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image
© Catherine Bodmer, Quinto piso (Susana), de la série Casas series, 2011. Impression au jet d'encre | Inkjet print. 61 x 61 cm. Gracieuseté de l’artiste | Courtesy of the artist.

Catherine Bodmer
du 8 septembre 2012 au 13 octobre 2012
Casas

La pratique de Catherine Bodmer se déploie autour des notions de transformation, de répétition et de fluidité ; elle comprend des installations, des œuvres in situ et des photographies. L’artiste utilise ces dernières afin d’explorer les espaces réels, imaginaires, ainsi que la (con)fusion des deux que permet le traitement numérique. Elle crée des séquences d’« images-boucles » grâce à la manipulation de certains éléments picturaux : au-delà de la fonction documentaire ou du potentiel narratif du médium photographique, il est donc question de sa (prétendue) transparence et de la construction des images, minutieusement sculptées pixel par pixel.

Sa production récente découle de deux résidences effectuées dans la ville de Mexico en 2010 et 2011. Bodmer y évite les références culturelles précises, s’intéressant davantage au déploiement d’un sens du lieu : « je tente de circonscrire un endroit, [...] de le reconnaître en tant qu’agencement de plusieurs variables, où rien ne reste vraiment stable. » Dans une mégalopole où abondent les gens et les choses, elle s’intéresse aux zones intermédiaires et périphériques dépouillées d’artifices, renvoyant à une certaine vulnérabilité ou précarité du quotidien. Après les Camellones – terre-pleins séparant les avenues routières – elle tourne son objectif vers les toits-terrasses dans la série des Casas – dont chaque titre précise le nombre d’étages et le nom d’un résident de l’immeuble représenté. Parsemés de dispositifs utilitaires, ces (non-)lieux de vie singuliers sont de véritables extensions de l’espace domestique intérieur.

Au sein d’un projet qui consiste donc, entre autres, à reconsidérer l’urbanisme et ses infrastructures en révélant l’essoufflement des utopies modernes(1), la facture léchée, la prise de vue frontale et le regroupement en diptyque insufflent d’abord aux œuvres une portée neutralisante, voire quasi-scientifique. Or, d’un cliché à l’autre, des altérations subtiles apparaissent dans l’architecture ou le paysage, dans l’échelle ou la perspective : « il y a du ‘faire’ et du ‘défaire’, ici de l’ajout, de l’effacement et du renversement(2). » Bien qu’elle affirme procéder de manière assez intuitive, Bodmer reconnaît que deux principes persistent et émergent du processus, soit la symétrie et la boucle, à la fois repères et sources de confusion. L’artiste crée ainsi une ambivalence qui oriente le regard dans l’image, active les comparaisons (dissemblances/similarités, vrai/faux) et rompt l’unité spatio-temporelle des prises de vue, où s’ouvrent alors des brèches insoupçonnées.

Geneviève Bédard

(1)Une idée développée par Marie-Ève Charron dans l’essai « Des particules urbaines », au sein de l’ouvrage Catherine Bodmer - Mexico DF (détails), Alma, SAGAMIE édition d'art, 2012 (à paraître).
(2)Nathalie Guimond, « Catherine Bodmer, Duo » (Centre Clark, Montréal, 2 septembre – 9 octobre 2010), Ciel variable, no 87, janvier – mai 2011, p. 73.

Rencontre avec Catherine Bodmer le samedi 29 septembre à 15h (Journées de la culture).

L’artiste remercie le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

L'exposition «Casas» de Catherine Bodmer, présentée 8 septembre au 13 octobre 2012 chez OPTICA, fait l'objet d'un nouvel article de Jérôme Delgado, Mexico, du septième ciel (Le Devoir, samedi 29 septembre 2012, p.E9).

L'exposition est également mentionnée dans la section AGENDA du Canadian Art de l'automne. Canadian Art, automne 2012, p. 33.

Catherine Bodmer MEXICO DF (DÉTAILS)
La nouvelle publication de Catherine Bodmer MEXICO DF (DÉTAILS) est maintenant en vente.

La critique d’art Marie-Ève Charron offre un premier regard sur la plus récente production photographique de l’artiste Catherine Bodmer, découlant de deux résidences de création dans la ville de Mexico en 2010 et 2011.

De son expérience réelle du territoire, Bodmer a décidé d’en partager une forme décantée, produite par la patiente transformation des images devenues le creuset de retouches sédimentées, un matériau joué en symétrie, discontinu et reconfiguré.Ce travail de manipulation donne une impulsion toute particulière à des échappées imaginaires et fictionnelles dans la spatiotemporalité des images, qui ont pour effet de reconsidérer l’urbanisme et les espaces de vie à Mexico. (- extrait du texte)

Catherine Bodmer MEXICO DF (DÉTAILS)
Monographie
Auteure : Marie-Ève Charron
Artiste : Catherine Bodmer
Traduit en anglais et en espagnol
92 pages, couleur
ISBN: 978-2-923612-36-2
Sagamie éditions d’art, 2012
Prix: 30$


Née à Zurich (Suisse), Catherine Bodmer vit et travaille à Montréal depuis 1996, où elle a œuvré en tant que coordonnatrice artistique à La Centrale / Galerie Powerhouse (1999-2002) et chez articule (2004-2009). Son travail a notamment été présenté dans de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan.