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2016 - 2018

Programmation

Julien Discrit
du 1 septembre 2016 au 8 octobre 2016

Simon Belleau
du 1 septembre 2016 au 8 octobre 2016

Edith Brunette
du 1 septembre 2016 au 31 décembre 2017


du 3 septembre 2016 au 5 septembre 2016


du 8 septembre 2016 au 8 septembre 2016

Les samedis famille + Journées de la culture
du 10 septembre 2016 au 8 octobre 2016

Knut Åsdam
du 20 octobre 2016 au 14 janvier 2017


du 29 octobre 2016 au 14 janvier 2017

Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition d'Étienne Tremblay-Tardif
du 2 décembre 2016 au 17 décembre 2016

Horaire du Temps des fêtes | Holiday Season Schedule
du 18 décembre 2016 au 2 janvier 2017

Nelson Henricks
du 28 janvier 2017 au 25 mars 2017

Jim Holyoak
du 28 janvier 2017 au 25 mars 2017

Nadège Grebmeier Forget
Ursula Johnson
Autumn Knight
Michelle Lacombe
Mikhel Proulx

Commissaire | Curator : Nicole Burisch

du 21 avril 2017 au 10 juin 2017

Caroline Mauxion
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

Teja Gavankar
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

Arnait Video Collective (Women’s Video Workshop of Igloolik)
Bertille Bak
Lisa Jackson
Yoshua Okón
Helen Reed

Commissaire | Curator : Zoë Chan

du 20 janvier 2018 au 17 mars 2018




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Julien Discrit, Animation (détail), 2016
Image tirée de la vidéo, vidéo 4k, couleur, son. | Video still, 4k video, color, sound.
Avec l'aimable permission de l'artiste et de la Galerie Anne-Sarah Bénichou|
Courtesy of the artist and Galerie Anne-Sarah Bénichou

Julien Discrit
du 1 septembre 2016 au 8 octobre 2016
Nature. Culture.

Empruntant tour à tour à l’installation, à la performance, à la photographie ou à la vidéo, l’œuvre de Julien Discrit est nourrie par les échanges possibles entre les sciences humaines et naturelles et propose l’art comme topos pour faire interagir ces deux champs disciplinaires. Sa pratique artistique interroge l’écart entre l’expérience vécue d’un territoire et sa représentation visuelle ou matérielle, procédant à une investigation des divisions entre idées et pratiques, entre concepts et percepts.

Pour l’œuvre présentée au centre OPTICA, Discrit porte son attention sur le ruban (ou bande) de Möbius, objet paradigmatique de la topologie, une science en plein développement au 19e siècle qui s’intéresse aux possibilités de transformation continue des espaces. Le ruban figuré dans l’oeuvre porte le nom d’August Ferdinand Möbius, mathématicien allemand qui, en 1858, dépose un mémoire à l’Académie française des sciences lui attribuant cette découverte. Si le ruban est resté un objet de fascination des mathématiciens tout au long du 19e siècle, il a rapidement été récupéré par certains penseurs des plus influents des sciences humaines et sociales ; la psychanalyse lacanienne, par exemple, utilise la bande de Möbius comme modèle de spatialisation du travail de l’inconscient.1 L’aspect formel de la vidéo de Discrit, quant à lui, renvoie à une série de dessins et de gravures sur bois produites par M.C. Escher au début des années 1960, sur lesquels on peut voir neuf fourmis rouges circuler sur un ruban de Möbius, généralement placé à la verticale.

Suivant précisément une forme en torsion, le ruban de Möbius, qui devient par la vidéo un espace senti, expose la relation cyclique entre l’élaboration physique d’un concept mathématique, sa récupération par la théorie des sciences humaines et sociales, ses représentations artistiques potentielles et l’expérience qu’il est possible d’en faire en tant que phénomène physique. En évoquant simultanément ces contextes, la proposition de Discrit met en évidence les liens entre abstraction mathématique et réalisme organique, concédant que « toute conception du psychisme doit se fonder sur son enracinement dans le corps, par la perception sensorielle d’un objet concret et externe »2.

1. Voir, entre autres, LACAN, Jacques (2001 [1972]). « L’étourdit ». Autres écrits, Paris : Seuil, pp. 449-495.
2. SAINT-MARTIN, Fernande (2010). L’immersion dans l’art. Comment donner sens aux œuvres de sept artistes. Québec : Presses de l’Université de Québec, p. 4.

Auteur : Daniel Fiset
Daniel Fiset est historien de l'art et éducateur. Il vit et travaille à Montréal.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Julien Discrit est né en 1978 à Épernay (France). Diplômé de l’École supérieure d’art et design de Reims (2004), il vit et travaille à Paris. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles (Ensapc Ygrec, Paris, 2015; Institut français de Roumanie, Bucarest, 2006; Jeu de Paume, Paris, 2005) et collectives (Centre Pompidou-Metz, 2016; Galerie Thomas Henry Ross, Montréal, 2014; Fundación Proa, Buenos Aires, 2012; La Biennale de Lyon, 2011).


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Simon Belleau, Film Still (détail), 2016
Impression jet d'encre, 43 x 36 cm| Inkjet print, 43 x 36 cm.
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist.

Simon Belleau
du 1 septembre 2016 au 8 octobre 2016
SOIF

Le papillon de nuit royal n’a pas de bouche. Les chenilles du Citheronia regalis mangeront jusqu’à se rendre. Se dissolvant et se réorganisant avec les matières brutes de leur adolescence, elles réapparaissent, confuses et grasses, le visage muet et sans voie digestive. Insatiables, écrasées par un impossible itinéraire, elles exécutent le geste de leur potentiel singulier par de lents triangles et moon eyes.

Et elles baiseront jusqu’à la mort, toujours avides.

Mars a perdu sa guerre et son atmosphère s’est enfuie, tarissant les promesses d’un jardin luxuriant et laissant derrière elle de sinistres avertissements dans une poussière d’oxyde rouge.

La quantité d’humidité disponible dans une pièce fermée est enregistrée sur chaque surface, et chaque surface est enregistrée dans l’orbite de l’œil. La vision requiert attention, reconnaissance, interprétation. Elle requiert également une image, même si celle-ci n’est pas là, et au moins un orifice.

En son centre, le travail de Simon Belleau voyage dans deux directions séparées mais simultanées, attirant le point focal à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. À l’intérieur, vers le centre du désir, au-delà de la faim et du sexe, vers la mort ; et à l’extérieur, par le récit, le langage et la production de l’image. C’est ici, dans cette négociation minutieuse entre l’image et l’acte de production, que les installations de Belleau deviennent un acte de transmutation : un champignon naît d’un sac hermétique et le temps devient matériel ; votre œil parcourt rapidement la surface en acier d’un miroir non réfléchissant, absorbant l’humidité et le temps, transformant des gorgées d’eau obligatoires en corrosion ; le pied en pierre du David de Michel-Ange est suspendu dans son mouvement, inscrit dans un photogramme singulier.

Dans le film d’Antonioni et de Wenders, Par-delà les nuages, le narrateur, lui-même réalisateur, réfléchit : « [N]ous savons que, derrière chaque image révélée, il y en a une autre plus fidèle à la réalité, et que derrière cette image, il y en a une autre, et encore une autre derrière cette dernière, et ainsi de suite, jusqu’à la vraie image de la réalité mystérieuse absolue que jamais personne ne verra. »

Notre désir de la dernière vraie image brise toute immobilité et fait voler en éclats le miroir vide au sol. C’est un véritable don que de laisser votre regard se poser ainsi sur le sol, sans obligation de le reprendre quand il peinera à revenir.

Auteure : Elena Ailes
Elena Ailes s’intéresse à la fois à ce qui fait d’elle une bonne et une mauvaise personne, surtout en théorie. En réalité, elle est artiste et auteure, et vit et travaille à Chicago.

Traductrice : Colette Tougas

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Conseil des arts du Canada



Simon Belleau a présenté ses œuvres dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe. Il est le lauréat du Jacques and Natasha Gelman Trust Scholar Award, d’une bourse de projet du Conseil des arts du Canada et du Concours jeune tête d’affiche de Dazibao. Présentement établi à Chicago, il est cofondateur du projet de commissariat Jeux d’été.


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Edith Brunette, 2016

Edith Brunette
du 1 septembre 2016 au 31 décembre 2017

En partenariat avec le centre OPTICA, l’artiste Edith Brunette poursuit son projet de documentation et d’intervention destiné à opérer un rapprochement entre les milieux de l’art et du multimédia. Ces démarches débutées en septembre 2016 s’inscrivent en continuité avec la pratique de l’artiste qui s’intéresse à l’économie du milieu artistique.


Edith Brunette conjugue pratique artistique et recherche théorique. Elle s’intéresse aux discours à l’œuvre dans le champ des arts et aux forces et jeux politiques qu’ils révèlent. Ses projets récents ont porté, entre autres, sur la vidéosurveillance (Caméraroman, 2011), sur la prise de parole en période de crise sociale (Consensus, 2012) et sur l’agentivité politique des artistes (Faut-il se couper la langue?, 2013; Cuts Make the Country Better, 2015, en collaboration avec François Lemieux).




du 3 septembre 2016 au 5 septembre 2016
Fermeture samedi le 3 septembre - Fête du travail

Prenez note qu'OPTICA sera exceptionnellement fermé le samedi 3 septembre en raison de la Fête du travail.

L'horaire régulier reprendra le mardi 6 septembre.

Merci de votre compréhension.


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du 8 septembre 2016 au 8 septembre 2016
Rentrez! de Gaspé - La rentrée culturelle - 17h à minuit

Le 8 septembre, venez célébrer la rentrée culturelle avec Atelier Circulaire, Centre CLARK, Dazibao, Diagonale, Occurrence, OPTICA, Perte de signal et TOPO.

Des vernissages, des expositions épatantes, du mapping vidéo, un bar débordant et un DJ dans le couloir, de quoi se mettre sous la dent, des amis, des rencontres, une fête et peut-être même un brin de danse!

Soyez des nôtres pour cette soirée qui s’annonce festive!

Rendez-vous au rez-de-chaussée du 5445-5455 avenue de Gaspé le jeudi 8 septembre dès 17h.

OUVERT À TOUS ET ENTRÉE GRATUITE


PROGRAMMATION

Dj TELEMARK dès 20h

Mapping vidéo en direct avec userZero et Danny Perreault

ATELIER CIRCULAIRE
Rolande Pelletier et Mathieu Matthew Conway – Formes primes

CENTRE CLARK
Jen Aitken – 2 volumes + Michelle Lacombe – Of All The Watery Bodies, I Only Know My Own

DAZIBAO
Ali-El Darsa + Gabriela Golder + Roberto Santguida + Sandra Volny

DIAGONALE
We Make Carpets – BEND AND STRETCH

OCCURRENCE
Michel Archambault – Stigma + Jérôme Nadeau – Still Statues

OPTICA
Simon Belleau – SOIF + Julien Discrit – Nature. Culture.

PERTE DE SIGNAL
Yannick Jaquet et Frédéric Penelle – Mécaniques discursives

TOPO
Julien-Robert Legault-Salvail – Fit in the crowd




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Photo : Daniel Fiset

Les samedis famille + Journées de la culture
du 10 septembre 2016 au 8 octobre 2016
Visite et création en famille chez OPTICA

Explorez le mouvement vivant lors d’une visite-atelier des expositions de Simon Belleau et de Julien Discrit. En compagnie du médiateur du centre, vous observerez des éléments en pleine transformation ; des champignons qui poussent et prennent des formes inusitées, ou encore de gigantesques fourmis en balade. Dans une ambiance conviviale et ludique, vous prendrez ensuite part à la création d’une installation collaborative inspirée par le ruban de Möbius et les liens entre les sciences naturelles et l’art.   

Aidez-nous à envahir OPTICA avec votre inventivité!  

Atelier ouvert à toute la famille et offert en continu. Vous pouvez débuter l'atelier à l'heure qui vous convient et rester le temps que vous souhaitez.   

INFORMATIONS PRATIQUES
Les samedis
10 septembre - 13h à 16h
1er octobre - 13h30 à 15h – Journées de la culture
8 octobre -13h à 16h

Gratuit
Pour les enfants âgés de 4 ans et +

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contactez Daniel Fiset : mediation@optica.ca

CONSULTEZ NOTRE PROGRAMMATION ANNUELLE EN FORMAT PDF (pdf)

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal.


Entente sur le développement art3




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© Knut Åsdam, Egress (détail), 2013
Film numérique 5K à 2K, couleur, 5.1. audio, 41:00 minutes
Produit par Knut Åsdam, co-produit par Vitakuben Film
Avec l'aimable permission de l'artiste

Cette oeuvre est protégée par le droit d'auteur et il est strictement interdit de la reproduire.

© Knut Åsdam, Egress (detail), 2013
5K to 2K digital film, colour, 5.1 audio, 41:00 minutes
Produced by Knut Åsdam, co-produced by Vitakuben Film
Courtesy of the artist

Copyright laws protect this art work and it is strictly forbidden to copy or reproduce this image.

Knut Åsdam
du 20 octobre 2016 au 14 janvier 2017
Biennale de Montréal - Le Grand Balcon

La Biennale de Montréal et OPTICA présentent Knut Åsdam dans le cadre de BNLMTL 2016, Le Grand Balcon.

Commissaire : Philippe Pirotte

La pratique de Knut Åsdam emprunte tour à tour au cinéma, à l’installation, à la sculpture et à la photographie. La trame centrale de son oeuvre puise à même les effets psychologiques et matériels de la vie quotidienne dans la société contemporaine. À travers diverses formes, Åsdam s’intéresse à l'utilisation et à la perception des espaces publics urbains, y compris à leur structure reflétant le pouvoir politique et l'autorité. Pour cette occasion, ses films Egress (2013) et Tripoli (2010) sont présentés.

Egress suit le quotidien d’une jeune femme dont l’emploi dans une station service, en périphérie d’Oslo, la rend témoin et sujette à l’expérience de la consommation, des hiérarchies sociales, de la répétition et de l’aliénation journalière, de la violence, ainsi que de l’insécurité sous le couvert d’un endroit en apparence aseptisé. Constitué de matériel documentaire, ce film expérimental s’intéresse à la fois au lieu ainsi qu’aux personnages pour aborder le travail dans la société actuelle, mais également à l’industrie pétrolière hautement hiérarchisée et source de pouvoir.

Pour sa part, Tripoli se déploie dans la ville de Tripoli, au nord du Liban, mais plus précisément sur le site d’un projet architectural d’envergure associé au célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer, interrompu en 1975 en raison de la guerre civile. Combinant le langage du documentaire sur l’architecture et la réunion de fragments narratifs, le film fait revivre métaphoriquement le passé chargé de ce lieu, utilisé lors de la guerre comme entrepôt d’armes, dont les échos politiques et de violence trouvent leur prolongement dans la société actuelle.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Biennale de Montréal Office for Contemporary art Norway



Né à Trondheim (Norvège) en 1968, Knut Åsdam vit et travaille à Oslo. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles, entre autres, dans le cadre du projet Oslo Pilot (Norvège, 2016) ; au Šiuolaikinio meno centras kino (Lituanie, 2013) ; à la Galerija Vartai (Lituanie, 2012) ; à la Tate Modern (Angleterre, 2011) ; au Bergen Kunsthall (Norvège, 2010) ; au Museum Boijmans van Beuningen (Hollande, 2007) ; à Objectif Exhibitions (Belgique, 2006) ; au Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne (France, 2006) ; à la Kunsthalle Bern (Suisse, 2005) ; au Museet For Samtidskunst (Norvège, 2001) ; à la Tate Britain (Angleterre, 2000) ; au Pavillon nordique au cours de la 48e Biennale de Venise (Italie, 1999) ; et au Pavillon de la Norvège lors de la Biennale internationale de Melbourne (Australie, 1999). Les œuvres d’Åsdam ont également été présentées dans le cadre de Manifesta 7 (Italie, 2007) et d'expositions collectives dont au Museo d’Arte Contemporanaea Roma (Italie, 2007) ; à MoMA PS1 (États-Unis, 2006) ; à la Biennale d’Istanbul (Turquie, 2003) ; au Moderna Museet (Suède, 1998-1999) ; et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (France, 1998).

http://www.knutasdam.net



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Photo : Julie Alary Lavallée


du 29 octobre 2016 au 14 janvier 2017
Samedis famille - Atelier de fabrication d'un scénarimage collectif

Les lieux de notre quotidien recèlent d’histoires qui ne demandent qu’à être imaginées. En compagnie de l’éducateur du centre, les jeunes participants s'initieront à l’art de la mise en scène en participant à la conception d’un scénarimage (ou storyboard) collaboratif en trois dimensions. Une maquette modulable sera installée au centre OPTICA ; les jeunes seront conviés à transformer ou à ajouter des éléments de décor, à inventer des personnages et à créer des récits.

Venez nous raconter vos histoires!

Atelier ouvert à toute la famille et offert en continu.

INFORMATIONS PRATIQUES
Tous les samedis du 29 octobre 2016 au 14 janvier 2017
Fermé les 24 et 31 décembre 2016

De 13h à 16h
Vous pouvez débuter l'atelier à l'heure qui vous convient et rester le temps que vous souhaitez.

Gratuit 
Enfants âgés de 4 et +

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contacter Daniel Fiset : mediation@optica.ca 

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal.  


Entente sur le développement art3




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Photo : Daniel Fiset, 2016

Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition d'Étienne Tremblay-Tardif
du 2 décembre 2016 au 17 décembre 2016
Artiste à l'école

Vernissage le vendredi 2 décembre 2016 de 17h à 18h

Cet automne, une soixantaine de jeunes de 5e et 6e année de l’école Saint-Enfant-Jésus participeront à un projet créatif conçu par Étienne Tremblay-Tardif dans le cadre du programme Artiste à l’école.

Le projet s’inspire des oeuvres de l’artiste qui recourt à divers procédés en art de l’impression et en installation pour réfléchir à l'enchevêtrement de l’histoire et de l’actualité politique et culturelle dans certains espaces publics. Dans le cadre du programme, les jeunes prendront d’abord part à des activités d’observation architecturale afin de voir leur école et leur quartier sous un angle nouveau. Ils et elles concevront ensuite des pochoirs et fabriqueront des assemblages inspirés de leurs découvertes, témoignant des réalités architecturales et sociales de leur environnement immédiat.

Les oeuvres des élèves seront présentées au public lors d’un vernissage qui aura lieu le 2 décembre 2016, de 17h à 18h et seront exposées au centre jusqu’au 17 décembre 2016.

OPTICA tient à remercier le personnel et les élèves de l’école Saint-Enfant-Jésus, et plus particulièrement Nadine Legendre, enseignante en arts plastiques avec qui nous collaborons depuis 2014.

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contacter Daniel Fiset : mediation@optica.ca 

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal.  


Entente sur le développement art3






Horaire du Temps des fêtes | Holiday Season Schedule
du 18 décembre 2016 au 2 janvier 2017

Prenez note qu'OPTICA sera fermé du dimanche 18 décembre au lundi 2 janvier 2017 inclusivement. Dans l'attente de vous revoir, nous vous souhaitons un excellent Temps des fêtes!




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Nelson Henricks, Life Session, 2016.
Film 16mm, 2 minutes 30 secondes| 16mm film, 2 minutes 30 secondes
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Nelson Henricks
du 28 janvier 2017 au 25 mars 2017
Life Session

L’installation de Nelson Henricks emprunte son titre au film Falcon no 615 intitulé Life Session (1977). Falcon Entertainment, également connu sous le nom de Falcon Studios, est basé à San Francisco, en Californie. Fondée par Chuck Holmes en 1971, l’entreprise Falcon Studios est l’un des plus grands producteurs de pornographie gaie au monde. Dès le début des années 1980, la compagnie s’est démarquée comme chef de file à une époque où diffuser de la pornographie constituait un délit. Holmes a soutenu activement la politique tant sur le plan local que national, ayant même contribué au financement de la campagne présidentielle de Bill Clinton dans les années 1990.

Falcon Studios a été critiquée pour avoir tardé à adopter des pratiques sexuelles protégées au début des années 1980. Conséquemment, plusieurs acteurs qui lui étaient associés sont décédés dès les premières années de la pandémie. Avant de mourir d’une maladie associée au sida en 2000, Holmes a investi une grande part de sa fortune dans des causes philanthropiques, finançant des programmes de sensibilisation au VIH/sida et d’autres initiatives communautaires. L’édifice Charles M. Holmes du San Francisco LGBT Community Center a été baptisé en son honneur.

Via une vaste diffusion par commandes postales, Falcon Studios a contribué à la construction d’une esthétique gaie masculine, un style qui s’est d’abord manifesté dans le quartier Castro de San Francisco. Le porno a offert aux hommes résidant à l’extérieur des grands centres urbains des images de styles de vie gais à un moment où ce type de représentations était rare. En ce sens, ces films ont joué un rôle affirmatif et permis la formation d’une identité et d’une esthétique gaies. Aujourd’hui, en tant qu’économie de l’image, l’industrie de la pornographie rivalise avec Hollywood, générant entre 2$ et 4$ milliards par année à travers le monde.

Life Session de Henricks a pour point de départ les deux premières minutes du film Falcon original qui dure lui-même dix minutes. Avec l’aide de plusieurs assistants, des dessins au crayon de cet extrait ont été réalisés ; ainsi, ces images sont devenues la base d’un film d’animation. L’installation comporte une boucle en 16 mm de ces séquences redessinées animées, entrecoupées de prises de vue réelles tirées du film original, de même qu’une série de dessins préparatoires. Life Session examine le mythe de l’artiste dans la culture populaire à travers le prisme d’un artiste dessinant le film d’un artiste dessinant un modèle.

Traducteur : Ron Ross

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Artiste, écrivain et commissaire, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés à travers le monde. Ses œuvres se retrouvent, entre autres, dans les collections du Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), du MoMA (New York) et du Musée d’art contemporain de Montréal. Il vit et travaille à Montréal. Il est représenté par Paul Petro Contemporary Art à Toronto.


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Jim Holyoak, Book of Nineteen Nocturnes, 2002-2016
Roman illustré, 500 pages, divisé en 19 feuillets reliés en accordéon, encre de Chine,
graphite, aquarelle, impression jet d’encre et collage sur papier,
30,48 x 43,18 x 30,48 cm.
Hand-drawn novel, 500 pages long, divided into 19 accordion books, India ink, graphite, watercolour, ink-jet prints, and collaged text on paper, 30,48 x 43,18 x 30,48 cm.
Avec l'aimable permission de
l'artiste | Courtesy of the artist

Jim Holyoak
du 28 janvier 2017 au 25 mars 2017
Book of Nineteen Nocturnes

Animal nocturne et passablement solitaire, Jim Holyoak travaille comme le chat maraude: sous la bienveillance des étoiles, dans un silence ponctué de déplacements feutrés, en synchronie avec les ombres. Il laisse généralement derrière lui d’impressionnantes fresques murales où foisonnent d’étranges formes de vie, suspendues entre le temps profond de la terre et un imaginaire qui demeure à venir, où fermentent les potentialités du vivant. Son univers pictural traduit une fascination empathique envers toute forme de vie—disparue, actuelle ou imaginée—et une volonté d’en sonder l’étrangeté inhérente. Holyoak habite un monde labile, évolutif et hétérochronique, qu’il nous donne à voir par une gestuelle sensible à l’encre de Chine, au graphite et à l’aquarelle. Si ses installations murales découlent parfois d’un travail collaboratif, sa production constante de croquis d’après nature reflète la dimension plus cachée de son monde sensible. Par le croquis, Holyoak documente ses déambulations dans les contrées sauvages en Europe du Nord, en Chine et au Canada, et témoigne de la solitude existentielle qui imprègne ces déplacements contemplatifs. Cette accumulation de croquis constitue le substrat de base d’un conte épique, présenté en dix-neuf chapitres au centre OPTICA sous la forme d’une archive mystérieuse.

Odyssée tâtonnante, incertaine et vaguement autobiographique, Book of Nineteen Nocturnes raconte une histoire d’errance marquée par la recherche d’appartenance, et soldée par la découverte intime de sa propre altérité. Au croisement de Lewis Carroll, J.R.R. Tolkien et Guillermo Del Toro, ce récit de voyage fait basculer la longue mémoire et l’hétérogénéité du Deep Time planétaire dans un univers onirique, monstrueux et surnaturel. Tel un songe posthumaniste, les arbres affichent leur faculté de raison, la matière est sensible et s’enchevêtre au vivant, les espèces s’amalgament en hybrides complexes et échappent à toute nomenclature. Sous la forme d’un conte, il nous révèle un monde entre chien et loup, où la réalité se fond dans le rêve et ne concorde pas avec les apparences. Ce que l’on appelle la « réalité » devient un concept fuyant, appréhendable seulement par un regard différé, décalé. En ce sens, Book of Nineteen Nocturnes fait écho à une longue lignée philosophique d’interrogation du réel, que celui-ci soit d’ordre quantique, métaphysique ou cosmique.

Auteure : Gentiane Bélanger

Historienne de l’art, Gentiane Bélanger est directrice-conservatrice de la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s à Sherbrooke.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

KOZINSKA, Dorota. "Something's Stirring In The Night Or Jim Holyoak's Nocturnal Musings". Vie des arts, 21 février, 2017.

L’HEUREUX, Chantal. Entrevue avec Jim Holyoak. Magazine radio In situ. Radio Centre-Ville, CINQ - Radio Centre Ville 102.3 FM, 22 mars 2017.

L’HEUREUX, Chantal. «Événements». Magazine radio In situ. Radio Centre-Ville, CINQ - Radio Centre Ville 102.3 FM, 20 – 26 mars 2017.



Originaire de Aldergrove en Colombie-Britannique, Jim Holyoak vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres ont abondamment circulé au Canada, aux États-Unis et en Europe du Nord, plus récemment à la bG Gallery (Santa Monica, Californie) et au Centre Clark (Montréal). Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2011) et d’un diplôme de l’école Álfaskólinn de Reykjavik en études des elfes et des personnes cachées, il a également suivi une formation en peinture à l’encre à Yangshuo en Chine.


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Autumn Knight, Documents, 2016
Photo : Lynn Lane
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Nadège Grebmeier Forget
Ursula Johnson
Autumn Knight
Michelle Lacombe
Mikhel Proulx

Commissaire | Curator : Nicole Burisch

du 21 avril 2017 au 10 juin 2017
I've Only Known My Own

Nicole Burisch propose une exposition collective portant sur la performance inscrite dans le prolongement de l’art féministe, de l’art conceptuel et dans une réflexion sur l’éphémérité de ce médium. Explorant la façon dont la matérialité du corps est traduit et communiqué à travers les mesures, le processus, la technologie et la documentation, l’exposition à caractère évolutif examine comment la matière du corps peut devenir à la fois un outil et une force génératrice d’expression de système il-logiques. Elle s’intéresse au fonctionnement de l’incarnation matérielle en tant que moyen de résistance et au corps-mesure hissé à la jonction des nouvelles technologies de communication.

REVUE DE PRESSE

DELGADO, Jérôme. «Pourvoyeurs de collectivités». Le Devoir, 14 janvier 2017.


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Caroline Mauxion
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

Caroline Mauxion convoque le monde de l’abstraction par l’éloignement volontaire de la fonction mimétique de la photographie en focalisant principalement sur le caractère indiciel de ce médium. Considérant ses propres images comme des objets manipulables et à disposer dans l’espace, ses photographies, constituées de restants de projets ou encore d’essais et d’explorations, deviennent matière à mutations. Mauxion engage un processus transformatif entre ses clichés et leur lieu de production ou de diffusion via des actions in situ, des gestes à même l'image ou des captations de lumière. Son approche multidisciplinaire interpelle la photographie, l’installation, la performance et la vidéo.




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Teja Gavankar
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

La pratique de Teja Gavankar prend forme, d’une part, dans la pratique du dessin sur support papier et dans l’espace et, d’autre part, dans l’intervention spatiale. Cherchant à transformer subtilement l’espace urbain grâce à l’observation de sa composition, sa texture et sa forme, Gavankar l’investit d’une nouvelle perception, philosophie et psychologie. Elle s’intéresse aux espaces qui renferment des situations évolutives et qui lui permettent de s’y projeter. De nature minimale, mais pourtant bien présentes, ses interventions, ponctuées d’objets de son entourage, deviennent le reflet de son expérience face au lieu où elle se trouve.




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Arnait Video Collective (Women’s Video Workshop of Igloolik)
Bertille Bak
Lisa Jackson
Yoshua Okón
Helen Reed

Commissaire | Curator : Zoë Chan

du 20 janvier 2018 au 17 mars 2018
Performing Lives

Par le biais de l'exposition Performing Lives, la commissaire Zoë Chan s’intéresse à la vidéo et plus spécifiquement à la forme documentaire avec des artistes qui en brouillent les codes, recourant à la fois au caractère informatif de cet art et au monde du spectacle télévisuel et cinématographique. Focalisant sur des groupes culturels dont des femmes âgées inuites, une communauté rom à Paris, des rescapés des pensionnats, des travailleurs migrants guatémaltèques et des fans de Twin Peaks, les oeuvres narratives rassemblées réfléchissent à la représentation des sujets afin d’aller au-delà des conventions d’exposition des corps associées au genre du documentaire.