Raymonde April
du 9 septembre 2011 au 15 octobre 2011
Mon regard est net comme un tournesol
Le Mois de la Photo à Montréal présente, en collaboration avec Optica, un centre d’art contemporain, l’exposition Mon regard est net comme un tournesol de Raymonde April. C’est sous le thème Lucidité. Vues de l’intérieur, proposé par la commissaire invitée Anne-Marie Ninacs, que se tiendra la 12e édition du Mois de la Photo à Montréal, du 8 septembre au 9 octobre prochain. Pour l’occasion, 25 expositions solos d’artistes d’ici et d’ailleurs seront disséminées à travers la ville et transformeront la métropole en une vaste exposition de photographie.
Raymonde April est reconnue depuis la fin des années 1970 pour sa pratique photographique inspirée de sa vie privée, qu’elle maintient habilement au confluent du documentaire, de l’autobiographie et de la fiction. Insatiable amoureuse des personnes, paysages, histoires, objets et autres choses apparemment ordinaires qui constituent l’identité, elle ne cesse de revenir sur les mêmes lieux, devant les mêmes sujets, afin de comprendre sa propre intimité. Ce travail l’amène aussi, depuis plus de quinze ans, à réinterpréter régulièrement ses propres archives photographiques. Elle le fait à nouveau, à la demande du Mois de la Photo à Montréal, en les interrogeant à la lumière de la notion d’autoreprésentation.
Anne-Marie Ninacs
Source :: Le Mois de la Photo à Montréal :: Relations de presse
Chantale Crépeault
chantale.crepeault@moisdelaphoto.com
T 514 390 0383
moisdelaphoto.com
Visite commentée par Raymonde April, samedi 1er octobre à 14h. Activité gratuite organisée dans le cadre des Journées de la culture.
L’artiste remercie ses modèles/sujets, parents et amis, ses collaborateurs/trices Andreas Rutkauskas, Clare Samuel, Noémie Da Silva, Martin Schop, ainsi que la commissaire Anne-Marie Ninacs et Le Mois de la photo à Montréal.
Cette exposition a été rendue possible grâce au soutien du bureau de la vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures de la Faculté des Beaux-arts de l’Université Concordia et d’Hexagram, Institut de recherche/création en arts et technologies numériques.
Raymonde April est née en 1953 à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Elle vit et travaille à Montréal. Ses images s’inspirant de sa vie privée qui ont fait école dans le monde canadien de la photographie. Abondamment présenté au Canada et en Europe, son travail a fait l’objet d’importantes expositions individuelles, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal (1986), au Musée d’art de Joliette (1997) et à la Galerie Leonard & Bina Ellen (2001). En 2010, les galeries Occurrence, Les Territoires et Donald Browne, à Montréal, présentaient conjointement Équivalences. April est lauréate du prix Paul-Émile Borduas (2003), du Paul de Hueck and Norman Walford Career Achievement Award for Art Photography (2005) et de l’Ordre du Canada (2010). Elle est représentée par la Galerie Donald Browne, à Montréal.
Laurent Pernel
du 1 octobre 2011 au 31 décembre 2011
Résidence de recherche jeune création (Montréal)
Laurent Pernel (Lyon) déploie son travail comme un chantier de construction permanent investissant l’espace public : micro dispositifs bricolés, constructions monumentales ou actions sportives burlesques, ses œuvres protéiformes s’inscrivent dans le paysage urbain pour en détourner le sens et la perception. Autrefois étudiant en architecture, l’artiste affirme s’être «libéré de la contrainte technique trop rigoureuse du bâtiment en travaillant à partir de matériaux simples». S’appuyant sur une observation contextuelle du lieu qui le reçoit — dont il relève les singularités, des incongruités formelles ou historiques propres à chaque agglomération — il tente de ramener à une même ligne de lecture des éléments disparates, les raccordant alors à d’autres lieux croisés ou à son histoire personnelle. En collaboration avec art3 (Valence, France), OPTICA est fier d'accueillir Laurent Pernel à Montréal du 1er octobre au 31 décembre 2011!
Lors de sa présentation publique du 15 décembre, l'artiste a commenté les recherches et le travail vidéo effectués à Montréal cet automne; il a également dévoilé trois livrets entièrement produits pendant son séjour. Notez que cet événement était jumelé au lancement de l'édition Résidence de recherche jeune création : Anne-Lise Seusse, Olivia Boudreau, une publication (co)éditée avec art3 (Valence) ayant bénéficié de l’aide spécifique du Ministère des Relations internationales du Québec, de la Région Rhône-Alpes et du Consulat général de France à Québec.
Suzy Lake, Une simulation authentique de... no 2 | A Genuine Simulation of... no. 2, 1974. Maquillage sur photographie noir et blanc. | Make-up on black-and-white photograph. Musée des beaux-arts de Montréal. Achat, collection Saidye et Samuel Bronfman d’art canadien. | Purchase, Saidye and Samuel Bronfman Collection of Canadian Art.
Olivia Boudreau, Sorel Cohen, Raphaëlle de Groot, Suzy Lake, Claire Savoie, Jana Sterbak
du 12 novembre 2011 au 17 décembre 2011
Archi-féministes! : Archiver le corps (1er volet)
Sous la direction de Marie-Ève Charron (commissaire indépendante et critique au journal Le Devoir), Marie-Josée Lafortune (directrice d’OPTICA) et Thérèse St-Gelais (professeure d’histoire de l’art spécialisée en études féministes et sur le genre à l’UQAM), l’exposition «Archi-féministes!» réunit un important corpus d’œuvres historiques et contemporaines de femmes artistes ayant contribué à l’histoire du centre depuis 1972. Pour une première fois, cette histoire est abordée sous une perspective féministe, un féminisme d’archives qui propose un regard rétrospectif et actualisé s’intéressant, entre autres, à la performativité des pratiques et aux stratégies qui prennent place dans la photographie, la vidéo et le document.
Cette exposition, qui sollicite non seulement le fonds documentaire OPTICA, mais aussi des collections privées et publiques ainsi que des archives d’artistes, est présentée en deux volets. Dans un premier temps, «Archiver le corps» fait état d’enjeux identitaires dans des contextes qui interrogent notre rapport à soi, à l’autre et à l’histoire de l’art. Dans le travail d’Olivia Boudreau, de Sorel Cohen, de Raphaëlle de Groot, de Suzy Lake, de Claire Savoie et de Jana Sterbak, on y retrouvera des figures mises en scène, parfois éprouvées, offrant une intimité empreinte d’érotisme ou d’affects qui revoit la représentation du corps et son historicisation.
Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Olivia Boudreau a pris part à plusieurs événements à Montréal et à Toronto. À la suite de sa résidence à art3 (Valence, France) en 2010 – dans le cadre du programme croisé initié par art3 et OPTICA, où elle a exposé Les vaches en 2007 – elle a présenté son premier solo en Europe à Néon, diffuseur d’art contemporain (Lyon). Cet automne, elle participe à la «Triennale québécoise 2011» au Musée d’art contemporain de Montréal. Boudreau est artiste en résidence à la Fonderie Darling (Montréal).
Diplômée des universités McGill et Concordia, Sorel Cohen compte de nombreuses expositions en solo, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal (1986) et aux Ateliers Nadar à Marseille (1994). Elle a également participé à diverses expositions collectives au Canada et à l’étranger, principalement à Cologne, à New York et à Mexico. Elle a exposé chez OPTICA à plusieurs reprises — huit fois entre 1978 et 2000 — et a fait partie du conseil d’administration de la galerie. Cohen est représentée par la Galerie Donald Browne (Montréal).
Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Raphaëlle de Groot poursuit depuis plus de dix ans une démarche portant sur la figure de l’artiste. Elle compte de nombreuses expositions collectives et en solo à son actif, dont la plus importante a eu lieu en 2006 à la Galerie de l’UQAM. En 2001, elle participait à «Gestes d’artistes», organisée par OPTICA dans le cadre de la Saison du Québec à New York. De Groot est représentée par la Galerie Graff (Montréal).
Professeure émérite de l’Université Guelph, Suzy Lake détient une maîtrise en études multidisciplinaires et photographiques de l’Université Concordia. Elle a exposé de par le monde, faisant entre autres partie de l’emblématique «WACK! Art and the Feminist Revolution», présentée en 2007 au MOCA (Los Angeles). Elle a participé à «Camerart» (1974) et «La photographie en tant que document vulgaire» (1988), deux expositions phares dans l'histoire d'OPTICA. Lake est représentée par Michael Solway/Carl Solway Gallery (Cincinnati), Georgia Scherman Projects Inc (Toronto) et la Galerie Donald Browne (Montréal).
Claire Savoie est professeure en arts visuels et médiatiques à l’UQAM, d’où elle détient un diplôme de 2e cycle. Elle a participé à plusieurs expositions collectives dont, récemment, «Femmes artistes. L’éclatement des frontières, 1965-2000» (2010) au Musée national des beaux-arts du Québec. Dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal 2011, elle présente «Aujourd’hui (dates-vidéos)» à la SBC galerie d’art contemporain. Depuis 1998, elle est engagée au sein du conseil d’administration d’OPTICA, où elle a exposé «Les épithètes» en 1994.
Diplômée des universités Concordia et de Toronto, Jana Sterbak a reçu de nombreux prix et distinctions et a participé à plusieurs biennales, dont la prestigieuse Biennale de Venise (2003). Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques tant au Canada qu’à l’international. Outre le solo «Travaux récents» présenté en 1980, elle fut l’adjointe du directeur et fondateur d’OPTICA dans les premières années du centre. Sterbak est représentée par les galeries Toni Tàpies – Edicions T (Barcelone), Raffaella Cortese (Milan), Barbara Gross (Munich) et Donald Young (Chicago).
OPTICA et les commissaires remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec, volet soutien à des projets pour les organismes et les commissaires indépendants, pour son appui dans la réalisation de cette exposition. Merci aux institutions partenaires nous ayant accordé leur confiance : la Galerie Leonard & Bina Ellen (Michèle Thériault, directrice et Mélanie Rainville, conservatrice Max Stern); le Musée des beaux-arts de Montréal (Nathalie Bondil, directrice, Anne-Marie Chevrier, technicienne aux prêts et acquisitions, Marie-Claude Saia, technicienne, services photographiques et droits d'auteur et Simon Labrie, gestion des transports / service des expositions); la Winnipeg Art Gallery (Stephen Borys, directeur, Helen Delacretaz, conservatrice en chef et conservatrice des arts décoratifs et Karen Kisiow, registraire). Merci à Josianne Monette pour les dossiers d’œuvres, à Geneviève Bédard pour les suivis de prêts, à Marc Dulude et à Pierre Przysiezniak pour les installations en galerie. Merci à Olivia Boudreau, à Sorel Cohen, à Raphaëlle de Groot, à Suzy Lake, à Claire Savoie et à Jana Sterbak d’avoir gracieusement accepté notre invitation.
Marie-Ève Charron enseigne l’histoire de l’art à l’UQAM ainsi qu’au niveau collégial. Critique d’art au quotidien montréalais Le Devoir, elle écrit pour diverses publications, notamment pour la revue esse arts + opinions, dont elle fait partie du comité de rédaction. Entre 2003 et 2006, elle a été coordonnatrice de production et adjointe à la rédaction de la revue Parachute. Elle a également agi à titre de coordonnatrice pour des publications de centres d’artistes autogérés et pour le Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a été commissaire de l’exposition collective «Au travail», présentée en 2010 au Musée régional de Rimouski.
Marie-Josée Lafortune est directrice du centre d’art contemporain OPTICA; depuis 1992, elle dirige l’ensemble des activités artistiques, critiques et éditoriales du centre. Elle a occupé la fonction de présidente du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec de 2006 à 2010. Outre la publication d’articles dans les revues Parachute, esse arts + opinions et la Critique d’art (France), elle a notamment co-dirigé avec Lynn Hugues l’ouvrage Penser l’indiscipline, paru en 2001 aux éditions OPTICA. En 2006, elle a initié un programme croisé de résidence de recherche dédiée à la jeune création avec le centre art3 (Valence, France), une plateforme de diffusion pour les artistes du Québec à l’international.
Thérèse St-Gelais est professeure en histoire de l’art à l’UQAM, où elle enseigne l’art contemporain, l’histoire de l’art des femmes et les problématiques qui s’y rattachent. Elle a dirigé l’ouvrage L’indécidable. Écarts et déplacements de l’art actuel, paru aux éditions esse en 2008. En 2010, elle a organisé le colloque État de la recherche «Femmes : théorie et création» dans la francophonie. Elle prépare présentement une exposition collective, «Loin des yeux près du corps», à la Galerie de l’UQAM (13 janvier – 18 février 2012) et une exposition solo sur l’œuvre de Ghada Amer au Musée d’art contemporain de Montréal (2 février – 20 avril 2012).
Sophie Bélair Clément, Raphaëlle de Groot, Vera Frenkel, Clara Gutsche, Emmanuelle Léonard
du 21 janvier 2012 au 25 février 2012
Archi-féministes! : Performer l'archive (2e volet)
*Visite commentée :: vendredi 10 février (16h)*
Sous la direction de Marie-Ève Charron (commissaire indépendante et critique au journal Le Devoir), Marie- Josée Lafortune (directrice d’OPTICA) et Thérèse St-Gelais (professeure d’histoire de l’art spécialisée en études féministes et sur le genre à l’UQAM), l’exposition «Archi-féministes!» réunit un important corpus d’œuvres historiques et contemporaines de femmes artistes ayant contribué à l’histoire du centre depuis 1972. Pour une première fois, cette histoire est abordée sous une perspective féministe, un féminisme d’archives qui propose un regard rétrospectif et actualisé s’intéressant, entre autres, à la performativité des pratiques et aux stratégies qui prennent place dans la photographie, la vidéo et le document. Cette exposition, qui sollicite non seulement le fonds documentaire OPTICA, mais aussi des collections privées et publiques ainsi que des archives d’artistes, est présentée en deux volets.
Après «Archiver le corps», «Performer l’archive» réunit des artistes qui appartiennent à la tradition documentaire ou qui la revisitent par le truchement de la performance, de l’appropriation, de l’accumulation et de la répétition. Ces stratégies, en plus d’interroger la notion d’auteur et sa tradition artistique, consistent à indexer le corps de l’artiste ainsi que le temps de production et de réception de l’œuvre. Les pratiques de Sophie Bélair Clément, de Raphaëlle de Groot, de Vera Frenkel, de Clara Gutsche et d’Emmanuelle Léonard questionnent divers processus de production par des opérations critiques faisant appel à la fiction, au corps, aux récits intimes, à la réflexivité et à la subjectivité.
Diplômée d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Sophie Bélair Clément propose depuis la fin des années 2000 des installations collaboratives revisitant des œuvres contemporaines, ainsi que des reconstitutions d’expositions muséales historiques et de salles d’expositions. En 2009, elle présentait «Le son du projecteur» à OPTICA, un projet basé sur une expérience vécue l’année précédente au Museum Anna Nordlander (Skellefteå, Suède). Elle a exposé son travail au Québec, au Canada et à l’étranger; l’automne dernier, elle faisait partie de la «Triennale québécoise 2011» au Musée d’art contemporain de Montréal.
Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Raphaëlle de Groot poursuit depuis plus de dix ans une démarche reposant entre autres sur une activité de collecte qui permet de réorganiser une matière et de la constituer en archives. Elle compte de nombreuses expositions collectives et en solo à son actif, dont la plus importante a eu lieu en 2006 à la Galerie de l’UQAM. En 2001, elle participait à «Gestes d’artistes», organisée par OPTICA dans le cadre de la Saison du Québec à New York. De Groot est représentée par la Galerie Graff (Montréal).
Récipiendaire de nombreuses distinctions dont le Prix du Gouverneur général en arts visuels et médiatiques (2006), Vera Frenkel a complété ses études à l’Université McGill. Ses installations, performances, vidéos et œuvres multimédia nous mettent en présence d’éléments de récits confondant réalité et fiction. Professeure émérite à l’Université York, elle compte à son actif moult expositions en solo et de groupe dont la Documenta IX de Cassel (1992) et la Biennale de Venise (1997). À OPTICA, elle a fait partie des expositions «Vérifications» (1984) et «Exposition rétrospective : volet II», soulignant le vingtième anniversaire du centre en 1992; elle est aussi l’une des auteurs de l’ouvrage «Penser l’indiscipline : recherches interdisciplinaires en art contemporain» (2001).
Clara Gutsche détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia, où elle enseigne également. Elle est reconnue pour sa photographie documentaire, notamment une célèbre série sur le quartier Milton Parc — réalisée en collaboration avec David Miller — présentée par OPTICA dans l’exposition et le catalogue «You Don't Know What You've Got 'Till It's Gone... The Destruction of Milton Park» (1973). Depuis 2000, on lui a consacré plusieurs expositions solo, dont au Musée de la Photographie (Charleroi, Belgique), à la Casa delle Letterature (Rome), à VU (Québec) et à Occurrence (Montréal).
Formée à l’UQAM et à l’Université Concordia, Emmanuelle Léonard aborde dans son travail le statut et la tradition de la photographie documentaire. L’artiste, qui s’est méritée le prix Pierre-Ayot de la Ville de Montréal en 2005, compte de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment au Musée d'art contemporain de Montréal et à la Neue Berliner Kunstverein (Berlin). Dans le cadre de la 10e édition du Mois de la Photo à Montréal, OPTICA présentait «Une sale affaire» (2007).
OPTICA et les commissaires remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec, volet soutien à des projets pour les organismes et les commissaires indépendants, pour son appui dans la réalisation de cette exposition. Merci à Madame Natacha Martin, ainsi qu’aux institutions partenaires nous ayant accordé leur confiance : la Galerie Leonard & Bina Ellen (Michèle Thériault, directrice et Mélanie Rainville, conservatrice Max Stern) et le Agnes Etherington Art Centre (Jan Allen, conservatrice en chef et conservatrice de l’art contemporain et Jennifer Nicoll, responsable des collections et coordonnatrice d’expositions). Merci à Josianne Monette pour les dossiers d’œuvres, à Geneviève Bédard pour les suivis de prêts, à Marc Dulude et à Pierre Przysiezniak pour les installations en galerie. Merci à Sophie Bélair Clément, à Raphaëlle de Groot, à Vera Frenkel, à Clara Gutsche et à Emmanuelle Léonard d’avoir gracieusement accepté notre invitation.
Une exposition à voir cette saison selon Jérôme Delgado («Galeries et centres d'artistes : Du trafic...dès maintenant», Le Devoir, 14 et 15 janvier 2012, p. E12.) et Nicolas Mavrikakis («Expos à contenus», Voir, 12 janvier 2012.
Date limite | Deadline
le 28 février 2012
28 février : appel à projets (programmation 2013)
Pour plus d'informations, consultez la fiche virtuelle détaillée concernant notre appel à projets annuel.
le 1 mars 2012
1er mars : Résidence de recherche jeune création, Valence (France) appel à candidatures
Pour plus d'informations, veuillez consulter la fiche virtuelle détaillée concernant notre programme de résidence de recherche jeune création (Montréal - Valence, France). Merci!
Scott Wallis
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012
Exposition solo
Le travail de Scott Wallis se veut tant sur l’espace que dans l’espace, explorant et (re)négociant les frontières disciplinaires entre le sculptural et le pictural à travers l’abstraction. Sa pratique s’inscrit en continuité avec une tradition formaliste et moderniste, un héritage résolument assumé, voire revendiqué par l’artiste lui-même. Citant Hal Foster, il soutient ainsi que «le minimalisme apparaît comme un moment charnière où l’autonomie de l’art fut à la fois réalisée et achevée»(1); cette contradiction réside au cœur même de sa démarche. Cette exposition fait suite à une invitation de Marie-Ève Beaupré (commissaire indépendante et doctorante en histoire de l’art à l’UQAM).
(1) Traduction libre. The Return of the Real: The Avant-Garde at the End of the Century, Cambridge, Mass. : MIT Press, 1996, p. 54.
Oli Sorenson
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012
Exposition solo
Oli Sorenson définit son attitude comme celle d’un opérateur d’art : «je produis de l’art comme un DJ produit de la musique.» Il s’emploie à (re/dé)construire les structures narratives de l’image en mouvement et à déjouer les conventions du récit en privilégiant l’édition, la citation et l’échantillonnage comme actes créateurs. Dans la série Antimap, il intervient de façon minimale dans l’agencement d’un motif évoquant Daniel Buren, d’une esthétique rappelant l’Op Art ou les Supports/Surfaces et d’une technique circulant dans les festivals de musique électronique (mapping), une accumulation d’opérations recontextualisées en galerie grâce à laquelle l’artiste affirme trouver sa signature.
En conversation avec Michel de Broin
le 12 avril 2012
Cocktail | Conférence | Exposition + vente d’œuvres
Jeudi le 12 avril 2012, 17h-20h
L’Arsenal (à la Galerie Division) : 2020, William, Montréal (Québec) H3J 1R8
Réservations : 514.874.1666 | communications@optica.ca
Michel de Broin, récipiendaire du Prix artistique Sobeys 2007, jouit d’une renommée internationale. Il compte de nombreuses expositions en solo de par le monde, dont «Disruption from Within» (Plug In, Winnipeg, 2009), «Reciprocal Energy» (Mac/Val, Paris, 2008), «Machinations» (Musée national des beaux-arts du Québec, 2006) et «Reverse Entropy» (Künstlerhaus Bethanien, Berlin, 2006). Il est reconnu pour ses projets d’envergure investissant l’espace public, comme Majestic (The Third of May Arts inc., Nouvelle-Orléans, 2011), La maîtresse de la Tour Eiffel (Nuit Blanche, Paris, 2009) et Révolutions (Collection de la Ville de Montréal, Parc Maisonneuve- Cartier, 2003). Il est représenté par la Galeria Toni Tàpies (Barcelone).
À L’Arsenal, Michel de Broin retracera son parcours aux côtés d’une exposition et d’une vente d’œuvres au profit d’OPTICA. Les fonds amassés contribueront à l’essor des activités du centre et de la bourse William A. Ewing. La galerie est inscrite au Programme Placements Culture du Gouvernement du Québec.
Cynthia Girard
du 12 mai 2012 au 16 juin 2012
Pierre Vallières + Josée Yvon
Deux antihéros pasoliniens habitent la tête de l’artiste et s’insinuent en elle presque à son insu : il s’agit de Pierre Vallières et de Josée Yvon. Vallières s’y présente sous la forme de Saint-François-d’Assise, nourrissant les oiseaux de miettes de pain et de son livre Nègres blancs d’Amérique. Yvon, quant à elle, demande à l’artiste de peindre des portraits tirés de la couverture de ses ouvrages aux titres utopistes et chargés d’érotisme tels que Travesties-Kamizaze, Filles-missiles et Les laides otages. Sous la forme d’une installation — peintures, objets et sculptures sonores —, ce projet de Cynthia Girard revoit les utopies révolutionnaires d’un Québec moderne avec un imaginaire débridé.
Julie Trudel
du 12 mai 2012 au 16 juin 2012
Exposition solo
La pratique de Julie Trudel conjugue art abstrait et conceptuel, une approche que l’artiste qualifie de post-structuraliste. S’intéressant aux systèmes de représentation dont nous usons pour rationaliser certaines réalités complexes — comme les quatre couleurs de l’imprimerie dans le projet CMYK, abréviation anglaise de cyan, magenta, jaune et noir — elle propose une exploration méthodique des procédés picturaux. Elle établit des protocoles de travail simples, puis les répète de manière sérielle : une gamme de couleurs restreinte, un motif primaire, un procédé d’application prédéfini, un principe de composition non hiérarchique (all-over)... C’est par la répétition de ces opérations que le procédé révèle alors ses possibilités, et ce jusqu’à leur épuisement.