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© Oli Sorenson, AntiMap-23 (détail), 2011. Origami (carton mousse), projection vidéo | Origami (foamcore), video projection. 304 x 137 x 41 cm. Gracieuseté de l’artiste | Courtesy of the artist.

Oli Sorenson
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012
Antimap

Oli Sorenson s’est toujours refusé à définir sa pratique artistique selon des paramètres disciplinaires. Cette tendance à la spécialisation est selon lui nostalgique d’une époque révolue; il lui préfère la mobilité et l’ubiquité des réseaux globaux de communication, un phénomène véritablement métaphorique de l’imaginaire de notre temps. C’est davantage la surabondance de contenu – un enjeu central propre au numérique et à l’Internet – qui alimente sa réflexion. Il a par ailleurs exploré ce thème à travers le monde du VJing, dans le cadre d’événements d’arts médiatiques en Europe (ZKM, Allemagne, 2002; K/Haus Museum, Autriche, 2009) et en Asie (MAF, Thaïlande, 2005). Ce n’est pas sans raison qu’il définit son attitude comme celle d’un opérateur d’art : «je produis de l’art comme un DJ produit de la musique.»

Tour à tour auteur, performeur, interprète et plagiaire, il s’emploie à (re/dé)construire les structures narratives de l’image en mouvement et à déjouer les conventions du récit en privilégiant l’édition, la citation et l’échantillonnage comme actes créateurs. Dans la série Antimap, l’artiste se réapproprie le mapping, une technique couramment utilisée dans les festivals vidéo qu’il (re)contextualise dans l’espace de la galerie. Il intervient de façon minimale dans l’agencement d’un motif évoquant Daniel Buren et d’une esthétique rappelant l’Op Art ou les Supports/Surfaces, ce qu’il projette sur des formes tridimensionnelles, «des écrans qui résistent à leur rôle de réceptacles passifs et informent les images vidéos avec un élément additionnel de perception», souligne-t-il.

Visant à situer sa pratique à mi-chemin entre les arts visuels et les arts médiatiques, il est le premier à reconnaître que l’ère du numérique est tributaire du temps, un déterminisme fâcheux qui altère l’œuvre dans notre incapacité à l’archiver – nombre de logiciels étant rapidement désuets – alors que l’acte de peindre traverse inéluctablement les époques. Avec des œuvres telles que Antimap, il propose une synthèse qui se veut un retour à la peinture par l’entremise du numérique : il utilise le vocabulaire visuel propre aux arts médiatiques de manière à ce que la toile soit perçue comme une composante «résiduelle» d’un vaste échantillonnage.

Marie-Josée Lafortune
révision : Geneviève Bédard



Né à Los Angeles, Oli Sorenson est doctorant en Sciences humaines interdisciplinaires à l’Université Concordia. Il détient une maîtrise en média interactif de l’Université du Québec à Montréal (1998). Il a vécu à Londres (1999-2010) où il a pratiqué plusieurs formes d’expression : la peinture, l’installation interactive et le VJing. Commissaire de performances vidéographiques à la Tate Britain, l’Institute of Contemporary Art et le British Film Institute, il a également été rédacteur d’une chronique mensuelle d’événements vidéo internationaux dans DJ Mag (2003-2008). Il compte à son actif moult expositions, performances vidéo et VJ en Europe et en Asie. Il vit et travaille à Montréal.