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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Caroline Cloutier, Downstairs (by Day) / En bas (le jour), 2022. Impression numérique, 266 x 178 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Downstairs (by Day) / En bas (le jour), 2022, digital print, 266 x 178 cm.
Courtesy of the artist.

Caroline Cloutier
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
Le travail de l'ombre

Ouverture samedi le 22 janvier 2022 - 12h à 17h
En présence de l'artiste Caroline Cloutier
Réservations obligatoires pour la visite des expositions, veuillez s.v.p. utiliser ce formulaire : https://form.jotform.com/202475220037243 :
https://form.jotform.com/202475220037243

Le travail de l’ombre est une exposition de l’artiste visuelle Caroline Cloutier qui poursuit les interrogations de son travail récent, présenté tant en galerie qu’in situ. Fondées sur des exercices perceptuels, généralement photographiques, ses œuvres proposent des emboîtements et des replis d’espaces, déployant des architectures quasi-abstraites. Au contraire d’artistes qui réfléchissent les particularités d’un lieu par sa reconstitution partielle dans l’espace d’exposition, Cloutier travaille avec les espaces tels qu’ils se trouvent, comme une matière ; non pas pour en révéler une quelconque essence, mais plutôt pour documenter l’expérience particulière de leurs ambivalences, leurs aspects liminaires.

Présenté en primeur chez OPTICA, Shadow Work regroupe une paire d’impressions photographiques et une installation murale, mises en relation par une intervention qui découpe l’espace de la galerie en zones franches d’ombre et de lumière. Les deux photographies laissent entrevoir un fragment exemplaire d’un certain legs de la modernité architecturale, angulaire et lisse ; si bien que l’espace photographié, que l’on arrive à reconstituer malgré la vue télescopée et partielle que nous en avons, semble appartenir simultanément aux règnes du privé et du public, du domestique et du civil. Dans ces images, l’artiste relate l’effet qu’ont les lumières artificielles et naturelles qui entrent dans cet espace selon le moment de la journée, lumières qui en modifie profondément sa lecture en créant des interstices visuels dans le bâti.

Cette fascination pour la lumière est aussi présente dans une sculpture composée de plaques triangulaires polies, placées au mur de manière concentrique. Si la pratique de la sculpture est arrivée plus récemment dans la démarche de l’artiste, elle participe d’une volonté similaire à la photographie : celle de travailler directement la capacité de la lumière à transformer et à interférer notre perception. Tout aussi important dans le corpus présenté est cette révélation du travail humain – en montrant dans le détail de ses images les aspérités des murs et des planchers, des surfaces qui sont habituellement lustrées ou polies. Ainsi, les œuvres de Caroline Cloutier, si elles s’allient à la rigueur géométrique de l’abstraction et du minimalisme, ou encore à la photographie moderniste et aux sites qu’elle reproduit, sont aussi informées par un intérêt pour les traces de ces espaces sentis, voire ressentis.

Daniel Fiset

Caroline Cloutier est la lauréate 2020 de la bourse d'études supérieures en arts visuels Yvonne L. Bombardier de La Fondation J. Armand Bombardier.

Fondation J. Armand Bombardier
Créée en 1965 par l'épouse et les trois filles de l'inventeur, la Fondation J. Armand Bombardier participe à l’avancement des individus, des organisations et des communautés en appuyant des initiatives qui favorisent l’innovation sociale et le renforcement des capacités. Depuis ses débuts, elle est l’un des vecteurs choisis par Bombardier pour réaliser sa responsabilité sociale.

Une fondation, trois destinations : la Fondation œuvre en philanthropie tout en soutenant le Musée de l'ingéniosité J. Armand Bombardier et le Centre culturel Yvonne L. Bombardier à Valcourt, à travers lesquels elle promeut la persévérance scolaire et l'accès aux arts et à la culture.

Caroline Cloutier tient à remercier la Fondation J. Armand Bombardier, le Conseil des arts de Longueuil, le Centre Sagamie.

Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :
- Réservation, svp utilisez ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder à la fois un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.
Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

CHOQUETTE, Emmanuelle. « Caroline Cloutier, Variations», Espace art actuel, no 126, automne, p. 96-98.

fondationbombardier




Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Daniel Fiset est un travailleur culturel basé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Il occupe actuellement le poste de commissaire adjoint à l’engagement à la Fondation PHI. Ses recherches récentes portent sur les intersections des pratiques artistiques, critiques et pédagogiques au Québec.




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Olivia Boudreau, J'ai peur, 2022. Installation vidéo à deux projections, HD, 28 min. 28 s, couleur, stéréo. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Two-channel video installation, HD, 28 min. 28 sec., color, stereo. Courtesy of the artist.

Olivia Boudreau
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
J'ai peur

Ouverture samedi le 22 janvier 2022 - 12h à 17h En présence de l'artiste Olivia Boudreau
Réservations obligatoires pour la visite des expositions, veuillez s.v.p. utiliser ce formulaire : https://form.jotform.com/202475220037243

« Amaxophobie : la peur de conduire un véhicule »
– La liste des phobies

Ne craignez rien, observez simplement : le vrombissement tranquillisant d’une Lincoln classique avançant le long d’un sinueux chemin de campagne, tard le soir ; le réconfort rythmique des voix des deux femmes se parlant à voix basse sur la banquette arrière ; les vues cinématographiques apaisantes d’une route plongée dans l’obscurité qui se révèle peu à peu dans un parcours de trente minutes. J’ai peur (2021), la plus récente projection vidéo d’Olivia Boudreau, a en son cœur conceptuel un scénario à deux voix ancré dans d’innombrables phobies et, pourtant, il s’en dégage un effet d’ensemble empreint de chaleur. Une certaine nostalgie habite cette scène familière et intemporelle, ouvrant les sens aux ballottements tranquilles d’aventures nocturnes motorisées.

La trame verbale de la performance, puisée d'un site web libre offrant une compilation de phobies, parle des peurs à la première personne, les deux actrices se confiant l’une à l’autre à l’écran : « J’ai peur des objets qui sont à ma droite… J’ai peur du diable… J’ai peur d’aller à l’école. » Filmées à partir de la taille dans de confortables fourrures d’un blanc cassé et des hauts en laine, elles s’échangent les mots avec un mélange troublant d’intimité et de pince-sans-rire. Chacune livre ses phrases sans hésitation et sans anxiété, reconnaissant à peine l’aveu chuchoté de l’autre, et la cadence de leurs réactions devient aussi importante que leur contenu. La peur, ou sa proche parente la phobie, alterne de manière imprévisible entre l’englobant et le minimal, l’abstrait et le précis, le dicible et le ridicule, le comique et le triste. À l’annonce de certaines phobies surgit souvent une menace ou un malaise, faisant vibrer une corde sensible chez l’auditrice ou l’auditeur qui reconnaît alors ses propres peurs.

Boudreau projette cette spacieuse scène de banquette arrière au fond de la galerie OPTICA, derrière l’entrée au public. Conséquemment, le point de vue immersif de la voiture classique glissant sans effort sur la lisse chaussée nocturne est la première chose qui s’offre à nous. Cette grosse machine-chaloupe, cette boîte en acier, suscite un sentiment de protection contre ce grand inconnu que représente le monde extérieur. Dans ce véhicule, devant la danse de la ligne jaune centrale, nos peurs sous-jacentes s’évanouissent à l’arrière dans un murmure et l’on se trouve ailleurs.

Didier Morelli

Traductrice : Colette Tougas

Interprètes : Rosa-Anne Déry et Sarah Laurendeau
Direction photo : Julien Fontaine
Conception sonore : Frédéric Cloutier
Maquillage et coiffure : Mary Khalife

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REVUE DE PRESSE

Olivia Boudreau s'intéresse à notre capacité à lire et à éprouver le réel. Elle cherche à saisir l’influence de l'inconscient et de la culture sur le sens que nous attribuons aux images et aux événements. Ses films, ses installations vidéo et ses performances offrent des expériences qui engagent les capacités de perception du spectateur et l'invitent à aller au-delà des évidences. Par des images très composées, des corps qui attendent, des actions qui se déploient avec lenteur, le travail met en évidence les changements subtils qui peuvent provoquer une diversité d'interprétations.

Ses œuvres ont été largement diffusées au Canada, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à The Rooms, St John’s, à la Contemporary Art Gallery de Vancouver et à l’international, au Fresnoy (France) et au Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain.

Ses courts-métrages ont été projetés lors de plusieurs festivals importants : Toronto International Film Festival, Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne), SIFF (Seattle, États-Unis) et Stockholm Film Festival. En 2012, 2014 et 2016, Boudreau a été mise en nomination pour le prestigieux Prix Sobey en art contemporain au Canada.

Didier Morelli est historien de l'art et de la performance, critique et commissaire d'exposition. Il est titulaire d'un doctorat en études de la performance de la Northwestern University à Chicago. Rédacteur adjoint de la revue Espace art actuel, ses écrits ont été publiés entre autres dans Art Journal, Canadian Theatre Review, C Magazine, Border Crossings, Esse Arts + Opinions, Performa Magazine, Spirale et TDR : The Drama Review.





Clara Gutsche
du 9 avril 2022 au 11 juin 2022
Clara Gutsche

Des séries Milton-Parc (1970-1973), Les sœurs Cencic (1974-1976), Sarah (1982-1989), Jeanne-Mance Parc (1982-1984), Siblings and Singles (2008 - 2022)

Commissaire : Marie-Josée Lafortune

De manière remarquable, la photographe Clara Gutsche a observé la réalité sociale de ses contemporains d’un point de vue intimiste et engagé. L’important legs des droits civiques et de la cause des femmes a certes eu une influence déterminante dans sa façon d’appréhender le réel. Trouvant son inspiration dans la banalité des situations domestiques, une approche qui rejoint ses convictions féministes, elle a cherché à représenter cette position dans un contexte culturel et social en constante évolution.

Cette exposition monographique aborde l’approche féministe et l’engagement de l’artiste qui s’inscrit dans la tradition de la photographie documentaire. Le corpus étudié réunit les portraits réalisés à partir des années 1970 jusqu’à nos jours.

Trente-deux épreuves argentiques des séries «Milton-Parc» (1970-1973), «Les sœurs Cencic» (1974-1976), «Sarah» (1982-1989) et «Jeanne-Mance Parc» (1982-1984), proviennent de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal. La série «Siblings and Singles» (2008 -2022 ), réalisée lors de résidences artistiques en Europe et auprès de familles, ami.e.s et proches, au Canada et aux États-Unis, poursuivent les recherches de l’artiste sur le genre et l’identité.

Une publication accompagne cette exposition et paraîtra en 2023.

Nous souhaitons remercier le Musée des beaux-arts de Montréal pour le prêt accordé.