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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Alvaro Marinho, GRU-YUL#5, 2024, acrylique sur papier Bond, 45,72 X 60,96 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste. | acrylic on Bond paper, 45,72 X 60,96 cm. Courtesy of the artist.

Alvaro Marinho
du 15 janvier 2025 au 1 novembre 2025
Alvaro Marinho, Récipidendaire de la résidence Intersections à OPTICA

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM (ÉAVM) sont heureux d'annoncer qu’Alvaro Marinho est le récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion 2025.

Designer, artiste en arts visuels et vidéaste d’origine brésilienne, Alvaro Marinho a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2023. Il s’intéresse entre autres à l’appropriation et au détournement d’images en art imprimé, à travers l’hybridation des techniques de la sérigraphie, de la peinture au pochoir et de l’étampe.




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Thomas Kneubühler, Rezovo, impression chromogène, 2025. Avec l’aimable permission de l’artiste. | Rezovo, chromogenic print, 2025. Courtesy of the artist.

Thomas Kneubühler
du 17 janvier 2025 au 29 mars 2025
The Dividing Line

« Si des erreurs sont commises lors de nos contrôles des frontières, cela nuira à la Bulgarie. » C’est ce qu’on peut lire sur un écriteau à côté du portrait peint d’un garde-frontière armé d’un AK 47 et accompagné d’un chien, qui regarde au loin pendant que le plâtre blanc s’effrite autour de lui pour révéler, en-dessous, un mur de briques rouges. Dans la nouvelle exposition de Thomas Kneubühler, intitulée The Dividing Line ou La ligne de démarcation, c’est cet aspect désordonné du paysage frontalier bulgare qui est mis en relief. Ici, le passé et le présent se rencontrent. En traversant l’espace de la galerie, divisé par une longue et froide clôture en acier mesurant trente pieds [environ 9 mètres], nous voyons des murs soviétiques en décrépitude qui se trouvent juxtaposés à des technologies de surveillance modernes. Ces contradictions entre l’histoire et la mémoire, l’innovation et la contestation sont chose courante sur les frontières du monde, d’autant plus que leur contrôle se fait de plus en plus mécanisé et automatisé.

J’ai passé les six dernières années à tenter de comprendre l’interaction précise entre l’ancien et le nouveau, ce qui a donné lieu à un livre intitulé The Walls Have Eyes: Surviving Migration in the Age of Artificial Intelligence (1). Drones, chiens-robots et intelligence artificielle soutiennent maintenant des régimes frontaliers déjà violents qui séparent les familles, poussent les gens en terrain extrêmement dangereux et causent parfois leur mort. En fait, pour les gens se déplaçant en quête de sécurité, 2024 a été l’année la plus meurtrière à être documentée.

Qu’apportera 2025 ?

L’auteure Harsha Walia nous rappelle qu’en cette période de grande division, « il est très important d’exiger des États qu’ils soient responsables, plutôt que [de nous servir] des récits dans lesquels on reproche aux migrants leurs propres morts : “Ils savaient que ce serait dangereux, pourquoi se sont-ils déplacés ?” (2)». Les routes dangereuses et les filets de surveillance de plus en plus nombreux ne peuvent pas avoir d’effets dissuasifs quand l’option est de regarder sa famille mourir de faim. Et, pourtant, en ces temps de déshumanisation et de disputes politiques, le Canada annonce fièrement qu’il dépensera 1,3 milliard de dollars pour apaiser la nouvelle administration Trump et éviter la menace d’un tarif de 25% (3). Comment trouver un chemin au-delà de ces politiques de différence, chemin qui nous ramènera les uns, les unes vers les autres?

L’art peut nous aider à démasquer les structures cachées du pouvoir. Quels choix sont faits à la frontière ? À qui donne-t-on le droit d’entrer et pourquoi ? Et quelle logique sous-tend le besoin de faire de plus en plus appel à la technologie – une technologie qui exclut, qui blesse, voire qui tue ?

Une manière de lutter contre les récits déshumanisants consiste à s’engager à rendre personnelles nos interventions dans le monde et à le faire sans crainte. Parce que, en fait, des liens personnels nous relient à notre travail et aux autres, qu’il s’agisse d’une partenaire bulgare (dans le cas de Kneubühler), d’un souvenir d’enfance ou d’un quelconque lien trop éphémère pour être saisi sur le moment, mais qui frappera de plein fouet quand on s’y attendra le moins. Les choix que nous faisons, en utilisant un mot particulier ou en appuyant sur l’obturateur à un moment précis pour saisir une image, sont toujours personnels, toujours politiques. L’art socialement engagé ! En dépit de ce que notre monde constamment en ligne voudrait nous faire croire, nous n’existons pas en vase clos. Plutôt, nous réfléchissons et réfractons ce qui nous précède dans nos nouvelles techno-réalités, une confluence vertigineuse qui peut être à la fois dystopique et transgressive, voire même pleine d’espoir, si nous le permettons.

Auteure : Petra Molnar

Traductrice : Colette Tougas

1. Petra Molnar, The Walls Have Eyes: Surviving Migration in the Age of Artificial Intelligence, (The New Press, 2024)

2. Harsha Walia, Border and Rule: Global Migration, Capitalism, and the Rise of Racist Nationalism, Haymarket, 2021.

3. Catharine Tunney, Ottawa proposes 24/7 surveillance of Canada-U.S. border, new ‘strike force’ to stave off tariff threat, CBC News, 17 décembre 2024.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE
Storch, Kira. "Unseen barriers, exploring borders and migration through art", The Concordian, 11 février 2025.

Mangado,Sophie. "Thomas Kneubühler, The Dividing Line", paru dans Ciel variable, no. 130, «Plantes et jardins», Montréal, 2025, p. 84-85.



Né à Soleure, en Suisse, Thomas Kneubühler détient une maîtrise en arts visuels, obtenue en 2003, de l'Université Concordia à Montréal. Depuis, il poursuit une pratique artistique basée sur la recherche, qui comprend le travail sur le terrain dans des endroits isolés et sur des sites dont l'accès est restreint. Abordant les questions du pouvoir, de l'exploitation des ressources naturelles ou des effets des nouvelles technologies sur la société, ses œuvres ont été largement présentées, notamment au Centre culturel canadien à Paris, au Musée d'art contemporain de Montréal, à la Videonale.15 du Kunstmuseum à Bonn, ainsi qu'aux Rencontres internationales de Paris et de Berlin. Il a reçu le Swiss Art Award en 2012 et a été boursier de recherche au Centre for Advanced Studies (CAS) à Sofia, Bulgarie, en 2018.

Petra Molnar est avocate et anthropologue, et se spécialise dans les technologies frontalières. Elle codirige le Refugee Law Lab à l’Université York et est chercheure associée au Berkman Klein Center for Internet and Society de l’Université Harvard. Elle est l’auteure de The Walls Have Eyes: Surviving Migration in the Age of Artificial Intelligence, lequel comptait parmi les finalistes pour un prix du Gouverneur général dans la catégorie études et essais de langue anglaise en 2024.




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Milutin Gubash, Menta Forte, image tirée de la vidéo, 2024. Avec l’aimable permission de l’artiste.| image taken from video, 2024. Courtesy of the artist.

Milutin Gubash
du 17 janvier 2025 au 29 mars 2025
Theodysseylysystratagilgameshwaspsbookofthedeadgoldenassgolemmarquiseofo

L’artiste Milutin Gubash est habité par une histoire familiale marquée par le déracinement : au début des années 1970, la famille Gubash fuie la République fédérale socialiste de Yougoslavie pour se réfugier au Canada. En plus de créer du lien avec son pays d'origine, Milutin Gubash s’attarde plus globalement à réfléchir aux perceptions des identités culturelles, politiques et sociales. Sa pratique protéiforme offre une critique des systèmes politiques et économiques générateurs d’injustices et d’humiliations, dans une logique compréhensive du monde ancien et moderne.

Theodysseylysystratagilgameshwaspsbookofthedeadgoldenassgolemmarquiseofo exploite les médiums de la vidéo et de la sculpture de sorte à évoquer l’idée d’un voyage ponctué de luttes, parfois marquée par la réussite, parfois par l’échec, dans le souci de faire, voire de trouver du sens.

D’une rencontre avec Gramsci…
Dans une œuvre vidéo, deux migrants d’origines distinctes errent dans les rues sinueuses de la ville éternelle et aboutissent dans le Cimetière non-catholique de Rome. Le premier se rend à la tombe du philosophe marxiste italien Antonio Gramsci et y dépose une menthe; le second s’y rend ensuite, puis mange le bonbon. Que cherche-t-on à rafraîchir? Ou qui?

Parmi les théories gramsciennes plus connues, l’hégémonie culturelle décrit le maintien du pouvoir et de la richesse par l’État et la classe capitaliste dominante – la bourgeoisie – grâce à l’imposition d’une idéologie dictant la norme sociale. Au même titre que la menthe qui envahit tout terrain fertile, l’idéologie dominante infiltre les esprits des masses, toutes deux ayant des répercussions néfastes sur la diversité. Les écrits de Gramsci sont réinvestis de nos jours comme cadre théorique d’une réflexion sur l’(im)migration, laquelle envisage les façons dont les migrants peuvent questionner l’ordre hégémonique et contribuer à des visions alternatives pour une société rafraîchie. L’alliance et la solidarité, réfléchis par le philosophe dans la perspective de la question méridionale, renferment à ce titre un potentiel transformateur.

…À l’humiliation comme solidarité transformatrice
Un élément sculptural fait de pots et de tuyaux accompagne l’œuvre vidéo. La nature des objets choisis par l’artiste n’évoque en rien la fortune de la bourgeoisie, qui, en plus de contrôler les moyens de coercition, possède le capital et les moyens de production, mais plutôt à la condition de la classe ouvrière, exploitée. De temps à autre, l’élément sculptural tremble un peu, frappe un huard en chocolat et le lance au derrière d'un personnage prostré. Pourquoi cette humiliation?

Trop souvent considérée pour ses seuls effets négatifs, l’humiliation peut générer une prise de conscience des comportements perpétuant les rapports de pouvoir et de domination sous-jacents au capitalisme. Cette reconnaissance est le point de bascule entre une fausse alliance, qui renforce la structure hégémonique, et le développement d’une véritable solidarité transformatrice, qui la questionne. Bien qu’un nouvel espace de solidarité puisse s’ouvrir, la responsabilité du changement progressif revient aux plus vulnérables, soit-ils (im)migrants ou artistes. Comment alors créer une rupture?

Theodysseylysystratagilgameshwaspsbookofthedeadgoldenassgolemmarquiseofo peut à la fois être la promesse d’un futur meilleur, ou encore, comme le suggère son titre sous la forme d’une accolade de récits anciens et contemporains, l’alerte d’un futur reconduisant les erreurs du passé.

Auteure : Jessica Minier

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Milutin Gubash est né à Novi Sad, en Serbie, et vit et travaille actuellement à Montréal.

Il est impossible d’identifier le travail de Milutin Gubash à un médium spécifique, car sa pratique hautement multidisciplinaire joue avec les codes narratifs de la vidéo, de la sculpture, de la photographie et de la performance.

Gubash n’hésite pas à altérer un fait afin de rendre la réalité sous-jacente de ses sujets et thèmes plus crédible, plus compréhensible. L’artiste exacerbe les problèmes de mémoire en déployant un ensemble d’histoires familiales qui entremêlent constamment faits et fiction, passé et présent, idéalisation et acuité historique, construisant au fil du temps une saga réelle, sérieuse et étonnante. Ayant immigré au Canada en tant que jeune enfant, Gubash a continué à construire une relation avec son pays natal, en développant les histoires de la vie de sa famille en Yougoslavie, avec des recherches intensives et sa propre imagination pour combler les lacunes.

Avec humour et intelligence, l’artiste aborde les idées d’authenticité et les perceptions des identités culturelles, politiques et sociales. Il met en évidence les contradictions de notre capacité à construire un sentiment d’identité, que ce soit à travers ses photographies grand format en noir et blanc de monuments aux communistes, ses « lampes-sculptures » créées en collaboration avec sa famille restée en Serbie ou à travers les épisodes du feuilleton télévisé artisanal « Born Rich Getting Poorer », qui a prédit de quelques années notre culture actuelle axée sur les constructions autobiographiques continuellement mises à jour.

Récipiendaire du Prix Louis-Comtois décerné par la Ville de Montréal en 2019, et de nombreuses bourses, prix et résidences internationales, les oeuvres de Milutin Gubash ont été largement exposées au Canada, aux États-Unis et en Europe depuis 2000.

Jessica Minier est coordonnatrice de la Galerie UQO ainsi que chargée de cours en muséologie à l’Université du Québec en Outaouais. Elle y poursuit également des études doctorales qui se penchent sur les pratiques collaboratives de développement des collections muséales remettant en question la logique propriétaire.




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Milutin Gubash, Menta Forte, image tirée de la vidéo, 2024. Avec l’aimable permission de l’artiste. | image taken from video, 2024. Courtesy of the artist. Crédit photo : Paul Litherland

Milutin Gubash, Thomas Kneubühler
du 8 février 2025 au 8 février 2025
Visite commentée des expositions avec Milutin Gubash et Thomas Kneubühler Samedi 8 février, de 15 à 17 heures


Dans le but d'approfondir des aspects de la programmation, OPTICA organise une visite commentée des expositions en cours avec les artistes. Ce cadre convivial favorise les échanges et la discussion avec les artistes.

Samedi 8 février, de 15 à 17 heures
Rencontre des artistes et visite commentée

Horaire
15h : Visite des expositions et rencontre avec les artistes
15h30 : Visite commentée des deux expositions avec Milutin Gubash et Thomas Kneubühler
16h30 : Apéro avec des spécialités bulgares et italiennes




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du 1 mars 2025 au 1 mars 2025
Nuit Blanche 2025 | atelier, expositions

Nuit Blanche à Montréal 2025
19h - 23h

Objets métamorphosés : création de lampes avec Milutin Gubash
Ateliers chez OPTICA
COMPLET !

À l’occasion de la Nuit blanche 2025, OPTICA est heureux d’ouvrir ses portes au grand public et de proposer une nuit de découverte artistique et de création dans une atmosphère décontractée et chaleureuse. En famille, entre ami.e.s ou en solo, venez rencontrer l’artiste Milutin Gubash et vous familiariser avec sa pratique dans le cadre d’un atelier de création de lampes.

Veuillez noter que les trois ateliers sont complets.

Cependant nous vous invitons à visiter les expositions en cours :
Thomas Kneubühler, The Dividing Line et
Milutin Gubash,Theodysseylysystratagilgameshwaspsbookofthedeadgoldenassgolemmarquiseofo

Pour rester à l’affût des activités de médiation du centre, suivez le programme éducatif sur Instagram.

Consultez la PROGRAMMATION ANNUELLE 2024-2025 EN FORMAT PDF

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Leisure, Meredith Carruthers and Susannah Wesley, Chrysalis and Butterfly, 2025, détail. Collage et pigment sur papier. Avec l’aimable permission des artistes. | Collage and pigment on paper. Courtesy of the artists. Crédit photo : Elise Windsor

Leisure, Meredith Carruthers et Susannah Wesley
du 12 avril 2025 au 14 juin 2025
Chrysalis and Butterfly

Vernissage : Samedi, 12 avril, 15h - 17h

À la manière des nombreux ruisseaux qui courent dans le sable à la rencontre de l’océan, Meredith Carruthers et Susannah Wesley (Leisure) font ruisseler ensemble de multiples discours sociaux, matériels et culturels pour qu’ils deviennent une ressource synergique. Cette source est une nourriture vivante et dynamique qui soutient et est soutenue tout à la fois, et qui est renouvelée par plusieurs humains et non-humains. Relationnel, intime et vibrant, un modèle d’œuvre d’art émerge de la pratique collaborative actuelle du duo de Leisure, lequel nous est proposé ici avec Butterfly and Chrysalis en tant que possibilité pour des mondes à venir.

L’un des ruisseaux suivis par Leisure, c’est la nature participative de l’art, inhérente à sa fonction sociale. Ce courant redirige le sens de l’art contemporain, le faisant passer d’une expérience essentiellement contemplative à un généreux engagement actif de la part du public. Comme l’envisageait Joseph Beuys, une œuvre d’art requiert l’énergie créatrice de chaque membre du public pour être activée. La société est ainsi transformée et énergisée par la libération du potentiel créatif de chacune et chacun. Pareillement, Leisure construit un espace public pour favoriser ce potentiel de création, utilisant divers matériaux naturels comme des contenants en terre cuite non émaillée dans le désordre, de l’eau, un gros tas de sable, de grands rouleaux de carton, des plantes, des outils domestiques et du papier mâché. En composant un terrain de jeu à partir de ce que l’artiste et éducateur Simon Nicholson (fils de l’artiste Barbara Hepworth) appelle des « pièces détachées » ou des variables avec lesquels on réalise des choses, le duo réagit à cet appel, souvent mentionné, aux artistes, aux architectes et aux urbanistes : « Pourquoi tout le monde ne serait-il pas créatif ? ».

Dans la présente exposition, ce « tout le monde » est canalisé et centré sur les très réels besoins des enfants, une population minoritaire souvent négligée par l’art contemporain. Comme des mères préoccupées par l’écoanxiété de leurs enfants, Butterfly and Chrysalis rejoint les apports de Nicholson, qui a créé des cours sur l’art et l’environnement et écrit un texte sur le même sujet en ayant à l’esprit ses propres enfants. Cultivant des intentions thérapeutiques, précisément les objectifs autorégulés de la thérapie par la nature, les artistes offrent un paysage vivant où les enfants sont guidé·es par leurs besoins physiques et émotionnels en matière de relation, d’interaction, d’appartenance, d’expression créatrice et de plaisir. Les parents ou adultes qui les accompagnent font l’expérience d’un espace où le désordre est accepté, le jeu est encouragé, les objectifs ne sont pas prédéterminés et où l’enfant est l’agent de sa propre autorégulation émotionnelle ou physique. Pour les adultes, témoins ou participant·es, cette convalescence peut également mener à leurs propres réapprentissage et connexion avec des matériaux vivants, réceptifs et sympathiques – un autre site de construction de mondes à venir.

Les artistes mères renchérissent également ce nouveau courant matérialiste d’engagement, qui décentralise l’être humain comme seul agent créatif dans cet espace de jeu. Des collages provenant de leur recherche en cours sur le travail de Nicholson, composés de matériaux présents dans l’espace de la galerie, invitent le public à prendre conscience du rôle créatif des matériaux comme tels : l’eau qui dépose des pigments terreux sur le papier, des plaques d’argile prenant la forme de rochers, du sable réagissant à la forme de la main, une pulpe spongieuse faisant tenir ensemble les assemblages. En utilisant des matériaux naturels qui répondent à ses jeux, aux formes de son corps, à ses mouvements et à sa volonté de créer, l’enfant développe des relations sensorielles intimes avec la nature. Ces relations rendent hommage aux capacités de création d’une Terre vivante et réceptive, et incitent nos enfants à suivre les innombrables ruisseaux qui ramènent à une appartenance et à un plaisir réels dans le grand étang du devenir créatif.

Autrice: Andrea Williamson

Traductrice : Colette Tougas

Leisure, Meredith Carruthers et Susannah Wesley, tiennent à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec, Concordia University Textiles and Materiality Lab, Fonderie Darling, Annie Lord-La fermette florale, Claire Nadon, Papeterie St Armand, Marko Savard, Martin Schop, Elise Windsor, Simon Clarke, John Hudson, Jen Larkin et leur famille : Mark Lanctôt, Eli Wesley-Lanctôt, Paul Wesley-Lanctôt, Douglas Moffat, Violet Carruthers Moffat.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Fondée en 2004, le collectif montréalais Leisure est formé des artistes Meredith Carruthers (1975) et Susannah Wesley (1976). Elles explorent des thématiques telles que l'histoire culturelle féministe, la collaboration en amitié et le droit des enfants à la créativité, en particulier en tant qu'antidote à l'anxiété climatique.

Le duo a présenté plusieurs expositions individuelles, parmi celles-ci mentionnons Having Ideas by Handling Materials (Oakville Galleries, 2023), The Ceremony (Foreman Art Gallery of Bishop’s University, 2021), What is the Will of Love (Diagonale, 2020), How one becomes what one is (Musée d’art de Joliette, 2018), Conversations with Magic Forms (VU Photo, Québec, 2017) et Dualité/Dualité (Artexte, 2015).

Leisure a réalisé des expositions et des projets spéciaux en collaboration avec différents lieux de création au Canada et à l’international; le duo a notamment participé à des résidences à St. John’s (The Rooms, Terre-Neuve-Labrador, 2016); Dawson City (KIAC, Yukon, 2010); Vienne (Kunstverein das weisse haus, Autriche, 2008) et Banff (Banff Centre for the Arts, Alberta, 2007). Parmi les expositions collectives : The Secrets of the Leaning Building (Tartu Kunstimuuseum, Tartu, EE, 2024); Contemporary Kids (The Robert McLaughlin Gallery, Oshawa, ON, 2024); The Wildflower (Hafnarfjörður Centre of Culture and Fine Art, Reykjavik, Iceland, 2020); The Artist’s Studio is Her Bedroom (Contemporary Art Gallery Vancouver, BC, 2020); Itodo dia. Everyday (XXI International Architecture Biennale 2019 São Paulo, Brazil, 2019); In Search of Expo 67 (Musée d'art contemporain de Montréal, 2017); Write Gestures (Panorama de la Friche la Belle de Mai, Marseille, FR, 2016); et The Let Down Reflex (The Elizabeth Foundation for the Arts, New York, USA, 2016). Les œuvres de Leisure se retrouvent dans les collections de la Galerie Leonard & Bina Ellen, Montréal; The Rooms, St. John’s, T.L., du Musée d’art de Joliette et du Musée d’art contemporain de Montréal. Wesley et Carruthers poursuivent actuellement un doctorat collaboratif qui crée un précédent à l'Université Concordia. Wesley et Carruthers poursuivent actuellement un doctorat collaboratif qui crée un précédent à l'Université Concordia.

Andrea Williamson est une artiste, autrice et professeure de Calgary, ville située sur le territoire du Traité numéro 7. Son travail porte sur les relations multi-espèces de la sollicitude, de l’adoration et du devenir mutuel.




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Stéphane Gilot, Atlas des possibles, 2021-2023, détail. Le corpus comprend 250 dessins réalisés sur une période de plus de 30 ans entre Liège et Montréal : études, des croquis, des archives personnelles et patrimoniales, des versions écartées de projets d’installations. 10 planches mesurant chacune 100 cm par 70 cm (5 horizontales, 5 verticales), techniques mixtes sur papier Fabriano, 2021-2023. Avec l’aimable permission de l’artiste. | Courtesy of the artist.


Stéphane Gilot
du 12 avril 2025 au 14 juin 2025
L’orbe dérobé (Atlas des possibles) 30 ans de pratique de dessin, performance, architecture

Vernissage : Samedi, 12 avril, 15h - 17h

La pratique de Stéphane Gilot se déploie comme une accumulation de récits parallèles, qui s’entrecroisent, se fusionnent, pour ensuite éclater en une multiplicité de versions possibles. L’artiste ne cesse d’opérer des allers-retours entre la grandeur de l’architecture et de ses implications idéologiques, et la proximité de la maquette et de diverses formes de répertoires. Par le biais d’installations monumentales, mais aussi de dessins, de modèles réduits, de vidéos, d’aquarelles et de sculptures, il explore, souvent par des collaborations, les manières d’habiter des espaces construits, fictifs ou réels. Les approches architecturales liées aux utopies, aux dystopies, aux structures sociales et à des visions du monde qui admettent la pluralité des univers sont au cœur de ses recherches.

L’exposition L’orbe dérobé se présente comme une incursion dans son travail foisonnant, par l’articulation de plusieurs séries de dessins regroupés depuis une trentaine d’années et d’une plateforme centrale accueillant des sculptures. À travers les motifs qui se répètent et se déclinent, on décèle une fascination pour les théories de la couleur, le genre du portrait, les paysages imaginés, le jeu organisé, l’architecture spéculative, les phénomènes naturels énigmatiques, entre autres. Cet inventaire de sujets et d’intérêts met en scène la notion d’atlas, comme s’il s’agissait d’un recueil de cartes pour s’orienter et comprendre les trajectoires et les voies probables dans la pratique de l’artiste.

L’Atlas des possibles, l’une des deux séries de dessins assemblés en planches, convoque des archives personnelles pour les réactiver dans des combinaisons non chronologiques et non linéaires. Ces amalgames permettent de repérer la constance de certains détails, mais surtout leur transformation et réinterprétation au fil du temps et des projets, réalisés ou imaginés. La série Éloge des nuées, dédiée à divers phénomènes naturels, astronomiques ou fantastiques, se déploie quant à elle comme un répertoire d’apparitions célestes. Manifestations climatiques, engins volants, formes et architectures relevant de la science-fiction ou de visions, l’association de ces éléments participe à un métarécit qui sous-tend l’ensemble du travail de l’artiste. Chaque projet devient le théâtre d’apparitions, un espace de projection où une configuration nouvelle des composantes répertoriées peut poindre. De leur côté, les sculptures agissent comme une autre sorte de catalogue, un index de formes primaires resurgissant dans les interprétations architecturales, les installations, les maquettes, les aquarelles. Tels des indices, ces volumes géométriques infiltrent les atlas, puis resurgissent dans les grands dessins.

Les renvois visuels et théoriques sont infinis. En oscillant entre les séries, chaque lecture produit un assemblage différent, un récit distinct. L’orbe dérobé fonctionne comme une sphère, un corps céleste mue par sa trajectoire propre. Impossible d’en saisir l’entièreté en un seul regard. À la limite de la rétrospective, cette exposition donne finalement une grande place à la spéculation, notion importante chez Stéphane Gilot. Pourtant, elle nous permet simultanément de visualiser le processus de l’artiste, d’apercevoir des rencontres improbables entre des idées, des concepts et des matières qui cohabitent sur cet orbe énigmatique.

Autrice : Emmanuelle Choquette

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

Mavrikakis, Nicolas. «La forme transcende la fonction», Le Devoir, 31 mai 2025.



Originaire de Belgique, Stéphane Gilot habite et travaille à Montréal depuis 1996. La pratique multidisciplinaire de l’artiste combine le dessin, la maquette, l’installation architecturale, la vidéo et la performance. Son approche réflexive des contextes d’intervention et d’exposition propose également un ensemble d’expérimentations sur les protocoles de collaborations interdisciplinaires. Depuis 2013, il est professeur à l’École des arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. L’artiste a reçu le 1er Prix de la création de la Ville de Liège en 2022 et a remporté le prix de sculpture de la Fondation Marie-Louise Jacques en 2019.

Parmi ses projets, mentionnons Pavillon voyelles & L’atlas des possibles, 251 Nord - La Comète, 2023; Le catalogue des futurs : dessins et vidéos (1996-2022), 251 Nord, 2022 et Pavillon, 251 Nord - La Comète, 2019, Liège; Collision, un opéra pour demi-sous-sol, en collaboration avec Sara Létourneau et Tim Brady, Le Lobe, Chicoutimi (2018); Le catalogue des futurs, Musée d’art de Joliette (2016); Pièce pour cinq interprètes, lumière rose et silence,12e Biennale de La Havane (Cuba, 2015) ; MULTIVERSITÉ / Métacampus, Galerie de l’UQAM (2012); La Cité performative, OPTICA (2010) et Musée national des beaux-arts de Québec (2012).

Il a participé À la recherche d‘Expo 67, Musée d’art contemporain de Montréal (2017); Art Toronto (2015); Inside / Outside (Boston, 2015); 12 Minutes Max : Film and Performance Art Festival (Salt Lake City, 2014) ; Eerste oogst, SPACE Collection (Maastricht, 2014) ; Reverse Pedagogy, Model Arts and Niland Gallery (Sligo, Irlande, 2009); à la Triennale Québécoise (2008), Musée d’art contemporain de Montréal ainsi qu'à Transmediale (Berlin, 2006). En 2012, les projets La cité performative et MULTIVERSITÉ / Métacampus ont fait l’objet d’une publication éditée par la Galerie de l’UQAM et le Musée national des beaux-arts de Québec. L’ouvrage, intitulé Mondes modèles, rassemble la documentation des projets ainsi qu’un survol rétrospectif de la pratique, des textes critiques ainsi qu’un essai inédit de Florence de Mèredieu.

Emmanuelle Choquette est autrice, commissaire indépendante et travailleuse culturelle. Elle s’intéresse notamment aux pratiques d’appropriation des archives qui visent à réécrire les discours historiques hégémoniques et à examiner de manière critique les formats d’exposition et de conservation.




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Leisure, Meredith Carruthers and Susannah Wesley, Chrysalis and Butterfly, 2025, vue d'exposition. Crédit photo : Paul Litherland | exhibtion view. Courtesy of the artists. Crédit photo: Paul Litherland

Leisure, Susannah Wesley et Meredith Carruthers
du 22 mai 2025 au 22 mai 2025
Visite commentée, exposition Chrysalis and Butterfly

La vie secrète des expositions

OPTICA vous convie jeudi le 22 mai aux visites commentées des expositions en cours et au lancement du livre Les couloirs jaunes, où l’écho précède la voix, édité par Stéphane Gilot et Emmanuelle Choquette.

Une visite commentée par les artistes Susannah Wesley et Meredith Carruthers avec la participation d'Anne St-Louis, responsable du programme éducatif public.

Dans le cadre de cette visite d'exposition, Wesley et Carruthers décriront les recherches à l'origine de l'exposition actuelle, notamment leur enquête sur les textes pédagogiques radicaux de l'artiste Simon Nicholson. Ils souligneront l'impact des échanges intergénérationnels et des explorations matérielles sur l'écriture propositionnelle et l'enseignement de Nicholson et, en retour, la manière dont cette pensée a remodelé leur propre pratique en atelier et le développement de cette exposition. Lors d'une conversation avec Anne St-Louis, les artistes présenteront la manière dont leur recherche et le cadre de l'exposition sont devenus des actions vivantes avec la participation de groupes scolaires depuis l'ouverture de l'exposition en avril.

Horaire
17h00 à 19h30 : lancement de la publication Les couloirs jaunes, où l’écho précède la voix
17h30 à 18h30 : visite commentée de l’exposition Chrysalis and Butterfly par Leisure, Meredith Carruthers et Susannah Wesley
18h30 à 19h30 : visite commentée de l’exposition L’orbe dérobé (Atlas des possibles) 30 ans de pratique de dessin, performance, architecture par Stéphane Gilot



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Couverture de l'ouvrage | Cover of the book Les couloirs jaunes, où l’écho précède la voix, edit Stéphane Gilot et Emmanuelle Choquette, Montréal, édition L’humour des montagnes, Collection L’installation mode d’emploi, 2025, 119 p.

Stéphaqne Gilot, Emmanuelle Choquette
du 22 mai 2025 au 22 mai 2025
Lancement : ouvrage Les couloirs jaunes, où l’écho précède la voix et Visite commentée, exposition Orbe dérobé (Atlas des possibles)

OPTICA vous convie jeudi le 22 mai au lancement du livre Les couloirs jaunes, où l’écho précède la voix, édité par Stéphane Gilot et Emmanuelle Choquette, et aux visites commentées des expositions en cours.

Horaire
17h00 à 19h30 : lancement de la publication Les couloirs jaunes, où l’écho précède la voix
17h30 à 18h30 : visite commentée de l’exposition Chrysalis and Butterfly par Leisure, Meredith Carruthers et Susannah Wesley
18h30 à 19h30 : visite commentée de l’exposition L’orbe dérobé (Atlas des possibles) 30 ans de pratique de dessin, performance, architecture par Stéphane Gilot

La publication est l’extension de deux expositions proposées par Stéphane Gilot : Ce que racontent les couloirs jaunes (2017) et Où l’écho précède la voix (2024). L’idée repose sur le dialogue qu'entretient les deux dispositifs au sein de l’espace tactile et visuel du livre. Les deux projets sont intimement liés par les thématiques abordées ainsi que par les artistes invités à collaborer.

La publication rassemble une documentation variée concernant les deux œuvres installatives et performatives : vues d’exposition, photographies de performance, textes de présentation de projet et extraits littéraires. L’ensemble permet de dégager les thématiques abordées, les approches proposées dans chaque cas, pour ainsi prolonger la réflexion sur les spécificités et sur l’évolution de la recherche plastique et spatiale dans son ensemble.

Artistes
Caroline Boileau, Diego Gil,
Stéphane Gilot, Hanna Sybille Müller, Alisha Piercy

Design graphique
François Rioux

Éditeur
L’humour des montagnes
Collection : L’installation mode d’emploi Montréal, 2025

Auteur.e.s
Caroline Boileau, Emmanuelle Choquette, Stéphane Gilot, Alisha Piercy

Livre imprimé à couverture souple
dimension 11 X 21 cm, 119 pages / ill. couleur, noir&blanc
Textes FR et EN
ISBN 978-2-9823266-0-6
Tirage : 200 exemplaires
[20$]

Avec le soutien de Pierre-François Ouellette art contemporain




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RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2026 - Appel de candidatures
du 25 août 2025 au 3 novembre 2025
NOUVELLE DATE limite de dépôt : 21 novembre 2025

Résidence Intersections 2026
Période : 7 janvier au 30 avril 2026
Date limite : 21 novembre 2025
Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles **. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM.

Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d’admissibilité
– être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
– être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
– être diplômé.e du programme de maîtrise à l’EAVM;
– être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
– être domicilié.e sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
– être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.
Soutien offert
– trois mois de résidence de recherche à l’hiver 2026 (janvier – mars) au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
– un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l’EAVM, « sous toute réserve» en raison des travaux en cours ou pour d’autres impondérables à l’UQAM, pour une durée de 8 mois;
– un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
– des frais de recherche conditionnel aux disponibilités financières et en collaboration avec La Faculté des arts de l’UQAM (max. 1 500 $);
– un cachet de production (4,375$), d’exposition (2,475$) et de présentation publique (125$);
– une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2026.
Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction des disponibilités financières des partenaires.

Dossier de candidature
– une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
– une démarche artistique (max. 500 mots);
– un curriculum vitae (max. 3 pages);
– 10 images maximum au format JPG d’un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;
Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 21 novembre 2025 à minuit à l’adresse courriel: intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d’évaluation. Il n’y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à participer à la séance d’information virtuelle qui aura lieu le mercredi 24 septembre à 10h via ce lien ZOOM:
https://uqam.zoom.us/j/82546397978


** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal: https://www.artsmontreal.org/glossaire/




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Lou Sheppard, Rights of Passage, 2022. Vidéo à 3 canaux, couleur, 60 min. © Lou Sheppard. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Three-channel video, colour, 60 min. © Lou Sheppard. Courtesy of the artist.


MOMENTA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
Commissaire | Curator: Marie-Ann Yemsi
du 5 septembre 2025 au 18 octobre 2025
MOMENTA x OPTICA | Éloges de l’image manquante; Lou Sheppard, Rights of Passage

Vernissage : vendredi le 5 septembre 2025 - 17h à 22h
5 septembre 2025
Performance de Lou Sheppard, Pamela Hart et des membres du Riparian Chorus
Rights of Passage (Bassin versant du Saint-Laurent) 17h30, Champ des possible, rendez-vous à l’angle de l’avenue de Gaspé et de l’allée St-Viateur. Événement anullé en cas de pluie.

OPTICA est fier de participer à la 19e édition de MOMENTA Biennale d’art contemporain intitulée Éloges de l’image manquante, une proposition de la commissaire invitée Marie-Ann Yemsi. OPTICA présentera les expositions individuelles des artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard.

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, du 5 septembre au 18 octobre 2025, à OPTICA, les artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard présenteront des expositions individuelles dont les œuvres invitent à imaginer collectivement des manières politiques et poétiques d’habiter les impasses du présent en esquissant des passages vers l’avenir.

Dans un monde saturé d’images, certaines font singulièrement défaut. Cette édition de MOMENTA ouvre des perspectives d’expérimentation et de spéculation autour de la nature, des usages et de la production de ces images manquantes. Éloges de l’image manquante interroge aussi bien les enjeux contemporains de l’image que les conséquences actuelles des dynamiques complexes de construction des récits. Quelles histoires sont racontées, comment le sont-elles et par qui ?

MOMENTA x OPTICA

Rights of Passage est un opéra drag présenté sous la forme d’une installation sonore et vidéo immersive. Lou Sheppard y met en scène trois personnages hybrides, Hogweed, Turkeytail et Algae, errant à travers les cours d’eau disparus, enterrés ou compromis du grand Toronto. L’exposition, qui inclut aussi des éléments sculpturaux inspirés des plantes et champignons du Saint-Laurent, explore les droits d’accès aux rives, désormais restreints par la privatisation des berges. À travers un scénario composé par l’intelligence artificielle et édité par l’artiste, l’œuvre orchestre des points d’émergence queer, où les frontières entre l’urbain et la nature, le passé et le futur, l’accès et l’intrusion se brouillent, permettant d’imaginer d’autres passages vers des paysages communs.

MOMENTA Créatif

La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L’atelier Entre ville et nature est construit autour de la pratique de Lou Sheppard et sera animé par l’équipe de MOMENTA Créatif, et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 15h, et le 18 octobre à 13h. Les centres de la petite enfance, les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mardi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.

L'atelier Ka'nikonhri:io : esprit sain, corps sain est construit autour de la pratique de Paul Seesaquasis et sera animé par l'équipe de MOMENTA Créatif et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 12h, et le 18 octobre à 15h. Les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mercredi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE



Lou Sheppard a développé une pratique interdisciplinaire basée sur le son, la performance, la vidéo et l’installation. Sa pratique porte sur la crise climatique, la perte, les corps et les écologies queer, en résonance avec les histoires matérielles et discursives des sites, des corps et des environnements. Il s'investit à remettre en question et à perturber les systèmes de pouvoir, en déconstruisant le langage, les architectures, les généalogies et les taxonomies qui maintiennent ces systèmes en place. À travers des méthodes de recherche hors norme, l'artiste explore ce qui n'est pas visible, ce qui se trouve entre les deux, ce qui n'est pas dit et utilise des métaphores, des procédés de déplacement sémiotique, de traduction et de lectures d'espaces négatifs afin d’aborder ces espaces intermédiaires – souvent des espaces hors limites.

Sheppard a performé et a exposé au Canada, notamment à la galerie GoldFarb (Galerie d’art de l'Université York, Toronto), au Centre des arts de la Confédération (Charlottetown), à Plug In Institute Of Contemporary Art (Winnipeg), à la Biennale de Toronto ainsi qu'à l'étranger au Kumu Kunstimuuseum (Estonie), à la Biennale de l'Antarctique et à la galerie Titanik (Finlande). L’artiste a participé à de nombreuses résidences, notamment à l'International Studio Curatorial Program (New York), à la Cité des Arts (Paris) et au Centre des arts de Banff où il a enseigné. Il a été sélectionné pour le Sobey Art Award en 2018, 2020 et 2021, puis a remporté le Emerging Atlantic Artist Award en 2017. Descendant des colons, Sheppard vit sur le territoire traditionnel et non cédé des Mi'kmaq, Mi'kma'ki/Nouvelle-Écosse.

Marie-Ann Yemsi est commissaire, consultante en art contemporain et directrice du centre d’art de la Villa Arson à Nice (France) depuis septembre 2024. Diplômée en sciences politiques, elle porte une attention particulière aux productions théoriques, critiques et esthétiques du Sud global et développe des programmes artistiques multidisciplinaires à l’intersection des arts visuels, de la performance, de la danse, de la musique et de l’écriture. Ses projets sont particulièrement axés sur les pratiques artistiques collaboratives et les formes expérimentales, mettant en lumière les thèmes de la mémoire, de l’histoire, du genre et de l’identité en lien avec les enjeux politiques, sociaux et écologiques du monde actuel. Elle a assuré le commissariat de nombreuses expositions internationales dont, récemment, l’exposition collective Ubuntu, a Lucid Dream au Palais de Tokyo à Paris, et A World of Illusions de Grada Kilomba à la Norval Foundation au Cap, en Afrique du Sud. Lauréate 2025 de la Villa Albertine, prestigieux programme français de résidences aux États-Unis, elle présentera en 2026 une exposition et une publication nourries de ses recherches et de son travail avec des artistes contemporaines dans les archives de The Afro, l’une des plus anciennes et importantes archives de presse africaine-américaine conservée à Baltimore.

À propos de MOMENTA Biennale d’art contemporain MOMENTA Biennale d’art contemporain est un évènement montréalais incontournable qui donne rendez-vous tous les deux ans à ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.




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Wishe Ononsanorai, Michael Deerhouse, joueur de crosse, Montréal (Québec), 1876. Épreuve à l’albumine, 17,8 × 12,7 cm. Photo: William Notman Studio. Reproduit par Paul Seesequasis pour l’Indigenous Archival Photo Project. Numéro d’accession II-41669.1, division Photographie – Archives photographiques Notman, collection McCord, Musée McCord Stewart.

MOMENTA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
Commissaire | Curator: Marie-Ann Yemsi
du 5 septembre 2025 au 18 octobre 2025
MOMENTA x OPTICA | Éloges de l’image manquante; Paul Seesequasis, Indigenous Archival Photo Project : dévoiler le jeu du Créateur

Vernissage : vendredi le 5 septembre 2025 - 17h à 22h

OPTICA est fier de participer à la 19e édition de MOMENTA Biennale d’art contemporain intitulée Éloges de l’image manquante, une proposition de la commissaire invitée Marie-Ann Yemsi. OPTICA présentera les expositions individuelles des artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard.

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, du 5 septembre au 18 octobre 2025, à OPTICA, les artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard présenteront des expositions individuelles dont les œuvres invitent à imaginer collectivement des manières politiques et poétiques d’habiter les impasses du présent en esquissant des passages vers l’avenir.

Dans un monde saturé d’images, certaines font singulièrement défaut. Cette édition de MOMENTA ouvre des perspectives d’expérimentation et de spéculation autour de la nature, des usages et de la production de ces images manquantes. Éloges de l’image manquante interroge aussi bien les enjeux contemporains de l’image que les conséquences actuelles des dynamiques complexes de construction des récits. Quelles histoires sont racontées, comment le sont-elles et par qui ?

MOMENTA x OPTICA

Indigenous Archival Photo Project est une initiative de relecture critique des archives photographiques canadiennes de Paul Seesequasis visant à restituer aux communautés autochtones la narration de leurs propres histoires. Dévoiler le jeu du Créateur est une nouvelle itération du projet avec laquelle Seesequasis s’intéresse à la crosse, un sport sacré pour les Haudenosaunee. Photographies historiques et images contemporaines dialoguent dans une installation qui réactive la mémoire collective. En révélant des récits absents de l’histoire officielle, ce projet invite à repenser le rôle des archives dans la transmission des cultures autochtones et dans les dynamiques de réconciliation.

MOMENTA Créatif

La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L'atelier Ka'nikonhri:io : esprit sain, corps sain est construit autour de la pratique de Paul Seesaquasis et sera animé par l'équipe de MOMENTA Créatif et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 12h, et le 18 octobre à 15h. Les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mercredi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.

L'atelier Entre ville et nature est construit autour de la pratique de Lou Sheppard et sera animé par l'équipe de MOMENTA Créatif et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 15h, et le 18 octobre à 13h. Les centres de la petite enfance, les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mardi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE


DELGADO, Jérôme. « Autres voix, autres récits, autres musiques à la biennale Momenta», Le Devoir, 4 octobre 2025.

Campeau, Sylvain. "Éloges de l’image manquante MOMENTA Biennale d’art contemporain, Montréal", paru dans Ciel variable, web, «Plantes et jardins», Montréal, Automne et hiver 2025.



Paul Seesequasis (Willow Cree), membre de la Nation Crie Beardy et Okemasis, est un commissaire et auteur qui habite à Saskatoon (Saskatchewan). Depuis le début des années 1990, il s'intéresse aux questions touchant à la décolonisation des récits historiques dominants. Il recueille des images d'archives de la vie quotidienne des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuit, allant des années 1920 aux années 1970, issues d’un regard extérieur – colonial – qui a contribué à l’effacement de ces communautés en tant que cultures vivantes et dynamiques. En partageant ces images sur les médias sociaux et en recueillant des informations auprès des communautés autochtones, Seesequasis identifie les personnes, les lieux, les événements et les histoires liés à chaque image, révélant ainsi les informations historiquement oubliées, effacées ou négligées dans les archives et les collections des musées et des galeries.

Il est l’auteur des livres primés Blanket Toss Under Midnight Sun publié chez Knopf en 2019 et People of the Watershed: Photographs by John Macfie publié par Figure 1 et McMichael Canadian Art Collection en 2024. Parmi les expositions qu'il a commissariées, People of the Watershed, présentée à la McMichael Canadian Art Collection de mai à novembre 2024 et en tournée, a été sélectionnée comme « l’une des 10 meilleures expositions en arts visuels en 2024 » par The Globe and Mail.

Marie-Ann Yemsi est commissaire, consultante en art contemporain et directrice du centre d’art de la Villa Arson à Nice (France) depuis septembre 2024. Diplômée en sciences politiques, elle porte une attention particulière aux productions théoriques, critiques et esthétiques du Sud global et développe des programmes artistiques multidisciplinaires à l’intersection des arts visuels, de la performance, de la danse, de la musique et de l’écriture. Ses projets sont particulièrement axés sur les pratiques artistiques collaboratives et les formes expérimentales, mettant en lumière les thèmes de la mémoire, de l’histoire, du genre et de l’identité en lien avec les enjeux politiques, sociaux et écologiques du monde actuel. Elle a assuré le commissariat de nombreuses expositions internationales dont, récemment, l’exposition collective Ubuntu, a Lucid Dream au Palais de Tokyo à Paris, et A World of Illusions de Grada Kilomba à la Norval Foundation au Cap, en Afrique du Sud. Lauréate 2025 de la Villa Albertine, prestigieux programme français de résidences aux États-Unis, elle présentera en 2026 une exposition et une publication nourries de ses recherches et de son travail avec des artistes contemporaines dans les archives de The Afro, l’une des plus anciennes et importantes archives de presse africaine-américaine conservée à Baltimore.

MOMENTA Biennale d’art contemporain est un évènement montréalais incontournable qui donne rendez-vous tous les deux ans à ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.




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Alvaro Marinho, Sans titre, 2025, sérigraphie. Avec l'aimable permission de l'artiste. | serigraphy. Courtesy of the artist.

Alvaro Marinho
du 15 septembre 2025 au 15 septembre 2025
CONVERSATION AVEC ALVARO MARINHO, RÉCIPIENDAIRE DE LA RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2024

CONVERSATION AVEC ALVARO MARINHO,
RÉCIPIENDAIRE DE LA RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2024
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2024, 12H45 À 13H45
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
PAVILLON JUDITH-JASMIN, LOCAL J-7130 (SITUÉ AU 7E ÉTAGE)
405, RUE SAINTE-CATHERINE EST (ANGLE ST-DENIS) H2L 2C4

Alvaro Marinho explore les enjeux de l’appropriation et du détournement d’images à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il interroge les récits dominants, les identités et les circulations culturelles. Designer, artiste en arts visuels et vidéaste d’origine brésilienne, Alvaro a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2023.

Il s’intéresse entre autres à l’appropriation et au détournement d’images en art imprimé, à travers l’hybridation des techniques de la sérigraphie, de la peinture au pochoir et de l’estampe.
www.alvaroartist.ca

Au cours de cette conversation, il fera part de sa démarche artistique et de la recherche qu’il a réalisée pendant sa résidence au centre OPTICA. Il s’entretiendra aussi sur sa production effectuée dans les ateliers de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. La discussion sera animée par Bahar Majdzadeh, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, et Marie-Josée Lafortune, directrice du Centre d’art contemporain OPTICA. Une période de questions suivra sa présentation avec le public.

PROGRAMME DE RÉSIDENCE ARTISTIQUE INTERSECTIONS La résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion récompense des artistes http://xn--mergent-9xa.es/, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et diplômé.e.s de la maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ce programme vise à offrir un soutien aux artistes de la diversité en leur donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à leur formation universitaire dans le milieu artistique montréalais Pour de plus amples informations, consulter : https://intersections.uqam.ca La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.




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Lou Sheppard, Paul Seesequasis
du 26 septembre 2025 au 26 septembre 2025
26 septembre : Journées de la culture chez OPTICA

À l'occasion des Journées de la culture, OPTICA, en collaboration avec MOMENTA Créatif, a le plaisir d'inviter le public à découvrir ses expositions en cours et à prendre part à des ateliers stimulants.

En lien avec l'exposition Indigenous Archival Photo Project: Dévoiler le jeu du Créateur de l'artiste Paul Seesequasis, l'atelier Ka'nikonhri'io: Corps Sain, Esprit Sain propose une méditation guidée décontractée qui permet d'en apprendre plus sur l'esprit sportif, le travail d'équipe et sur la manière d'affronter chaque défi avec le concept Haudenousaunee de « Ka'nikonhri:io: a good mind ».

L'atelier Entre ville et nature est quant à lui lié à l'exposition de Lou Sheppard, Rights of Passage. Il s'agit d'une sortie exploratoire qui propose d'imaginer les droits des espaces liminaux entre la ville et la nature, comme si ces espaces étaient des êtres vivants. Le public pourra explorer les liens entre écologie, territoire et identité queer en participant à la création d'une installation hybride collective faite d'éléments trouvés.

La galerie sera ouverte comme à l'habitude le 26 septembre de 12h à 17h pour des visites en continu (sans réservation). L'atelier Ka'nikonhri'io: Corps Sain, Esprit Sain aura lieu de 12h à 14h et Entre ville et nature se déroulera de 15h à 17h (réservation requise). Voici le lien pour réserver votre place.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous à partir de septembre en contactant la responsable du programme éducatif public : mediationoptica@gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

La responsable du programme éducatif public a reçu une formation sur l’accessibilité en centre d’artistes, présentée par le RCAAQ et l’organisme Kéroul. De plus, sachez qu’il n’y a aucun coût lié à la visite d’expositions ou à la participation aux ateliers de création.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Atelier éducatif avec le duo Leisure | Educational workshop with the duet Leisure. Photo: Michael Patten.

Offre d’emploi / Job Offer
du 30 septembre 2025 au 27 octobre 2025
Responsable du programme éducatif public d’OPTICA

Date limite pour postuler : 27 octobre

Le centre d’art contemporain OPTICA est à la recherche d’une personne dynamique afin de pourvoir le poste de responsable de son programme éducatif public. La personne recherchée doit posséder 2-3 années d’expérience en médiation culturelle ou avoir acquis une expérience complémentaire dans le cadre de ses études et détenir une bonne connaissance du milieu de l’art actuel.

Les tâches sont rattachées au développement des contenus et des ressources pédagogiques en art contemporain, à l’accueil des groupes scolaires et du public, à la préparation et à l’animation de visites, de discussions et d’ateliers de création, à des activités de recherche en médiation culturelle ainsi qu’à la réalisation de projets spéciaux.

À propos d’OPTICA

Situé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, OPTICA compte parmi les premiers centres d’artistes autogérés canadiens. Depuis 1972, le centre œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien et cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme varié d’expositions, de publications, de résidences, d’activités critiques et éducatives.

► Poste : Poste permanent

► Durée : Contrat de travail à durée indéterminée

► Horaire de travail: 4 jours soit 28 heures par semaine, du mardi au vendredi de 10h à 17h (flexibilité les lundis à déterminer avec la personne sélectionnée)

► Salaire : 24,73 $ de l'heure, 36 000$ annuel

► Date entrée en fonction : 11 novembre 2025

► Entrevue d’embauche : du 3 au 7 novembre 2025

► Lieu de travail : OPTICA, 5445 Av.de Gaspé, local 106, Montréal, QC H2T 3B2

DATE LIMITE POUR POSTULER : 27 OCTOBRE 2025 à 23h59

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Programme éducatif public | saison 2025-26. Public Education Program | Season 2025-26 Design: Pastille rose

du 1 novembre 2025 au 12 septembre 2026
Programme éducatif public | Automne - Printemps 2025-26

Le programme éducatif public d’OPTICA propose différents ateliers de création et des visites interactives adaptés au public dès l’âge de 4 ans. Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies, les écoles primaires et secondaires, les cégeps, les universités, les résidences pour personnes aînées et les organismes communautaires peuvent participer à nos activités. Celles-ci se déroulent dans un climat favorisant la discussion et la réflexion, dans le but d’en apprendre plus sur la création actuelle.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Lucile Beaudoin : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

CONSULTEZ NOTRE PROGRAMMATION ANNUELLE 2025-2026 EN FORMAT PDF




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Alvaro, Sans titre, 2025, sérigraphie. Avec l'aimable permission de l'artiste. | screen printing. Courtesy of the artist.

Alvaro
du 4 novembre 2025 au 13 décembre 2025
De sable et de neige

**Vernissage le 8 novembre 2025, de 15h à 17h.
Présentation public : Samedi 13 décembre 2025, 15h à 16h

Au cours de sa recherche dans le cadre de la résidence Intersections, Alvaro s’est intéressé aux pratiques d’artistes immigrant.e.s qui ont utilisé leurs parcours d’intégration comme matière à la création. En consultant les archives du centre OPTICA, ce choix l’a conduit à incorporer une autre temporalité datée de seize ans, qui correspond à la période depuis son arrivée au Canada, cherchant à faire dialoguer les archives institutionnelles avec les archives personnelles.

Issues de cette recherche, deux démarches ont été particulièrement inspirantes : la première est Fragment-s de silence I (2020–2022) de Maryam Eizadifard, artiste originaire d’Iran. Son travail illustre la complexité du rapport entre territoire d’accueil et territoire d’origine, où le paysage devient porteur des tensions identitaires liées à l’exil. La seconde est The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams (2021) de Laura Acosta et Santiago Tavera, artistes canado-colombiens établis à Montréal. Leur œuvre mobilise le camouflage comme métaphore de l’intégration culturelle et sociale, en interrogeant la visibilité et l’invisibilité des minorités. Ici le camouflage est un outil critique pour réfléchir à la manière dont les corps immigrés sont vus ou occultés.

En revenant sur ses archives personnelles, Alvaro a retrouvé plusieurs portraits photographiques au format 2 x 3 pouces, initialement produits pour des documents officiels. Ces photographies, réalisées selon les exigences institutionnelles, reprennent les canons traditionnels du portrait occidental – regard frontal, cadrage limité à la tête, au cou et aux épaules, absence d’accessoires – tout en intégrant des paramètres contemporains comme le fond blanc, qui détache l’identité de son contexte. Bien que leur usage artistique n’était pas prévu au départ, elles se sont imposées comme moyens d’explorer l’identité à travers quatrevisages différents d’Alvaro. À cette recherche est venu s’ajouter un autre élément : les plans urbains des quartiers montréalais où il a vécu, fabriqués par des technologies GPS représentant la présence de l’artiste dans la ville. En faisant dialoguer ses portraits institutionnels avec la rigidité des cartes, Alvaro a exploré la façon dont l’organisation urbaine transforme l’image du visage, et comment, en retour, les traits organiques modifient la perception des lieux. L’articulation entre identité et territoire est ainsi devenue centrale, révélant la réciprocité entre l’individu et son environnement.

Sur le plan technique, deux orientations guident le processus créatif : la première concerne le rapport à la nature, où neige et sable symbolisent respectivement le pays d’accueil et le pays d’origine où la marche prend son importance comme geste de découverte sensoriel du territoire par le corps. La deuxième, concerne la couleur, abordée de manière expérimentale : plutôt que des teintes préparées, les couleurs se construisent directement sur la toile d’impression ou sur le papier, dans un processus ouvert à la surprise. L’utilisation de papiers « pauvres » et de papiers « prestigieux » permet de questionner les codes de l’art imprimé, tandis que l’alternance entre espace institutionnel d’exposition et affichage sauvage dans la rue interroge la circulation des images et leur réception : certaines images ont été créées pour la diffusion hors murs, apposées de manière non-autorisée aux abords de la galerie conjointement à l’exposition en salle.

Alvaro

La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Alvaro est un artiste visuel, designer et vidéaste qui vit et travaille à Montréal depuis seize ans. Originaire du Brésil, il explore les arts visuels comme un espace de recherche critique de l’image imprimée. Dans sa pratique, il aborde les archives coloniales et personnelles comme matière première pour composer de nouvelles images qui interrogent la temporalité des représentations visuelles. Sa démarche s’inscrit dans une posture décoloniale et queer, par des gestes d’appropriation et de détournement d’images sources. L’artiste s’intéresse particulièrement aux enjeux de la réactivation des archives et à la transformation des perceptions à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il remet en question les récits dominants, les identités figées et les circulations culturelles. Alvaro détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2023) et ses recherches se concentrent sur la transformation des imaginaires collectifs liés aux symboles coloniaux.

www.alvaroartist.ca




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Po B. K. Lomani, Nothing 01 (Small Talk), 2023-...
Vidéo interactive en temps réel et son stéréo, traitement des données en temps réel. | Real-time, interactive video and stereo sound, real-time data processing.
Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), 2023.
Vidéo interactive en temps réel et son stéréo, sauvegarde des données, ~ 11 ans.
Avec l'aimable permission de l'artiste. | Courtesy of the artist.

Po B. K. Lomami
du 4 novembre 2025 au 13 décembre 2025
Screensavers

Conversations publiques à OPTICA
En collaboration avec le Dark Opacities Lab
Samedi 29 novembre 2025 - 15h à 16h - Po B. K. Lomami et Somayeh Rashvand
16h30 à 17h30 - Po B. K. Lomami et RÉSEAU MAYELE


L’exposition Screensavers propose deux œuvres tirées de la série en cours Nothing de Po B. K. Lomami, soit Nothing 01 (Small Talk) et Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), faisant partie de son plus vaste projet intitulé Body of Nothing: Silence, Avoidance, Compartmentalization. Ces œuvres sont issues de l’intérêt que porte depuis longtemps Lomami pour les récits emmêlés de génocide et d’extraction minière coloniale en République démocratique du Congo. Au cœur de la pratique de Lomami logent la question de la représentation de ces récits en cours et la recherche de modes alternatifs d’engagement. Que voit-on quand on regarde ces histoires ? Rien. Pourtant, aux yeux de Lomami, ce « nothing », ou ce rien, n’est pas un vide ; c’est ce qui émerge là où les archives échouent : le non-documenté, le non-dit et le non-dénombré. Dans ce que les archives officielles inscrivent comme manquant ou disparu, Lomami voit une présence affective chargée de traces de vie, d’endurance et de refus. Loin d’être un motif récurrent ou un thème primordial, ce « nothing » devient ainsi un mode de provocation : une façon de s’occuper de l’histoire en usant d’opacité, d’y rester et d’en être témoin.

Nothing 01 (Small Talk) part de l’impossibilité de rendre compte de la catastrophe, et pourtant du besoin pressant de le faire. Il n’existe pas de documents (ou de données) précis sur les nombreuses vies perdues durant le génocide au Congo, pas plus que sur les grandes quantités de minéraux pillés en son sol. Avec cette toile de fond, et dans un geste ironique, Lomami se tourne vers la météo. Après tout, qui ne veut pas parler de la pluie et du beau temps ? Dans Nothing 01, les données météorologiques sont transformées en une composition audiovisuelle amorphe, variant constamment, qui évoque la manière dont la catastrophe est réduite à des données abstraites, à des chiffres informes. En introduisant du bruit dans le flot des données météorologiques, Lomami crée un espace instable, rendant palpable la difficulté de témoigner de ce qui a été rendu invisible, suggérant que ce qui reste de la violence est souvent diffus, insaisissable, en suspens – tout comme le temps, la météo. Si Nothing 01 met en scène la désincarnation de la catastrophe, Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _),revendique le corps en tant que site d’endurance et comme témoin. À l’écran, on voit en gros plan un visage couvert de terre, ou de poussière minérale, se mettant à réciter des chiffres à haute voix, chacun énoncé comme s’il s’agissait d’un nom. Ce visage voilé de poussière rappelle l’extraction minière coloniale au Congo, révélant les enchevêtrements de la disparition d’êtres humains et de l’appauvrissement du sol. Le décompte continue tant et aussi longtemps qu’il y a quelqu’un (témoin) et, s’il n’était jamais interrompu, il se poursuivrait pendant des années. Ce faisant, Lomami nous met devant l’impossibilité de rendre compte de la catastrophe et devant le fardeau d’en témoigner. Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), revendique ce que les données rendent anonymes, transformant l’acte même du décompte, le faisant passer d’une forme de mesure en un geste de deuil, de bienveillance et de mémoire.

L’exposition Screensavers de Lomami se déploie au seuil de la visibilité et de l’opacité, de la présence et de la disparition, offrant une rencontre plus lente et attentive avec les récits de génocide et d’extraction coloniale des ressources en République démocratique du Congo. Ces œuvres créent des rencontres affectives et incarnées dans lesquelles le public est invité à prendre acte de ces récits à travers des formes qui résistent à la représentation et à la transparence. À une époque obsédée par la consommation de données et par la quantification, la politique d’opacité de Lomami devient un acte de désobéissance épistémique, une façon autre de connaître qui ébranle les régimes mêmes de visibilité à travers lesquels la catastrophe devient lisible.



Autrice : Somayeh Rashvand

Traductrice : Colette Tougas



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Po B. K. Lomami est une artiste-chercheure indisciplinaire, enseignante et programmatrice dans le milieu communautaire. Issue de la diaspora congolaise en Belgique, iel vit actuellement à Tiohtià:ke-Mooniyang-Montréal depuis 2017.

Explorant la rage et l'échec, la pratique artistique de Lomami s'articule autour du déplacement du travail, du devenir de sa subjectivité et des futurs collectifs possibles avec des perspectives noires, crip et afroféministes. Iel interroge les gens, les institutions et elle-même à travers l'affection, la force, l'absurde et le quotidien.

Lomami est titulaire d'une licence (2011) et d'une maîtrise (2014) en ingénierie de gestion de l'université de Namur, d'une maîtrise en études des communications (2022) et d'une maîtrise en Studio Arts - Intermediade de l'université Concordia (2025). Cependant, leur pratique interventionniste ne s'est pas développée dans un contexte éducatif institutionnel.

Somayeh Rashvand est une chercheuse interdisciplinaire qui écrit sur l’art ; elle est présentement doctorante en histoire de l’art à l’Université Concordia à Tiohtiá:ke/Montréal.




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Portrait de Lucile Beaudouin. Crédits photo : Melina Vera-Jaramillo

Lucile Beaudouin
du 21 novembre 2025 au 21 novembre 2025
Bienvenue à Lucile Beaudouin!

OPTICA est ravi d'accueillir Lucile Beaudouin qui se joint à l’équipe en tant que responsable du programme éducatif public d’OPTICA!

Artiste visuelle, médiatrice culturelle et enseignante, Lucile Beaudouin a travaillé en éducation artistique et en coordination de projets au Canada, en France et au Panama. Diplômée des Beaux-Arts de Concordia, elle a également étudié les sciences -diplôme MIAS (Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences)- ainsi que les physiques fondamentales et l’éducation. Son parcours inclut la participation à des jurys, le commissariat pédagogique et l’accompagnement d’artistes invité·e·s. Elle a présenté des conférences et animé des discussions sur les dynamiques créatives et le travail collaboratif. Elle se positionne comme une personne-ressource, désireuse d’ouvrir des espaces où l’art favorise la rencontre.




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Po B. K. Lomami, Screensavers, vue d'exposition. Crédit photo : Paul Litherland

Po B. K. Lomami
du 29 novembre 2025 au 29 novembre 2025
Conversation publique - autour de Screensavers

Afin d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA accueille des conversations publiques dans le cadre de l’exposition de Po B. K. Lomani Screensavers, en collaboration avec le Dark Opacities Lab et le RÉSEAU MAYELE.


Samedi 29 novembre 2025
15h à 16h - Po B. K. Lomami et Somayeh Rashvand en anglais
16h30 à 17h30 - Po B. K. Lomami et RÉSEAU MAYELE en français
Prenez note que les traductions vers le français et l’anglais seront disponibles.

L’exposition Screensavers propose deux œuvres tirées de la série en cours Nothing de Po B. K. Lomami, soit Nothing 01 (Small Talk) et Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), faisant partie de son plus vaste projet intitulé Body of Nothing: Silence, Avoidance, Compartmentalization. Ces œuvres sont issues de l’intérêt que porte depuis longtemps Lomami pour les récits emmêlés de génocide et d’extraction minière coloniale en République démocratique du Congo.

Dans un premier temps Somayeh Rashvand ouvre le dialogue avec Po B. K. Lomani à propos d'enjeux esthétiques et de la manière dont les oeuvres de l'exposition mobilisent le silence, l'opacité et la mémoire. Par la suite, le RÉSEAU MAYELE lance avec Po une discussion essentielle sur notre déconnexion face aux violences en RDC - cette tendance à détourner le regard lorsque les atrocités nous dépassent. Ensemble, ils invitent le public à regarder autrement : traverser l'opacité, affronter l'inconfort et réapprendre à être témoins.



Somayeh Rashvand est historienne de l'art, artisane et chercheuse interdisciplinaire. Elle poursuit actuellement des études doctorales en histoire de l'art à l'université Concordia. Ses recherches portent principalement sur l'art, l'esthétique, les crises planétaires et les questions de justice sociale et écologique. Elle s'intéresse particulièrement à la manière dont le domaine esthétique devient un lieu de production de connaissances, de sensibilité et de création spéculative queer, rebelle et insurgée, afin de faire face à la dystopie marquée par les guerres impériales, l'extraction des ressources, le changement climatique et la destruction écologique. Son travail s'appuie sur des méthodologies décoloniales et anti-extractives ancrées dans les pratiques ancestrales et autochtones d'écoute, de perception et de narration - des approches à travers lesquelles elle réfléchit, écoute et imagine aux côtés d'artistes et de leurs pratiques esthétiques. Avant de commencer son doctorat à Concordia, elle a été chargée de cours à l'université en Iran pendant plus de dix ans, où elle a enseigné un large éventail de cours sur les théories et les méthodes en histoire de l'art. Ses écrits ont été publiés dans Art Journal et PUBLIC, entre autres.

Dark Opacities Lab est sous-titré « centre d'études et de stratégies politiques et esthétiques pour les personnes PANDC (noires, autochtones et de couleur)» afin de signaler que ce travail est centré sur les personnes de couleur et sur nos engagements politiques, qui priment sur l'esthétique. C'est dans cette approche centrée sur le politique que nous devons comprendre que l'engagement en faveur de la justice raciale découle de la politique, qu'il émerge non seulement de la conscience de l'antagonisme général, mais qu'il a déjà pris parti. C'est ainsi que le laboratoire aborde la politique comme une question d'éthique, de choix de camp, de travail de conscience radicale qui nécessite des formes d'étude et d'organisation qui ne sont pas toujours disponibles à l'école ou à l'université. Cette logique structurelle, qui peut sembler évidente, s'inspire d'une politique et d'une éthique anticolonialistes qui s'appuient également sur l'ouvrage de Moten et Harney, The Undercommons.

Le RÉSEAU MAYELE est un organisme à but non lucratif qui aspire à mobiliser la jeunesse canado-congolaise autour d’un patriotisme ancré dans l’engagement communautaire et le changement durable en RDC. L'organisation est composé d’une diaspora militante qui questionne et agit pour le Congo. Ils ont pour mission de sensibiliser sur la situation actuelle du Congo, d’outiller les jeunes face aux réalités du marché du travail, d’encourager l’esprit critique et la réflexion, et de valoriser la culture congolaise à travers l’écriture, les arts et l’histoire. Leur ambition : rassembler la jeunesse de la diaspora congolaise au Canada et éveiller un sens des responsabilités face aux défis de notre communauté. Le RÉSEAU MAYELE est un espace de dialogue, de transmission et de mobilisation — pour une jeunesse consciente qui rayonne d’un océan à l’autre. L’intelligence collective commence maintenant.




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Alvaro
du 13 décembre 2025 au 13 décembre 2025
Conversation publique - autour De sable et de neige

Conversation publique à OPTICA
Ce samedi 13 décembre 2025, 15h à 16h
Rencontre avec Alvaro dans le cadre de son exposition De sable et de neige. L'artiste partagera le fruit de ses recherches et présentera un essai vidéo documentaire, personnel, qu'il a réalisé, dressant un survol de la résidence Intersections à OPTICA en partenariat avec le Conseil des arts de Montréal et l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM.


Alvaro est un artiste visuel, designer et vidéaste qui vit et travaille à Montréal depuis seize ans. Originaire du Brésil, il explore les arts visuels comme un espace de recherche critique de l’image imprimée. Dans sa pratique, il aborde les archives coloniales et personnelles comme matière première pour composer de nouvelles images qui interrogent la temporalité des représentations visuelles. Sa démarche s’inscrit dans une posture décoloniale et queer, par des gestes d’appropriation et de détournement d’images sources. L’artiste s’intéresse particulièrement aux enjeux de la réactivation des archives et à la transformation des perceptions à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il remet en question les récits dominants, les identités figées et les circulations culturelles. Alvaro détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2023) et ses recherches se concentrent sur la transformation des imaginaires collectifs liés aux symboles coloniaux. www.alvaroartist.ca