitée pour les qualités rythmiques qu’elle confère à l’espace. Il y a la lumière, qui joue un rôle de premier plan dans la modulation des pans et des plans. Il y a la ligne, qui transforme le devant en dedans. «Le monde est ce que nous voyons et […], pourtant, il nous faut apprendre à le voir» aurait pu répondre Maurice Merleau-Ponty à ce dernier.

Marie-Ève Beaupré

(1) Maurice Merleau-Ponty, Le Visible et l'Invisible, Paris, Gallimard, 1964, p. 18.

L’artiste remercie le Conseil des arts de l’Ontario, Rick Barr et l’équipe du Barr Cabinets, Kingston.

Conseil des arts de l'Ontario

Scott Wallis est né à Toronto. Suite à l’obtention d’un diplôme en anglais et en philosophie à la Queen’s University, il oriente ses recherches vers les arts visuels au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, il a notamment présenté ses œuvres à la Art Gallery of Hamilton, à la Agnes Etherington Art Centre ainsi qu’au McMaster Museum of Art. Il vit et travaille actuellement à Kingston (Ontario).